La jeunesse et les universités au cœur de l’Europe

La jeunesse et les universités au cœur de l’Europe

Publié par MEGESolene le jeudi 27 janvier 2022

Recherche, innovation, enseignement supérieur

La jeunesse et les universités au cœur de l’Europe

Comme leurs aînés, les jeunes d’aujourd’hui auraient besoin de pouvoir progressivement « sortir de leur cocon » et « croquer la vie à pleines dents » en saisissant toute opportunité se présentant à eux. Malheureusement, la crise sanitaire semble s’éterniser, le virus contraint les jeunes à respecter une « distance sociale », contraire à leur processus de socialisation, et entrave leur ouverture au monde…

C’est dans ce contexte que les institutions européennes ont décidé à la fin de l’année dernière de faire de 2022 une « année européenne de la jeunesse ». Au-delà du slogan, cette annonce signifie que la prise en compte des attentes spécifiques des jeunes est hissée au rang des priorités de l’Union européenne et que ce sujet sera décliné dans une série de mesures et d’initiatives européennes, du symbolique au concret, tout au long de l’année qui a débuté. A titre d’exemple, une grande « conférence européenne de la jeunesse » vient d’avoir lieu du 24 au 26 janvier, au Parlement européen, à Strasbourg.

En lien avec les enjeux pour la jeunesse, en ce mois de janvier, la Commission européenne vient également de présenter une stratégie ambitieuse et collective pour l’avenir de l’enseignement supérieur en Europe, un domaine spécifique pour lequel l’UE dispose de compétences limitées mais qui se trouve à la jonction de nombreuses politiques européennes. Avec 17,5 millions d’étudiants et plus d’1 million de chercheurs, les universités et les établissements d’enseignement supérieur européens ont un rôle essentiel à jouer dans la construction de l’Europe de demain et la formation des jeunes (et moins jeunes), au travers de leurs actions en matière d’éducation, de recherche et d’innovation.

Ainsi, la Commission européenne a présenté, le 18 janvier dernier, une « stratégie européenne en faveur des universités », élaborée sur la base de recommandations recueillies à travers une consultation publique conduite au cours de l’automne 2021. Ce document s’articule autour de quatre objectifs :

  • renforcer la dimension européenne de l’enseignement supérieur et de la recherche
  • promouvoir les universités comme lieux de rayonnement de notre mode de vie européen et préserver l’excellence et le caractère inclusif des universités de l’UE : diversité et inclusion, carrières dans le milieu universitaire et de la recherche, qualité de compétences adaptées à l’avenir, etc.
  • soutenir les établissements d’enseignement supérieur en Europe dans leur action en tant qu’acteurs clés de la double transition écologique et numérique de l’UE.
  • renforcer les universités en tant que moteurs du leadership de l’UE et de son rôle sur la scène mondiale pour contribuer à l’influence européenne dans le monde, à la fois en soutenant nos propres talents européens mais aussi en attirant les talents du monde entier.

Par ailleurs, la Commission européenne a également dévoilé un texte « visant à jeter des ponts pour une coopération européenne efficace en matière d’enseignement supérieur ». Celui-ci vise à permettre aux universités de coopérer de manière plus étroite, avec par exemple une mise en œuvre facilitée de programmes transnationaux communs et d’activités communes d’enseignement et de recherche. La Commission européenne a ainsi suggéré 4 initiatives phares d’ici mi-2024, dont le projet de porter à 60 le nombre d’alliances d’universités européennes. Ces alliances, dont le concept a été lancé en 2019, contribuent à construire une coopération intégrée à long terme entre les établissements d’enseignement supérieur à travers l’Europe, avec une approche transdisciplinaire, qui leur permet de gagner en attractivité. Suite aux appels à projets ouverts en 2019 et en 2020, 41 alliances ont été sélectionnées. Rassemblant plus de 280 établissements d’enseignement supérieur issus des 27 Etats membres de l’UE, du Royaume Uni, de Serbie, de Turquie, d’Islande et de Norvège, ces 41 alliances représentent près de 6,9 millions d’étudiants (soit environ 18% des étudiants de l’ensemble de l’espace européen). Parmi ces établissements se trouvent d’ailleurs trois universités du Grand Est : l’université de Strasbourg qui pilote l’alliance « Epicur » (European Partnership for an Innovative Campus Unifying Regions), issue de la première génération d’alliances universitaires européennes, et à laquelle participe aussi l’Université de Haute-Alsace. L’Université de technologie de Troyes pilote quant à elle l’alliance « EUt+ » (European University of Technology), depuis 2020. Pour soutenir une coopération plus étroite encore, la Commission européenne souhaite que soit établi un diplôme européen commun attestant de l’expérience internationale acquise par l’étudiant mobile. Enfin, la Commission européenne insiste au travers de ce document sur la nécessité d’accélérer le déploiement de la carte d’étudiant européenne avec un identifiant étudiant européen unique à tous les étudiants des universités en Europe d’ici la mi-2024.

Si elles ne sont pas nouvelles, ces propositions sont combinées pour la première fois dans une stratégie conjointe qui devrait initier les discussions avec les Etats membres. La stratégie touche en effet à une compétence nationale des Etats membres, la délivrance de diplômes, alors que beaucoup d’Etats membres demandent encore des équivalences de diplôme pour assurer la reconnaissance des diplômes délivrés au sein d’autres Etats membres.

Ces propositions ont été reçues positivement par la France qui y voit une avancée importante vers le développement d’un diplôme européen, mais aussi vers un soutien fort aux alliances d’universités européennes. Convaincue qu’il est nécessaire d’accompagner efficacement les mutations des universités européennes et de présenter une vision à long terme de ces alliances, la France a fait de ce sujet une des priorités de sa présidence du Conseil de l’UE : elle souhaite approfondir les propositions de la Commission européenne pour pérenniser les alliances d’universités européennes, les doter d’une culture, d’une identité et d’une gouvernance communes.

La « stratégie européenne en faveur des universités » a d’ailleurs été au cœur des échanges du Forum des universités pour le futur de l’Europe, organisé par la Présidence française de l’UE, les 25 et 26 janvier 2022, et qui a souligné le rôle fondamental des universités dans la construction de l’Europe de demain. En Grand Est, l’Université de Haute-Alsace (UHA), l’Université de Lorraine (UL), l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), l’Université de Strasbourg (Unistra) et l’Université de technologie de Troyes (UTT) y contribuent jour après jour.


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Horizon Europe : 5 missions pour dépasser la « simple » R&I !

Publié par Virginie Manfroni le mercredi 26 janvier 2022

Environnement, climat et santé Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Horizon Europe : 5 missions pour dépasser la « simple » R&I !

Avec les « Missions de R&I », le programme Horizon Europe intègre une nouvelle approche de recherche et d’innovation pour générer des solutions et initiatives innovantes et globales autour de grands défis contemporains, en renforçant leur visibilité et impact pour les citoyens.

Après leur lancement en septembre 2021, la Commission européenne a précisé, en ce début d’année, la mise en œuvre des Missions d’Horizon Europe. Aussi, depuis décembre 2021, les premiers appels à projets ont été lancés pour sélectionner les premières actions à déployer au travers des cinq missions. Basées sur l’idée que les enjeux sociétaux complexes nécessitent un effort coordonné de toute l’Europe, les Missions introduisent une nouvelle forme de gouvernance, selon une approche multi-acteurs, pour répondre à cinq grands défis à relever d’ici à 2030 et pour réaliser des objectifs ambitieux dans les domaines de la santé, du climat et de l’environnement :

  • L’adaptation au changement climatique.
  • La lutte contre le cancer.
  • La restauration des océans, des mers et des eaux côtières et continentales.
  • La promotion de villes intelligentes et neutres pour le climat.
  • La garantie de sols sains en Europe et d’une alimentation saine.

