Climat: une nouvelle stratégie vers plus de résilience

Climat: une nouvelle stratégie vers plus de résilience

Publié par MEGESolene le vendredi 26 février 2021

Environnement, climat et santé

Climat: une nouvelle stratégie vers plus de résilience

Ce mercredi 24 février, la Commission européenne a publié sa stratégie pour l’adaptation aux changements climatiques, une actualisation de sa communication de 2013 sur le sujet. Au-delà des mesures d’atténuation du changement climatique, qui certainement ne suffiront pas à enrayer le changement climatique, cette stratégie propose des mesures d’adaptation afin de faire face à ses conséquences. Elles se concentrent sur la compréhension des causes et des effets, la planification et l’action à long terme.

À défaut de proposer de nouvelles grandes initiatives concrètes sur ce sujet, cette stratégie permet de remettre en perspective les diverses actions en cours et à venir pour atteindre les objectifs européens suivants:

  • Améliorer les connaissances autour des impacts des changements climatiques
  • Renforcer la planification et la gestion des risques
  • Accélérer le déploiement d’actions mêlant innovation et prévention
  • Mettre en place des solutions naturelles pour contrer les dangers

Des décisions soutenues par la science

Malgré les progrès réalisés, de grandes lacunes subsistent dans nos connaissances en matière d’adaptation. La prise de décision sera facilitée en s’appuyant sur des données scientifiques sûres, en écartant les incertitudes. Grâce à son expérience des programmes-cadres pour la recherche et l’innovation (avec notamment Horizon Europe et le programme Europe Numérique), l’Union bénéficie de données qualitatives. En outres, les données des secteurs privé et public doivent être enregistrées, collectées et partagées sur le nouveau Risk Data Hub de manière complète et harmonisée. Le site Climate ADAPT centralisera également diverses sources de données fiables sur les impacts climatiques et l’adaptation, en tant que mécanisme de suivi et de notification. Cette plateforme accueillera notamment le nouvel observatoire du climat et de la santé.

La transformation numérique est essentielle pour atteindre les objectifs d’adaptation du Green Deal. Le programme d’observation Copernicus facilitera l’utilisation de données scientifiques et aidera à développer des services, tels que l’attribution des phénomènes extrêmes au réchauffement climatique. Il est effectivement indispensable de comprendre les interdépendances entre le changement climatique, les écosystèmes et les services qu’ils fournissent.

Une implication à tout échelon

Malgré l’adoption de stratégies et de plans d’adaptation nationaux par les Etats membres, les mesures demeurent inégales. Les stratégies d’adaptation resteront des instruments importants. Les autorités nationales, régionales et locales devraient les développer davantage. La Commission européenne soutiendra le renforcement des capacités administratives des États membres en vue de la mise en œuvre de politiques d’adaptation par l’intermédiaire de son instrument d’appui technique.

Pour finir, l’UE soutiendra les efforts d’adaptation au niveau international. Les changements climatiques menacent les populations locales, mais les plus pauvres sont les plus touchés et les moins capables d’y faire face. Les effets du changement climatique se propagent au-delà des frontières. Ils représentent également une menace pour la paix et la sécurité. La Commission européenne propose donc de dynamiser la coopération transfrontalière pour y faire face. Le « pacte des maires de l’UE » sera revu pour mieux aider les collectivités locales et régionales dans leurs actions.

Des solutions naturelles pour faire face aux menaces

La Commission européenne donne ici la réplique à plusieurs stratégies existantes. Les solutions mentionnées concernent la gestion durable des eaux et des sols. Une utilisation durable de l’eau nécessite des transformations dans tous les secteurs. La Commission européenne accordera la priorité à cette question grâce à l’engagement renforcé de la stratégie commune de mise en œuvre des directives-cadre sur l’eau et sur les inondations. Elle proposera des solutions naturelles pour l’éliminationdu carbone. Cela comprend la comptabilisation des émissions et la certification des réductions d’émissions dans les prochaines initiatives. Les sols quant à eux feront prochainement l’objet d’une stratégie dédiée.

Pour favoriser l’atteinte des objectifs ambitieux, de nombreuses sources de financement seront disponibles : le FSE+, Erasmus+ ou même la facilité pour la reprise et la résilience financeront la requalification et la formation des différents corps de métier concernés. En ce qui concerne les projets et démarches améliorant la capacité à faire face au changement climatique, appelée « résilience climatique », le programme LIFE, la Politique Agricole Commune, InvestEU et les fonds structurels peuvent entrer en jeu. Les programmes Europe Numérique et Horizon Europe couvriront quant à eux les projets d’innovation de pointe.

Le Grand Est concerné

En France et dans le Grand Est les effets du changement climatique se font déjà ressentir. Ainsi, la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) relève notamment d’ores et déjà les effets suivants :

  • Les sécheresses se font plus fréquentes et les températures sont en hausse. (Certains experts du GIEC annoncent jusqu’à 50°C en été en 2050.)
  • Les précipitations se font plus importantes mais moins efficaces en terme de rétention de l’eau dans les sols. Le risque d’inondations est accru mais le degré de gravité reste incertain.
  • La viticulture et l’agriculture sont particulièrement touchées et auront davantage besoin d’irrigation. Cela impacte également le rendement économique.
  • L’aspect sanitaire est lui aussi en jeu, avec des problèmes de santé accrus. Ils sont liés à la pollution de l’air mais aussi aux chaleurs plus intenses.

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Une Europe unie pour vaincre le cancer

Publié par MEGESolene le jeudi 11 février 2021

Environnement, climat et santé

Une Europe unie pour vaincre le cancer

Le 3 février, veille de la journée mondiale de la lutte contre le cancer, la Commission européenne a dévoilé son « plan européen pour vaincre le cancer ».  Ce document prévoit un budget de 4 milliards d’euros, notamment à travers les projets liés à la lutte contre le cancer dans les programmes « Horizon Europe » et « UE pour la santé » ainsi qu’un découpage en 4 thématiques et 10 objectifs concrets.

Le premier domaine est la prévention qui reste l’action la moins couteuse. Elle sera axée sur la consommation de tabac et d’alcool mais aussi sur l’alimentation grâce à une campagne « HealthyLifestyle4all » à venir. D’autres facteurs seront abordés comme la pollution de l’environnement (particulièrement la pollution de l’air), et un objectif de vaccination de 90% des jeunes filles et garçons a été fixé pour lutter contre les cancers d’origine bactérielle comme le papillomavirus entrainant le cancer du col de l’utérus ou les hépatites B ou C pouvant causer le cancer du foie ou de l’estomac. La recherche et l’innovation seront indispensable pour continuer à établir les causes de nombreux cancers et la meilleure méthode pour les prévenir. Un Centre de connaissances sur le cancer sera créé afin de coordonner les initiatives scientifiques et techniques à l’échelle de l’Union

La deuxième thématique est celle de la détection précoce des cancers notamment par l’encouragement à effectuer les différents dépistages qui existent et en travaillant au développement de nouvelles méthodes de dépistage. Un nouveau programme de dépistage du cancer sera proposé, ainsi qu’une initiative européenne en matière d’imagerie sur le cancer. Le programme de dépistage mettra trois domaines clés en avant: l’accès, la qualité et les diagnostics.

Le troisième pilier concerne le diagnostic et le traitement et notamment le combat sur les inégalités qui persistent concernant l’accès aux traitements. Il s’agit de pouvoir assurer des soins de haute qualité ainsi que l’accès aux médicaments et la bonne formation du personnel médical. L’initiative « Diagnostic et traitement du cancer pour tous » sera lancée d’ici la fin de l’année afin d’améliorer l’accès à des diagnostics et des traitements innovants du cancer. D’autre part, « l’initiative européenne pour comprendre le cancer » (« UNCAN.eu ») contribuera à repérer les personnes vulnérables. Une attention et une vigilance particulière seront portées aux enfants atteints d’un cancer.

Le dernier axe relève de la qualité de vie des patients, même après leur guérison. Les personnes ayant survécu au cancer et leurs familles et leurs aidants peuvent rencontrer d’importantes difficultés et discriminations, qui pourraient souvent être évitées ou atténuées par la coopération entre les systèmes de santé, les systèmes de protection sociale ainsi que les employeurs. La Commission lancera l’initiative « Une vie meilleure pour les patients atteints d’un cancer », qui a pour objectif la création d’une carte à puce, d’ici 2022, dans laquelle les antécédents cliniques des personnes seraient résumés et qui permettrait de faciliter et de contrôler les soins de suivi et l’expérience des patients. Des aides seront notamment débloquées dans le cadre du FSE+.

Cette maladie non transmissible est la première cause de mortalité en Grand Est et pourrait devenir l’une des plus mortelles en Europe d’ici quelques années. Pour tenter d’éviter cela, le Grand Est dispose déjà d’objectifs en matière de lutte contre cette maladie à l’horizon 2023, comme des investissements accrus en matière de prévention et plus particulièrement la lutte contre le tabagisme, la facilitation des dépistages, la réduction des délais de diagnostics, l’évolution technologique, un meilleur accompagnement des patients et la continuité des soins.


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Le pacte européen pour le climat a besoin de vous !

Publié par MEGESolene le vendredi 5 février 2021

Environnement, climat et santé

Le pacte européen pour le climat a besoin de vous !

La Commission européenne a lancé un appel à candidature pour inviter les citoyens et organisations à devenir les ambassadeurs du  pacte européen pour le climat.