Par leur nature de co-création, les Missions feront intervenir, aux côtés des acteurs de la recherche, les régions, les villes, les citoyens et mobiliseront des acteurs publics et privés, tels que les États membres de l’UE, les entrepreneurs et les investisseurs. Soutenues et conseillées par cinq comités composés chacun de 15 experts de haut niveau, les Missions vont jouer un rôle multiple en :

  •  générant des solutions innovantes et des initiatives dans une logique de transversalité,
  •  poursuivant des actions ciblées, mesurables et limitées dans le temps,
  •  se concentrant sur l’impact pour les citoyens et la société,
  •  permettant de mobiliser des ressources aux niveaux européen, national et local.

Les actions mises en œuvre dans le cadre des Missions devront en effet bénéficier de financements provenant de différentes sources et niveaux, y compris à l’échelle nationale et régionale puisqu’aucun budget global n’a été fixé pour chaque Mission, afin de laisser la souplesse de s’adapter à l’ampleur du défi à relever. En septembre 2021, la Commission européenne a toutefois annoncé mettre à disposition 1,9milliard € au titre du programme « Horizon Europe » pour la période 2021-2023 en vue du lancement de ces cinq missions.

 

Mission « Adaptation au changement climatique »

Cette Mission vise à préparer au mieux les Etats membres de l’UE aux impacts liés aux risques climatiques, notamment en aidant les régions à se préparer aux changements inévitables et aux événements extrêmes, mais aussi à stimuler le partage d’expériences et de solutions, et enfin à éviter d’importantes pertes économiques. Dans cette perspective, la mission aidera au moins 150 régions (définies comme le niveau dit « NUTS2 » par la Commission européenne, soit les anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine) et « communautés » européennes (ce qui introduit ici beaucoup de flexibilité car ce sont différents types de territoires qui sont ciblés) d’ici 2030 pour accélérer l’adaptation dans tous les domaines.

Elle s’articule autour de 3 objectifs, eux-mêmes déclinés en étapes :

  • Objectif 1 : « préparer et planifier la résilience climatique » pour aider les régions à mieux comprendre, à se préparer et à gérer les risques et les opportunités qui se présentent à elles.
  • Objectif 2 : « accélérer les transformations vers la résilience climatique » en encourageant les régions européennes à partager leur expérience et à guider les autres régions.
  • Objectif 3 : « démontrer les transformations systémiques vers la résilience climatique » avec 75 démonstrations.

Une plate-forme de mise en œuvre de la Mission (MIP – « Mission Implementation Platform ») sera mise en place au cours de l’année 2022 pour mettre en relation ceux qui souhaitent s’impliquer dans la Mission. Le budget dédié pour 2021-2027 s’élève à 930 M€ et est considéré comme un financement d’amorçage. 360 millions € seront spécifiquement attribués à la phase de construction jusque 2023. Mais, étant entendu que l’adaptation au changement climatique est un objectif majeur de plusieurs programmes européens, d’autres fonds européens devront être mobilisés par exemple au sein de la politique de cohésion (FEDER, FSE+), mais aussi au travers du programme LIFE, ou InvestEU, ou encore via des fonds nationaux, régionaux, et privés.

Les cinq premiers appels à projets ont été lancés le 11 janvier 2022 et seront clôturés le 12 avril 2022. Ils visent à :

  • Développer des outils d’analyse et de test sur les risques et la vulnérabilité face aux changements climatiques.
  • Modéliser les risques climatiques et l’adaptation au changement climatique pour les infrastructures.
  • Soutenir les régions sur la voie vers la résilience climatique et définir des agendas d’innovation.
  • Démontrer les solutions climatiques existantes créant une valeur transfrontalière.
  • Mettre en place des mécanismes pour soutenir l’engagement local des citoyens.

 

Mission « Vaincre le cancer »

En synergie avec le Plan européen de lutte contre le cancer, cette Mission participera à lutter contre le cancer dans tous ses stades : de la prévention de la maladie au soutien des personnes en rémission ou guéries, en passant par la prise en charge des soins palliatifs, la Mission vise à améliorer la vie de plus de 3 millions de personnes atteintes du cancer et celle de leur famille, d’ici 2030. Ainsi, la Mission vise à placer les citoyens et les patients au centre de la recherche et de l’innovation dans ce défi sociétal majeur.

Elle soutiendra le déploiement d’actions variées, telles que :

  • Mettre en œuvre un agenda stratégique de R&I pour une meilleure compréhension du cancer.
  • Concevoir des stratégies de prévention efficaces.
  • Développer de nouvelles méthodes de dépistage et de détection précoce pour un diagnostic optimisé et un meilleur traitement.
  • Fournir un soutien sur mesure aux pays, régions et communautés dans l’établissement des politiques de lutte contre le cancer.
  • Etablir une coopération de haut niveau pour mettre en place des outils partagés en Europe : création d’une plateforme européenne UNderstanding CANcer.eu (UNCAN.eu), mais aussi un centre numérique européen pour les patients atteints de cancer, et un réseau d’associations de patients.

Pour commencer à déployer ces différentes actions, Horizon Europe dédie 378,2 millions € sur la période 2021-23, notamment au travers de trois premiers appels à projets ouverts le 22 décembre 2021, qui seront clôturés le 26 avril 2022.

 

Mission « Régénérer notre océan et nos eaux »

Alors que l’activité humaine et économique engendre des risques sérieux pour les océans et les eaux (pollution, perte de biodiversité, etc.), la Mission vise à soutenir l’étude, la restauration et la protection des eaux européennes d’ici 2030 pour répondre à certaines priorités comme la réduction de la pollution des océans et la décarbonation des eaux.

La mise en œuvre de cette Mission contribuera à atteindre trois grands objectifs :

  • Protéger et restaurer les écosystèmes marins et d’eau douce et la biodiversité, conformément à la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030, avec par exemple au moins 30 % des zones maritimes de l’UE protégées.
  • Prévenir et éliminer la pollution de nos océans, de nos mers et de nos eaux, conformément au Plan d’Action européen pour une pollution zéro de l’air, de l’eau et du sol, avec par exemple une réduction d’au moins 50 % des déchets plastiques en mer.
  • Faire de l’économie bleue durable une économie neutre en carbone et circulaire, conformément à la proposition de loi européenne sur le climat et la vision inscrite dans la stratégie pour une économie bleue durable, avec par exemple l’élimination des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités économiques maritimes au sein de l’UE.

Pour 2021-2023, Horizon Europe dédie 344,16 millions € à la mise en œuvre de cette Mission. Les douze premiers appels, lancés le 22 décembre dernier pour se clôturer le 12 avril 2022, soutiendront des initiatives-phares dans les principaux bassins maritimes et fluviaux d’Europe permettant de piloter, de démontrer et de déployer des solutions innovantes. Ils soutiendront aussi des actions permettant de créer des parcs bleus à l’échelle de l’UE offrant de nouvelles possibilités de restauration et de conservation. Enfin, ils financeront des activités participant à la mise en place d’un système de connaissances numériques sur l’eau et les océans, pour une meilleure surveillance environnementale de la santé des océans et soutenir une gestion efficace de l’eau. Enfin, objectif commun des Missions, ces appels à projets soutiendront aussi des actions visant à connecter et à mobiliser les citoyens et les communautés locales en leur donnant les moyens d’agir pour la restauration des océans et des eaux.

 

Mission « Villes intelligentes et neutres en carbone »

Les villes produisent plus de 70 % des émissions mondiales de CO2, elles ont donc un rôle majeur à jouer dans la lutte pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Mission vise donc un objectif majeur : celui de soutenir et promouvoir 100 villes européennes intelligentes et climatiquement neutres, considérées comme modèles dans leurs efforts pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2030. La Mission doit permettre de faire en sorte que ces villes servent de centres d’expérimentation et d’innovation pour devenir ensuite une source d’inspiration afin que toutes les villes européennes puissent suivre cette voie et soient en mesure de devenir climatiquement neutres d’ici à 2050.

Une plateforme sera mise en place au cours de l’année de 2022 pour fournir une assistance technique, réglementaire et financière aux villes. Les villes sélectionnées lors des appels à projets lancés, signeront et mettront en œuvre des contrats de villes climatiques qui auront été définis avec les parties prenantes locales et les citoyens. Un label de Mission donnera de la visibilité et créera des possibilités de financement, par exemple en coopération avec la Banque européenne d’investissement.

Pour soutenir la mise en œuvre de cette Mission, Horizon Europe investira 359,29 millions € jusqu’en 2023. Cinq appels à projets ont été ouverts le 11 janvier 2022 et se clôtureront le 26 avril 2022.

 

Mission « Santé des sols et alimentation »

Alors que 60 à 70 % des sols de l’UE sont considérés « en mauvaise santé » (niveaux excessifs de nutriments, risque de désertification, usage d’engrais, érosion, etc.), la Mission vise à s’assurer que d’ici 2030, 75% des sols dans chaque Etat membre de l’UE soient sains, c’est-à-dire en mesure de fournir un ensemble de fonctions essentielles pour l’environnement et les sociétés (par ex. l’approvisionnement en eau, la purification de l’air, le recyclage naturel des déchets, etc.).

Cette Mission va ainsi répondre à un objectif ambitieux de mettre en place un réseau de 100 laboratoires vivants pour co-créer des connaissances, tester des solutions et démontrer leur valeur dans des conditions réelles. Elle répondra aussi à l’enjeu essentiel de sensibiliser le grand public à l’importance vitale des sols : « l’éducation aux sols » est un domaine prioritaire d’action pour lequel l’implication et l’engagement des citoyens seront primordiaux. De plus, elle va œuvrer pour définir un cadre harmonisé de surveillance des sols en aidant les parties prenantes à s’harmoniser sur les indicateurs.  Enfin, elle souhaite mettre en place un consortium de recherche international sur le piégeage du carbone dans les sols.

Le déploiement de la mission a débuté fin 2021 avec les premiers appels à projets lancés. Horizon Europe octroie 320 millions € jusqu’en 2023 pour les premières actions, visant notamment à lancer la première vague de laboratoires vivants dans des régions de toute l’Europe. Huit appels à projets ont été ouverts le 22 décembre pour se clôturer le 24 mars 2022. Ils concerneront plusieurs domaines essentiels tels que : le rôle des sols dans la dégradation des déchets, l’impact des secteurs bio-sourcés sur la santé des sols, la limitation de l’impact de la pollution sur les sols, le rôle de la santé des sols dans la qualité de l’eau, le management des écosystèmes. Ces appels soutiendront aussi des actions soulignant l’importance du maintien des sols sains pour une alimentation sûre et de qualité.

Pour la Mission « santé des sols », les prochains appels à projets sont d’ores et déjà annoncés pour le printemps 2022 et devraient être davantage orientés vers le besoin de construire des connaissances partagées. Ils devraient également se concentrer sur le traitement des résidus issus de la transformation alimentaire, mais aussi sur les stratégies de décontamination des sols, et enfin sur les émissions de gaz à effet de serre dans les terres.

 

La mise en œuvre de ces cinq missions, instrument totalement inédit du programme cadre de recherche et d’innovation, devrait donc permettre d’associer davantage les citoyens au processus de recherche et d’innovation, et d’aller au-delà. Avec cet outil, l’Union européenne souhaite pouvoir réduire son empreinte globale sur le climat, sur les sols, sur les eaux, tout en permettant d’accroitre les connaissances dans toute la population des Etats membres.


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PFUE – Conférence Villes intelligente inclusives

Publié par MEGESolene le mercredi 26 janvier 2022

Développement régional et urbain Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

PFUE – Conférence Villes intelligente inclusives

En contribution au programme de l’ONU-Habitat sur les  » villes intelligentes inclusives  » une conférence de haut niveau, organisée par la coordination de la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU), la Région Grand Est et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, se déroulera en ligne le mercredi 2 février 2022.

Labellisée dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, cette conférence s’inscrit dans l’ambition de faire du numérique un levier fondamental d’inclusion et de durabilité. Dans cette perspective, celle-ci vise à permettre un dialogue renforcé entre les approches locales, nationales, européennes et internationales pour une transition numérique inclusive.

Cette conférence réunira des acteurs européens et internationaux pour débattre et échanger sur les premières propositions issues des groupes de travail organisés en 2021 dans le cadre de la contribution française à l’initiative UN Habitat.

Retrouvez le programme et inscrivez-vous sur le site de l’événement.


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MIE numérique : 258M€ pour les 11 premiers appels à projets

Publié par Virginie Manfroni le mardi 18 janvier 2022

Développement régional et urbain Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

MIE numérique : 258M€ pour les 11 premiers appels à projets

La Commission européenne a lancé, le 12 janvier 2022, les premiers appels à proposition du volet numérique du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe » (MIE), qui vont participer à améliorer les infrastructures de connectivité numérique de l’Union européenne.

 

Adopté en juillet 2021, le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe 2021-2027 (connu également sous son acronyme anglais CEF – « Connecting Europe Facility ») poursuit sa mise en œuvre et le déploiement de ses différents piliers. Doté au total de 33,71 milliards d’euros, la deuxième génération de ce programme lancé initialement en 2014, vise à financer la construction, le développement et la modernisation d’infrastructures durables et hautement performantes dans les domaines des transports, de l’énergie et du numérique. Le MIE contribue ainsi à la double transition numérique et écologique de l’Europe, avec un budget réparti autour de trois piliers :

Dans le domaine de la connectivité numérique, le champ d’application a été élargi par rapport au programme précédent pour tenir compte de la connectivité numérique en tant que facteur décisif pour réduire les fractures économiques, sociales et territoriales : en effet, la transformation numérique de l’économie et de la société est tributaire d’un accès universel à des réseaux à très haute capacité. En encourageant les investissements publics et privés, le volet numérique du MIE vise ainsi à soutenir plus particulièrement le développement de projets d’intérêt commun, tels que des réseaux numériques à très haute capacité, sûrs et sécurisés, des systèmes 5G, et la transformation numérique des réseaux de transport et d’énergie. Ce volet participe aux objectifs d’une société européenne du gigabit à l’horizon 2025 et à l’engagement de l’Union européenne pour que toutes les zones habitées bénéficient d’une couverture 5G d’ici à 2030.