Démarche participative qui fait partie du Pacte Vert, le pacte européen pour le climat vise à créer un espace de partage et de débats autour des questions climatiques afin de permettre à chacun de s’informer sur le changement climatique, d’élaborer des solutions localement et de mettre en relation les acteurs engagés avec d’autres pour multiplier l’impact de ces solutions.

Les ambassadeurs ont vocation à assurer un lien renforcé entre la Commission européenne et les personnes intéressées afin d’inspirer ces dernières, de soutenir l’action en faveur du climat, mais également de mobiliser les personnes ou les organisations qui ne sont pas encore impliquées dans l’action pour le climat et ainsi de donner l’exemple.

Citoyens et organisations peuvent candidater pour devenir « ambassadeurs » de cette démarche durant un an.


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Appel à l’organisation d’évènements – Semaine Verte européenne 2021

Publié par MEGESolene le lundi 25 janvier 2021

Développement régional et urbain Environnement, climat et santé

Appel à l’organisation d’évènements – Semaine Verte européenne 2021

Semaine Verte Européenne 2021 – « Pollution zéro, pour une population et une planète en meilleure santé » : cette nouvelle édition qui se déroulera du 31 mai au 4 juin 2021 s’inscrira dans la préparation du plan d’action européen « Vers une ambition de pollution zéro pour Air, eau et sol » qui doit être adopté au cours de cette année, mais également d’autres initiatives européennes dans le cadre du Green Deal, telles que les initiatives sur le climat, la prochaine stratégie sur les substances chimiques, ainsi que dans le domaine de l’énergie, de l’industrie, de la mobilité, de l’agriculture, de la pêche, de la santé et de la biodiversité.

A cette occasion, un appel à organisation d’événements partenaires entre le 3 mai et le 13 juin est lancé. Il s’agit de journées d’information, portes ouvertes et visites guidés, séminaires et conférences, expositions… L’objectif est de permettre au plus grand nombre de contribuer aux débats, de mettre en valeur les initiatives locales et solutions existantes pour répondre à ce défi.

Proposez un événement partenaire jusqu’au 12 mars prochain.

Plus d’information et inscription : semaine verte européenne 2021


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LIFE+ : un accord 2021-2027 à 5,4 milliards d’euros

Publié par MEGESolene le lundi 25 janvier 2021

Environnement, climat et santé

LIFE+ : un accord 2021-2027 à 5,4 milliards d’euros

Sur la période 2021-2027, le programme LIFE bénéficiera d’une augmentation importante de son budget avec 2 milliards d’euros supplémentaires par rapport à la période de programmation précédente. Cette augmentation doit aider l’Union européenne à atteindre ses ambitieux objectifs climatiques et environnementaux.

Seul instrument spécifiquement dédié à l’action environnementale, le programme LIFE 2021-2027 doit contribuer au passage vers une économie propre, circulaire, efficace sur le plan énergétique, à faible intensité de carbone et respectueuse du climat, y compris par la transition vers des énergies propres, afin de protéger et d’améliorer la qualité de l’environnement et d’arrêter et d’inverser la perte de biodiversité

Celui-ci sera divisé en 2 sous-programmes :

  • Un programme dédié à l’environnement qui compte pour 65% de l’enveloppe soit 3,48 milliards d’euros, divisé en 2 sous-programmes « Nature et biodiversité » (2,14 milliards d’€) et « Economie circulaire et qualité de vie » (1,34 milliards d’€)
  • Un programme consacré au climat qui représente 35% du budget soit 1,94 milliards d’euros, divisé en 2 sous-programmes « Mesures de mitigation et d’adaptation au changement climatique » (947 millions d’€) et « Transition énergétique » (997 millions d’€)

Les 6 parcs naturels du Grand Est recouvrent 15% du territoire régional. La Région a classé 25 sites en réserves naturelles régionales pour y assurer la protection de la biodiversité et s’est fixé des objectifs ambitieux dans le cadre de sa stratégie pour la protection de la biodiversité pour protéger davantage la faune et la flore, restaurer les milieux dégrader, en mobilisant un grand nombre d’acteurs.

Après l’adoption par les Ambassadeurs des Etats membres le 13 janvier et celui de la Commission Environnement du Parlement européen le 15 janvier, ce texte doit être prochainement définitivement adopté en plénière du Parlement européen et par le Conseil.

Le lancement des premiers appels LIFE 2021 devrait avoir lieu en avril, après la finalisation des lignes directrices, programme de travail annuel (2021) et multi-annuel (2021-2024) en mars.


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Transition énergétique : l’hydrogène en haut de l’affiche

Publié par MEGESolene le jeudi 17 décembre 2020

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

Transition énergétique : l’hydrogène en haut de l’affiche

L’hydrogène semble commencer à s’imposer comme une solution incontournable pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, que ce soit en Région, au niveau national ou européen.