Pour ce volet numérique, la Commission européenne a adopté, le 16 décembre 2021, un premier programme de travail pluriannuel, pour la période 2021-2025. Celui-ci prévoit de financer des actions améliorant les infrastructures de connectivité numérique de l’Europe et permettant aux Européens de bénéficier de connexions plus rapides pour se former davantage en ligne, accéder à des services numériques plus efficaces et élargir leurs possibilités de collaboration à distance. Sur une première période de 3 ans (2021-2023), 1 Md€ est alloué à des actions répondant à trois priorités :

  • Le déploiement d’infrastructures 5G, en particulier la couverture 5G le long des corridors transfrontaliers,
  • Le déploiement de nouveaux « réseaux dorsaux » (ce qui correspond à la partie principale d’un réseau d’infrastructures) ou la modernisation de ces réseaux : il s’agira d’améliorer les performances des réseaux de communication à plusieurs niveaux (au sein des États membres, mais également entre ceux-ci, et enfin entre l’UE et les pays tiers),
  • La mise en œuvre d’infrastructures de connectivité numérique en lien avec des projets transfrontaliers dans les domaines du transport ou de l’énergie et/ou le soutien aux plateformes numériques opérationnelles directement associées aux infrastructures de transport ou d’énergie.

Le programme de travail pluriannuel va se déployer au travers d’appels à projets, dont les premiers viennent d’être lancés. Dotés d’une enveloppe globale de 258 M€, les onze appels à projets récemment ouverts soutiendront plus précisément des actions qui :

  • Participeront à déployer la 5G sur les principaux axes de transport européens et à moderniser les réseaux dorsaux,
  • Développeront des infrastructures pour la connexion de services de cloud fédérés, des infrastructures dorsales pour les passerelles numériques mondiales (par ex. les câbles sous-marins),
  • Proposeront des actions préparatoires à la mise en place de plateformes numériques opérationnelles pour les infrastructures de transport et d’énergie dans l’ensemble de l’UE.

Ces onze appels, qui peuvent être consultés sur le portail « financements et appels d’offres » de la Commission européenne, se clôturent le 22 mars 2022.


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Prix « Horizon impact » : donnez davantage de visibilité à votre projet R&I!

Publié par Virginie Manfroni le mercredi 12 janvier 2022

Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Prix « Horizon impact » : donnez davantage de visibilité à votre projet R&I!

La Commission européenne a lancé une nouvelle édition du prix « Horizon impact ». Ce prix récompense les projets de recherche les plus influents : ceux dont les innovations ont pu créer une véritable valeur ajoutée pour les citoyens, avec des transformations et des avantages concrets au profit de la société, et dont l’impact se mesure à la fois en Europe mais également au-delà des frontières européennes.

En honorant les personnes impliquées dans des projets exceptionnels aux résultats concrets, ce prix permet également à l’Union européenne de valoriser l’impact socio-économique fort créé par les investissements européens en matière de recherche et d’innovation. L’UE valorise ainsi des projets réussis qui peuvent inspirer de futurs bénéficiaires.

Après les éditions pilotes de 2019 et 2020, cette édition 2022 souhaite valoriser encore plus de réalisations puisqu’elle prévoit de récompenser 6 projets qui pourront apporter la preuve de leur impact fort (contre 4 en 2019 et 5 en 2020). Chaque lauréat recevra un prix de 25 000€ (contre 10 000€ octroyés lors des éditions précédentes). Ce concours est ouvert uniquement aux projets financés par le 7ème PCRD (Programme-cadre pour la recherche et le développement) et par son successeur Horizon 2020. Tous les projets doivent être totalement achevés à la date de clôture du dépôt des candidatures, soit le 8 mars 2022.

A noter : sur les deux premières éditions, plusieurs projets français financés par le 7ème PCRD ont été récompensés. En 2019, un projet français sur la sécurité numérique avait été primé. Puis en 2020, deux projets français (un sur la préservation des espèces marines les plus menacées, l’autre sur la production d’un « éco-logiciel » pour réduire les émissions de CO2 par les avions) avaient été choisis parmi une liste de 10 projets finalistes.

Toutes les informations pour candidater ici


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Erasmus+ : c’est parti pour vos candidatures 2022 !

Publié par Virginie Manfroni le lundi 20 décembre 2021

Mobilités, tourisme et culture Recherche, innovation, enseignement supérieur

Erasmus+ : c’est parti pour vos candidatures 2022 !

La Commission européenne a annoncé, le 24 novembre 2021, qu’elle déployait près de 3,9 milliards € au travers du programme Erasmus+ en 2022, pour soutenir des projets européens en matière de mobilité et de coopération dans les domaines de l’éducation, la formation, la jeunesse et du sport.

Erasmus+ est le programme européen qui permet aux étudiants, stagiaires, élèves, apprentis, enseignants, formateurs, personnels, demandeurs d’emploi, jeunes, d’expérimenter un séjour (études, stage) à l’étranger pour renforcer leurs connaissances, leurs compétences et leur employabilité. Il soutient aussi les organismes d’éducation et de formation souhaitant travailler ensemble au sein de partenariats européens ou internationaux pour partager les savoir-faire et innover dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Pour 2021-2027, Erasmus+ doit contribuer à répondre principalement à quatre priorités de l’Union européenne : l’inclusion, la transition écologique, la transformation numérique et la participation à la vie démocratique.

Avec la publication officielle du programme de travail 2022 d’Erasmus+, la Commission européenne a lancé l’appel à propositions (AAP) annuel qui définit le cadre et les priorités 2022 pour financer des périodes d’études et des stages à l’étranger et pour organiser des échanges de personnel et des projets de coopération. Chaque année et conformément au fonctionnement propre d’Erasmus+, la publication de cet appel à propositions par la Commission européenne représente le feu vert au dépôt des candidatures en fournissant les documents de préparation, dont le guide du programme 2022, document de référence de tous les porteurs de projets Erasmus+ : il décrit les activités qui peuvent être soutenues, les financements, ainsi que les modalités de participation.

Pour 2022, le programme de travail vise plus particulièrement des actions qui contribueront à renforcer les compétences et l’employabilité des Européens, ainsi qu’à moderniser les systèmes d’éducation, de formation et de jeunesse existants dans l’UE. L’AAP introduit quelques nouveautés et les activités proposées devront notamment :

  • Favoriser les projets à grande échelle pour adapter les systèmes d’éducation aux transitions numérique et écologique,
  • Mettre l’accent sur les échanges avec les pays tiers, notamment dans la formation professionnelle et le sport,
  • Rendre le programme « Discover EU » (offrant aux jeunes de 18 ans la possibilité de voyager dans toute l’Europe) plus inclusif avec des appels réservés aux jeunes ayant moins d’opportunités de voyages,
  • Participer à une meilleure diffusion de la connaissance des objectifs et du fonctionnement de l’UE au sein des écoles, au travers notamment des Actions Jean Monnet qui feront la promotion de l’enseignement sur l’Union européenne.

En cette année 2022 qui célèbrera les 35 ans du programme Erasmus+, le budget total alloué est important puisque 3,9 Md€ seront attribués à l’ensemble des projets retenus. Les dates limites de dépôt varient entre le 23 février et le 19 octobre 2022 selon les actions. Les AAP concernent à la fois les actions dites « centralisées », gérées par l’Agence Exécutive Education, Audiovisuel et Culture (EACEA), mais aussi les actions gérées par l’Agence Erasmus+ France Education/formation. Afin d’accompagner les candidats et les bénéficiaires, la Commission européenne met à disposition un portail donnant accès à l’ensemble des outils nécessaires à la mise en œuvre des projets Erasmus+. En parallèle, l’Agence Erasmus+ France Education/Formation a annoncé qu’elle préparait un cycle 2022 « Prêts pour Erasmus+ » de sessions d’information en ligne.

Outre les appels annoncés ce 24 novembre 2021, le programme de travail 2022 comprend d’autres actions pouvant être lancées en dehors de cet appel à proposition 2022. A titre d’exemple, deux AAP pour le déploiement des « Alliances d’universités européennes » ont été ouverts le 30 novembre dernier, avec une date de clôture fixée au 22 mars 2022. Initiative phare de l’UE lancée en 2019 et participant à la construction de l’espace européen de l’éducation d’ici à 2025, les alliances d’universités européennes concernent une coopération intégrée à long terme entre les établissements d’enseignement supérieur à travers l’Europe. Avec un budget total de 272 millions €, montant le plus élevé alloué à cette initiative jusqu’à présent, les appels 2022 Erasmus+ pour les universités européennes se divisent en deux approches :

– d’une part, un soutien aux alliances déjà existantes, y compris (mais sans s’y limiter) les alliances d’universités européennes sélectionnées dans le cadre de l’appel à propositions Erasmus+ 2019, dans le but d’approfondir, d’intensifier et d’élargir la coopération existante et le processus de transformation de l’enseignement supérieur européen,

– d’autre part un soutien à la création d’alliances totalement nouvelles.

En 2019 et 2020, 41 alliances ont été sélectionnées. Rassemblant plus de 280 établissements d’enseignement supérieur, elles représentent près de 6,9 millions d’étudiants (soit environ 18% des étudiants de l’ensemble de l’espace européen). 32 établissements français sont impliqués dans 28 alliances, dont 10 établissements en tant que coordinateur. Parmi eux se trouvent trois universités du Grand Est : l’Université de Strasbourg qui pilote l’alliance « Epicur » (European Partnership for an Innovative Campus Unifying Regions), issue de la première génération d’alliances universitaires européennes, et à laquelle participe aussi l’Université de Haute-Alsace. De son côté, l’Université de technologie de Troyes pilote l’alliance « EUt+ » (European University of Technology), depuis 2020.


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Europe numérique : 28 appels à projet, 2 milliards € d’investissement annoncés

Publié par Virginie Manfroni le jeudi 16 décembre 2021

Développement régional et urbain Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

Europe numérique : 28 appels à projet, 2 milliards € d’investissement annoncés

La Commission européenne a lancé, le 17 novembre 2021, les 28 premiers appels à projet (AAP) de « Europe numérique », le programme européen de soutien aux investissements dans les technologies clé du numérique et à leur déploiement dans l’industrie européenne. 

Adopté le 29 avril 2021, le programme « Europe numérique », également connu sous son nom anglais « Digital Europe », vise à déployer des technologies numériques au profit des citoyens, des entreprises et des administrations publiques, tout en améliorant les compétences numériques de pointe pour soutenir le progrès numérique dans l’Union européenne. Avec un budget global de 7,5 milliards d’euros pour la période 2021-2027, des projets dans cinq domaines essentiels pourront être soutenus par le programme : les supercalculateurs, l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, les compétences numériques avancées et une utilisation plus large des technologies numériques dans l’économie et la société.

Le 10 novembre 2021, après plusieurs mois de discussion, la Commission européenne a adopté trois premiers programmes de travail pluriannuels auxquels elle dédie 1,98 milliards d’euros jusque fin 2022, et qui contribueront à atteindre les objectifs de la Décennie numérique de l’Europe.

Le programme de travail principal affecte 1,38 milliard € aux investissements dans les domaines de l’IA, de l’informatique en nuage et des espaces de données, des infrastructures de communication quantique, des compétences numériques avancées et de l’extension de l’utilisation des technologies numériques dans l’ensemble de l’économie et de la société. Les actions concrètes attendues permettront par exemple :

  • le déploiement d’espaces communs de données facilitant le partage de données au niveau européen pour les entreprises (notamment les PME et les start-ups) et pour le secteur public, au travers de solutions numériques garantissant la sécurité des flux de données,
  • la création d’installations d’essai et d’expérimentation pour les solutions fondées sur l’IA, pour booster l’utilisation d’une IA de confiance,
  • le déploiement d’infrastructures de communication quantiques sécurisées pour l’UE offrant une forte résilience face aux cyberattaques,
  • la mise en place de Masters dans le domaine des technologies numériques avancées essentielles pour renforcer les compétences numériques en Europe,
  • la création, l’exploitation et la maintenance évolutive et continue de services numériques favorisant l’interopérabilité transfrontière de solutions soutenant les administrations publiques (par l’identité numérique européenne).

Un deuxième programme de travail consacre 269 millions € au financement de projets dans le domaine de la cybersécurité. Outre le développement et une meilleure utilisation des connaissances et des compétences en matière de cybersécurité, ce programme de travail pluriannuel encourage le partage des bonnes pratiques et vise un déploiement à grande échelle de solutions de pointe en matière de cybersécurité dans l’ensemble de l’UE.

Enfin, le troisième programme prévoit, jusqu’à la fin 2023 cette fois, 329 millions € réservés à la mise en place du réseau de pôles européens d’innovation numérique, les EDIH (European Digital Innovation Hubs). Ces réseaux offriront un accès à l’expérimentation des technologies pour soutenir la transformation numérique des entreprises, notamment les PME et les start-ups, ainsi que le secteur public.

Cette adoption des premiers programmes de travail a permis à la Commission européenne de lancer dès le 17 novembre, les 28 premiers appels à projets au travers desquels des investissements et des actions vont pouvoir se concrétiser. Avec un budget de 415 M€, ces 28 appels visent à mettre sur le marché des solutions numériques au profit des citoyens, des administrations publiques et des entreprises et prévoient de soutenir des projets dans les thématiques suivantes : l’infrastructure « cloud-to-edge », les espaces de données, l’intelligence artificielle, l’infrastructure de communication quantique, le développement de formation pour l’acquisition de compétences numériques avancées, et enfin toutes les actions qui permettront de développer un internet plus sûr, notamment dans la lutte contre les abus sexuels pour les enfants mais aussi contre la désinformation.

Enfin, cette première vague d’AAP d’Europe numérique inclut le premier appel à projets consacré au déploiement des EDIH. Attendu depuis février 2021, notamment par les acteurs du territoire du Grand Est qui avaient commencé à travailler à la mise en forme d’un EDIH Grand Est dès 2020, cet appel devrait permettre la candidature de dix-sept projets français, d’ores et déjà présélectionnés par le gouvernement français. En effet, la Commission européenne avait envisagé la mise en place d’un réseau interrégional de EDIH selon un processus en deux temps : d’une part une première présélection nationale par les États membres par un appel à manifestation d’intérêt (AMI EDIH qui a eu lieu du 22 juillet au 30 septembre 2020), d’autre part une sélection européenne via un appel à projet ouvert aux seuls candidats présélectionnés. Les EDIH retenus signeront un contrat avec la Commission européenne pour 2021-2023 et pourraient éventuellement être prolongés pour 2024-2027, avec des cofinancements annuels de l’ordre de 500k€ à 1M€ par EDIH et limités à 50% des dépenses éligibles.

Outil important contribuant à répondre notamment aux ambitions du Business Act Grand Est #2, l’EDIH Grand Est participera à accélérer la transformation numérique des industries du territoire en leur facilitant l’accès à trois technologies de pointe : IA, Cybersécurité et Calcul Haute Performance (HPC). Il se positionnera comme un facilitateur de la mise en relation et un accélérateur de business au service de l’économie du territoire. Il permettra enfin de constituer un réseau européen de EDIH facilitant des mises en relation avec des entreprises d’autres régions françaises et européennes partenaires.

Ces 28 appels, ouverts aux entreprises, organisations et services publics des États membres de l’UE, ainsi qu’aux entités d’autres pays associés au programme (comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein), se clôtureront le 22 février 2022. L’ouverture d’une seconde vague d’AAP est annoncée pour début 2022.


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Nouveaux projets Erasmus+ bientôt mis en œuvre par les universités du Grand Est

Publié par Virginie Manfroni le mardi 16 novembre 2021

Mobilités, tourisme et culture Recherche, innovation, enseignement supérieur

Nouveaux projets Erasmus+ bientôt mis en œuvre par les universités du Grand Est

Les résultats des premiers appels à projet 2021 du programme Erasmus + ont été diffusés le 15 octobre dernier : le Grand Est montre une très bonne dynamique avec une quinzaine de projets retenus et l’implication des cinq universités dans ces nouveaux projets sélectionnés !

 

Programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, ouvert à tous publics et à tous les domaines de l’éducation et de la formation académique et professionnelle, Erasmus+ finance, avec un budget de 26,2 milliards € pour 2021-2027, des projets répondant aux nouvelles priorités de ce programme : favoriser l’inclusion et la diversité (en facilitant l’accès à des publics défavorisés ou moins habitués à ce type de programme), contribuer à la lutte contre le changement climatique (en soutenant les filières qui vont contribuer à réorienter le modèle économique de l’Union européenne vers une UE plus verte), accompagner la transition numérique (en développant des compétences numériques de qualité à grande échelle), et défendre les valeurs communes européennes.

 

En octobre 2021, la Région Grand Est, Grand Est-Europe et ses universités membres ont lancé le cycle Erasmus+ en Grand Est, avec le soutien de l’Agence Erasmus+ France Education/Formation pour approfondir les financements liés à l’action-clé 2 : ce volet du programme, qui représente 30% du budget global, soutient le développement des partenariats entre les acteurs de l’éducation et de la formation en Europe et dans le monde, afin d’améliorer les pratiques, de développer des outils ou de nouvelles méthodes de formation, et de consolider des réseaux transnationaux.

 

Alors que 2021 est une année de transition avec la mise en route du nouveau cadre pluriannuel 2021-2027, six appels à projets (AAP) avaient pu être ouverts dès le printemps 2021 pour le volet « partenariats ». Le budget 2021 dédié s’élevait à 66 millions € pour les projets portés par des établissements d’enseignement supérieur français. Suite aux premiers résultats diffusés en octobre, 4,5 millions € seront attribués à des projets portés par des établissements du Grand Est. Voici quelques exemples des projets qui seront déployés par les universités du Grand Est, dès 2022, pour une durée moyenne de trois ans.

 

Tout d’abord, le projet ARTeMIS sera mis en œuvre par l’Université de Lorraine (UL), au sein d’un consortium réunissant des établissements grecs et allemands. Ce partenariat de coopération dans l’enseignement supérieur devrait bénéficier d’un financement avoisinant les 400 000 € pour mettre en place des ateliers sur des techniques d’analyse spécifiques (notamment l’utilisation d’outils spectroscopiques de terrain) pour les enseignants et les étudiants, mais aussi pour constituer des écoles de terrain incluant des ateliers et des travaux de cartographie en groupe multi-nationalités (en mobilité) et enfin pour faciliter le travail en collaboration avec des ergothérapeutes.

Comme le précise l’UL, « deux objectifs principaux sont à l’origine du projet ARTeMIS : l’objectif à court terme est de former des géologues d’exploration à fort potentiel d’employabilité grâce à de fortes compétences en géologie de terrain, logistique, utilisation des nouvelles technologies, sensibilité culturelle et linguistique. L’objectif à long terme concerne le développement de la géologie moderne. En effet, la géologie est une science très sensible avec de forts impacts économiques et environnementaux. Par conséquent, les étudiants doivent connaître et pratiquer la géologie de base, l’approche naturelle originale, comme la minéralogie, la pétrographie, la paléontologie, … mais ils ont de plus en plus besoin de connaître les technologies modernes telles que SIG, spectroscopie, programmation, gestion des données, etc. Cela conduit inévitablement à une grande variété d’emplois, mais conduira également à une large variété de formations. Ces nouvelles opportunités d’emploi s’ouvrent également à des personnes délaissées par la géologie classique et ces nouveaux développements rendent la géologie accessible pour personnes en situation de handicap, comme dans la logistique, dans la préparation et l’analyse d’échantillons. Notre projet vise à étudier cette diversité négligée et les arrangements possibles pour développer la géologie d’avenir ».

 

De son côté, l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) mettra en œuvre, en partenariat avec l’Institut Régional du Travail Social de Champagne-Ardenne (IRTS), le projet de partenariat de coopération « COM-IN » (« Promoting communicative development in children and adolescents with intellectual developmental disabilities to support their inclusion »). Ce projet réunit huit partenaires issus de cinq pays européens : outre les partenaires français du Grand Est, « COM-IN » va faire travailler ensemble des partenaires belges, espagnols, grecs et finlandais.

L’URCA précise que « COM-IN » poursuit un objectif principal : « ce projet, conçu par Christelle Declercq, maîtresse de conférence au sein du laboratoire C2S de l’URCA, vise à élaborer un diagnostic de l’accompagnement des compétences en communication des jeunes de 10 à 25 ans porteurs d’un trouble du développement intellectuel en Europe pour ensuite construire des formations pour les professionnels travaillant avec ces jeunes, tout cela afin de favoriser l’inclusion des personnes porteuses d’un tel trouble du développement intellectuel. »

Comme le mentionne l’URCA, l’IRTS (coordinateur du projet) et les autres partenaires du consortium sont partis du constat que, « au sein de l’UE, la mise en œuvre de stratégies appropriées pour soutenir la communication est insuffisante. Les aides destinées aux adolescents et aux jeunes adultes sont encore rares et il n’y a pas d’harmonisation, au niveau européen, dans les programmes de soutien ou dans la formation des professionnels travaillant avec ces publics empêchés. En effet, il existe de fortes disparités entre les Etats membres sur ce sujet ce qui a conduit à des pratiques professionnelles différentes pour soutenir le développement et l’inclusion de ces jeunes. Pour apprendre, travailler, développer des relations et s’engager dans différents contextes sociaux, il est essentiel de soutenir la communication, et il est à noter que les professionnels du domaine ont exprimé un besoin crucial de formation dans ce domaine de la communication. »

Pour tenter d’apporter une réponse à ces difficultés, et avec un financement de plus de 360 000 €, le projet « COM-IN » prévoit d’atteindre quatre livrables principaux : une enquête de sensibilisation sur les besoins en formation des professionnels qui travaillent avec les jeunes porteurs d’une déficience intellectuelle, un guide sur le développement des compétences socio-communicatives à destination des professionnels, un module de formation dédié aux professionnels sur le développement des compétences socio-communicatives et un MOOC (Massive Open Online Course) développé à partir du guide et du module de formation.

 

Quant à l’Université de Strasbourg (Unistra), elle coordonnera dès février 2022, un partenariat de coopération dans l’enseignement et la formation professionnels, intitulé SIBILA (« Innovative Training Programme towards the Integration of Competitive Intelligence and Technology Watch Practices and Methods in SMEs from Manufacturing Sectors »), regroupant cinq partenaires européens issus d’Espagne, de Pologne, de Bulgarie et de République tchèque. Unistra précise le contexte de la mise en place de ce projet : « La veille technologique et de concurrentiel (TW&CI) est devenue une pratique commerciale cruciale pour être compétitif dans un environnement de plus en plus numérique, global et dynamique. Elle permet aux organisations de connaître les derniers développements des concurrents, de surveiller systématiquement ce qui se passe dans leur environnement, d’anticiper les changements et de prendre des décisions, en minimisant les risques et en saisissant les opportunités d’innovation. En ce sens, les PME des secteurs qui suivent traditionnellement les tendances de la mode, tels que l’ameublement et le textile, fragilisé depuis quelques années par la mondialisation, commencent à prendre conscience de l’importance de surveiller l’environnement commercial pour connaître les tendances de pointe à venir et s’adapter aux changements du marché, et en outre, de l’importance pour le personnel clé d’avoir les bonnes compétences pour intégrer ces pratiques dans les activités quotidiennes. L’objectif principal du projet SIBILA est de soutenir les PME européennes du secteur de l’ameublement, du textile et d’autres secteurs traditionnels de l’UE avec la conception et le développement d’un ensemble d’outils de formation qui va se centrer ce segment particulier d’une fonction d’entreprise, celle de la veille technologique et concurrentiel. »

Avec une enveloppe d’environ 260 000 € le projet sera mis en œuvre en plusieurs étapes : d’abord avec la réalisation d’une analyse approfondie sur la manière dont les PME du secteur de l’ameublement et du textile, ainsi que d’autres secteurs traditionnels (tels que la chaussure ou le métal), mettent en œuvre les stratégies en matière de TW&CI. Ensuite sera défini le programme d’études le plus approprié en fonction des besoins en matière de connaissances, d’aptitudes et de compétences identifiés dans la phase 1, ce qui permettra de développer une stratégie d’apprentissage et d’enseignement innovante pour l’enseignement des TW&CI. Puis sera développé le matériel de formation nécessaire au programme commun SIBILA. Enfin, le projet produira un outil de diagnostic TW&CI qui va permettre à toute PME Textile-ameublement de faire un point de situation concurrentielle global, mais aussi de prendre conscience de ses points forts et faibles, de l’aider à tracer des axes de repositionnement compte tenu du marché.

 

De son côté, l’Université de Technologie de Troyes (UTT) portera, dès janvier 2022, le projet « LT4SUSTAIN », en partenariat avec l’Université de Mons en Belgique, l’Université technologique de Dublin, mais aussi l’association Léonard de Vinci, Institut Polytechnique de Grenoble, l’Ecole Nationale Supérieure de l’Energie, l’Eau et l’Environnement et le Low-Tech Lab Grenoble. Ce projet de partenariat en enseignement supérieur, pour lequel une enveloppe de près de 400 000 € a été attribuée, va poursuivre un objectif global précisé par l’UTT : le projet vise à « sensibiliser un large panel d’étudiants européens aux low-tech à travers un hackathon ouvert, priorisant la diversité et l’inclusion, et de donner aux étudiants désireux d’aller plus loin, la capacité d’entreprendre des aventures entrepreneuriales sur des solutions conviviales, soutenables et utiles ». La low-tech (qui s’oppose à la « high-tech ») se base sur le principe de mise en œuvre des technologies simples, accessibles à tous et facilement réparables, faisant appel à des moyens courants et localement disponibles. La low-tech privilégie donc des solutions technologiques peu coûteuses, dans le respect de l’environnement. Ce concept, privilégiant le savoir-faire et le sens pratique de l’humain, est de plus en plus perçu comme une solution d’avenir sur le plan écologique et économique. Au travers de ce projet, l’UTT va donc chercher à valoriser cette démarche.

 

Enfin, l’école nationale supérieure d’ingénieurs Sud-Alsace (ENSISA), composante de l’Université de Haute Alsace (UHA), mettra en œuvre le projet « WE-TEAM », dans le cadre d’un appel à projet extraordinaire Erasmus Mundus 2020, dont la mise en application et la création du consortium est intervenue en 2021. Autour de l’UHA, cinq autres établissements partenaires (l’Université de Gand en Belgique, l’Institut de Technologie de Kyoto au Japon, l’Université de Boras en Suède, l’Université de l’Attique de l’Ouest en Grèce, et l’Université Polytechnique de Valence en Espagne) délivreront chacun un diplôme national de Master dans le domaine de la science des fibres, dans le cadre d’un programme de formation intégré créé spécifiquement pour cet appel à projet. Cinq autres partenaires qui ne délivrent pas de diplôme mais qui participent aux enseignements, sont également associés au consortium : l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles en France, l’Université Technologique de Lodz en Pologne, l’Université Shinsu au Japon, l’Université technique de Dresde en Allemagne et l’Université de Technologie de Kaunas en Lituanie. L’UHA estime que « dans le cadre de ce projet d’excellence, elle renforce sa position de partenaire incontournable au niveau européen et spécifiquement reconnu dans l’enseignement supérieur à travers la formation d’ingénieurs en textile et fibres, notamment grâce aux mobilités des enseignants qui délivreront des cours dans les universités partenaires ». De même, l’accueil des étudiants du programme au cours du semestre 2 de la formation en 2023-2024, participera au rayonnement de l’UHA. Concernant le programme de formation, l’UHA précise qu’il a « pour objectif de former des spécialistes du matériau fibreux qui possèdent de bonnes connaissances de la fibre, du fil, de la fabrication des étoffes, et de la confection, pour des applications telles que les textiles techniques ou les textiles intelligents. Les diplômés sont particulièrement aptes à évoluer professionnellement dans un environnement international. Dans ce but, le cursus intégré oblige les étudiants français à côtoyer au quotidien des étudiants d’autres nationalités, et à interagir avec eux dans le cadre d’activités d’enseignement et de projet. Par ailleurs le changement de pays à chaque semestre, ainsi que le profil international des enseignants, contribuent à acquérir les compétences interculturelles nécessaires à l’ingénieur textile dans un univers industriel qui est de plus en plus globalisé. » L’UHA conclut que la « spécificité du programme WeTeam apporte donc une richesse en termes de savoir être au diplômé, qui n’aurait pas pu être acquise au sein de l’UHA uniquement. » 

 

En conclusion, la mise en œuvre de ces projets devrait montrer une fois de plus que participer au programme Erasmus+ représente une excellente opportunité de renforcer des connaissances, des compétences et même son employabilité pour tous ceux qui peuvent bénéficier d’une mobilité à l’étranger. Avec ces projets, une nouvelle dynamique va se mettre en place au sein des universités du Grand Est, dès 2022. 2022 qui sera aussi l’année des 35 ans du programme Erasmus+ !

 

Article co-rédigé avec les universités membres de Grand Est-Europe : Université de Haute Alsace, Université de Lorraine, Université de Reims Champagne-Ardenne, Université de Strasbourg et Université de Technologie de Troyes.


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Horizon Europe : les appels à projets 2022 sont lancés !

Publié par Virginie Manfroni le dimanche 14 novembre 2021

Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Horizon Europe : les appels à projets 2022 sont lancés !

La deuxième vague d’appels à projets (AAP) du programme Horizon Europe a été lancée pour les six clusters du pilier 2 « les problématiques mondiales et la compétitivité industrielle européenne » : près de 400 AAP seront ouverts d’ici à la fin de l’année, alors que les AAP 2021 viennent pour la plupart de se clôturer.

La Commission européenne avait adopté, le 16 juin dernier, le programme de travail d’Horizon Europe pour 2021-2022. Pour cette période, 14,7 Md€ ont été alloués au financement de projets participant à accélérer les transitions écologiques et numérique, à assurer une reprise durable et à construire des écosystèmes d’innovation européens plus connectés et plus efficaces pour renforcer l’espace européen de la recherche.

Près de 200 AAP pour 2022 ont déjà été ouverts au cours du mois d’octobre 2021 sur le portail « Financements et appels d’offres » de la Commission européenne. A titre d’exemple :

  • 21 AAP ouverts pour le cluster 1 « Santé » avec une première date de clôture fixée au 21 avril 2022 ;
  • Plus d’une trentaine d’AAP ouverts pour la composante « industrie » du cluster 4 « numérique, industrie et espace », avec une date de clôture fixée au 30 mars 2022 ;
  • L’ouverture de plus d’une soixantaine d’AAP annoncée d’ici la fin de l’année 2021 pour les composantes numérique et espace du cluster 4 ;
  • 70 AAP lancés pour le cluster 5 « Climat, énergie et mobilité », et l’ouverture de plus de 50 autres AAP est déjà annoncée d’ici à la fin de l’année 2021 ;
  • 81 AAP ouverts pour le cluster 6 « Alimentation, Bioéconomie, Ressources naturelles, Agriculture et Environnement », avec une date de clôture fixée au 15 février 2022.

Quelques AAP 2022 seront encore ouverts au cours du mois de janvier 2022, notamment pour le cluster 2 « Culture, créativité et société inclusive » (29 AAP annoncés). Les derniers AAP 2022 seront ouverts avant l’été, notamment pour le pilier 3 « Sécurité civile pour la société » (plus d’une trentaine d’AAP annoncés en juin 2022).

Du côté du pilier 1 « Excellence scientifique », outre les AAP du Conseil européen de la Recherche (ERC – annoncés le 9 août dernier), l’ouverture des AAP « MSCA Staff Exchanges 2021 » a été confirmée : ces actions permettent de financer des échanges de personnel de recherche et d’innovation pour favoriser la collaboration internationale, intersectorielle entre le secteur académique et non académique, sans aucune restriction thématique. La date de clôture est fixée au 9 mars 2022.

D’autres AAP sont également lancés dans le cadre de l’EIT (Institut européen d’innovation et de technologie). Partie intégrante d’Horizon Europe, l’EIT soutient des partenariats composés d’entreprises innovantes, de laboratoires de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur qui couvrent l’ensemble du parcours d’innovation de l’étudiant à l’entrepreneur, de l’idée au produit et du laboratoire au marché.

En octobre, l’EIT a notamment lancé un appel à propositions afin de créer une neuvième KIC « Industries culturelles et créatives » (communauté de connaissance et d’innovation), qui s’articulera autour du modèle d’organisation des KICs, à savoir le triangle de la connaissance (recherche, innovation, éducation). Dans le cadre de la relance post-pandémie, la KIC « Industries culturelles et créatives » contribuera à débloquer des opportunités économiques dans les multiples secteurs concernés : l’architecture, le patrimoine culturel, le design, la mode, les industries du film et de la musique, l’édition, les arts du spectacle ou encore les jeux vidéo. Elle aura pour mission de former les futurs entrepreneurs du secteur grâce à des programmes d’éducation à l’entrepreneuriat, de soutenir la création par des entreprises de pointe pour fournir des produits et des services innovants. L’appel ouvert jusqu’au 24 mars 2022, invite les entreprises et les acteurs concernés œuvrant dans ce secteur à proposer leur stratégie pour la KIC « Industries culturelles et créatives ».

L’EIT a également lancé un nouveau booster – programme de soutien aux start-ups et aux PME pour développer des produits et services innovants – dans le cadre de l’initiative du nouveau Bauhaus européen, qui lie innovation, créativité et design pour améliorer la qualité de vie des citoyens. « Scaling New European Bauhaus Ventures » vise à soutenir 20 entreprises, avec un financement de 50 000 € chacune. Les projets retenus devront allier trois dimensions : la durabilité, le partage d’expérience et l’inclusion. La date limite de candidature est fixée au 17 décembre 2021.

Enfin, la participation des Etats tiers au programme Horizon Europe commence à se préciser au fil des premiers accords d’association conclus : le statut de pays associé, forme de coopération la plus étroite avec les pays extérieurs à l’Union européenne, permet aux entités des états tiers et aux chercheurs et innovateurs individuels établis dans le pays concerné, de participer au programme dans les mêmes conditions que les entités des Etats membres de l’UE. A ce jour, six pays sont officiellement associés à Horizon Europe : Ukraine, Islande, Norvège, Turquie, Moldavie et Arménie.


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« Science ouverte » : appel ERC pour l’engagement public dans la recherche

Publié par Virginie Manfroni le dimanche 14 novembre 2021

Recherche, innovation, enseignement supérieur

« Science ouverte » : appel ERC pour l’engagement public dans la recherche

Le Conseil européen de la recherche (ERC), partie intégrante du programme Horizon Europe, a lancé une deuxième édition de son concours visant à récompenser les chercheurs lauréats de bourses ERC qui veillent spécifiquement à impliquer des publics extérieurs à leur domaine de recherche.

Le programme Horizon Europe accorde une attention particulière à la « Science ouverte », ce mouvement qui soutient le partage de connaissances scientifiques, non seulement avec l’ensemble de la communauté scientifique, mais aussi avec tous les acteurs non scientifiques de la société, tels les entreprises et les citoyens. La « Science ouverte » cherche donc à démocratiser l’accès aux savoirs pour augmenter l’efficacité de la recherche par des données faciles à trouver, interopérables et réutilisables. Cette approche vise à favoriser l’innovation et les avancées scientifiques, mais aussi la confiance des citoyens dans la science.

Afin de soutenir ces nouvelles méthodes de travail dans le monde scientifique, et après un concours pilote ouvert en 2020, l’ERC a ouvert le 4 novembre 2021, un nouvel appel à candidatures pour ce prix pour l’engagement public dans la recherche. L’engagement public y est défini comme un processus impliquant une véritable interaction et une participation du public à la conception, à la réalisation ou à la diffusion d’activités financées par l’ERC. Cet engagement peut s’articuler par exemple autour d’actions de collaboration ou de consultation citoyennes, mais aussi des actions de participation des chercheurs dans des projets par exemple artistiques ou éducatifs, ou encore des actions de communication à large audience, en lien avec la recherche financée par l’ERC.

Ce prix de 10.000 € sera décerné au meilleur candidat dans chacune de ces trois catégories :
• « Impliquer / Science citoyenne » : pour récompenser des activités menées en collaboration ou en consultation avec le public à tout stade du projet de recherche exploratoire, y compris sa conception.
• « Inspirer / Sensibilisation du public » : pour récompenser les activités de vulgarisation scientifique qui permettent de mettre en lumière un sujet de recherche, de diffuser son contenu, mais aussi d’encourager l’échange et/ou d’inspirer de futurs chercheurs potentiels.
• « Influencer – médias et politique » : pour récompenser les activités qui favorisent la consultation et l’échange avec notamment des groupes de citoyens, des journalistes, des décideurs politiques, des utilisateurs de produit, par exemple pour relever un défi sociétal ou contribuer à des débats publics.

Le dépôt de candidatures à l’appel « ERC-2022-PERA » sur le portail de la Commission européenne est possible jusqu’au 3 février 2022. L’annonce des lauréats interviendra lors de l’EuroScience Open Forum (ESOF) en juillet 2022.


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