Suite à l’adoption récente des stratégies européenne et française sur l’hydrogène, la Région Grand Est vient de publier 17 décembre dernier sa propre stratégie de déploiement de l’hydrogène.

Grâce à son importante production d’énergies renouvelables (1ère région française pour la méthanisation, 2ème pour l’éolien, forte production hydroélectrique), le Grand Est se trouve en bonne position pour produire de l’hydrogène renouvelable et servir de modèle en France et en Europe.

La Région se fixe comme priorité le développement de l’hydrogène renouvelable et son utilisation dans les secteurs de la « mobilité lourde » (bus, camions, péniches, etc.) et de l’industrie.

La stratégie régionale prévoit ainsi d’ici 2030 de produire 90 000 tonnes par an d’hydrogène renouvelable, en développant l’équivalent de 600MW d’électrolyseurs, de déployer 5 unités de productions massives d’hydrogène, de lancer un projet de démonstration de transport d’H2 par hydrogénoduc et enfin de lancer un projet de démonstration de stockage d’H2 par cavité saline.

Certains projets, en développement ou déjà lancés (ex. MosaHyc en Moselle, FaHyence à Sarreguemines, Hycologie à Thann ou encore Mhyrabel à Audun-le-Roman) pourraient bénéficier de cette nouvelle dynamique régionale et européenne, ainsi que des nouvelles sources de financement liées au budget pluriannuel européen 2021-2027 et au Pacte Vert européen.

Pour être en pointe sur le développement de l’hydrogène et bénéficier de l’expérience d’autres acteurs européens, la Région Grand Est vient de rejoindre « l’Alliance européenne pour un hydrogène propre », lancée par la Commission européenne pour mettre en réseau les acteurs clefs et faciliter le développement de nouveaux projets.


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Mobilisation des talents sans précédent pour le vaccin contre la COVID-19

Publié par MEGESolene le jeudi 17 décembre 2020

Environnement, climat et santé

Mobilisation des talents sans précédent pour le vaccin contre la COVID-19

Alors que les Etats Membres entameront leurs campagnes de vaccination dès janvier 2021, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a tenu le 11 décembre une conférence sur le développement du vaccin, en vue de rassurer les citoyens européens et de lutter contre les fausses informations. Les laboratoires développement les vaccins  selon le procédé classique des 3 étapes (pré-études, essais non-cliniques puis essais cliniques), selon un cahier des charges strict avec un souci de transparence maximal. Les revues continues de l’EMA ont nettement accéléré ceci, raccourcissant considérablement les délais d’élaboration et atteignant un record de rapidité. 2 types vaccins différents devraient être prochainement disponibles : un vaccin dit « classique » contenant une partie du virus rendue inoffensive, et un vaccin sous forme de thérapie génique, plus innovant. Les recherches sur les possibles effets secondaires sont en cours et celles-ci pourront être suivies sur le portail EudraVigilance (la base de données européenne des effets secondaires suspects). Notons que l’EMA continuera de communiquer sur l’évolution de la pandémie sur son site, via un portail dédié. Au-delà, elle alimente également le portail européen d’information sur la vaccination (informations disponibles dans toutes les langues de l’UE).


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Batteries électriques : un règlement pour réduire leur impact environnemental

Publié par MEGESolene le jeudi 17 décembre 2020

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

Batteries électriques : un règlement pour réduire leur impact environnemental

Le 10 décembre , la Commission européenne a dévoilé sa proposition législative pour des batteries durables. Il s’agit de la première initiative issue de son plan d’action pour l’économie circulaire. Ce dernier prévoyait l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire sur les batteries, des mesures visant à augmenter les taux de collecte et de recyclage de celles-ci, ainsi que la suppression progressive de l’utilisation de batteries non rechargeables lorsqu’il existe des solutions de remplacement. Cette initiative doit concourir à la réalisation des objectifs de neutralité climatique, de compétitivité durable de l’industrie, de transports durables et d’énergie propre. Ceux-ci sont au cœur du Pacte Vert pour l’Europe.

Avec cette initiative, la Commission européenne propose au Parlement européen et au Conseil de:

  • réduire autant que possible l’impact environnemental
  • harmoniser les exigences relatives à l’utilisation de matières issues de sources responsables avec un usage limité de substances dangereuses, la teneur minimale en matières recyclées
  • encourager le réemploi et d’améliorer la collecte et le recyclage
  • apporter plus de sécurité juridique afin de soutenir les investissements nécessaires
  • stimuler la capacité de production de batteries durables en Europe

Pour ce faire, les exigences en matière de développement durable, de sécurité, de performance, de durée et de marquage de l’information seront renforcées.

Cette initiative est importante pour les entreprises du secteur automobile du Grand Est, première filière industrielle de la région, en transition vers la neutralité climatique d’ici 2050.


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Transport : la nécessaire adaptation des réseaux aux défis environnementaux et numériques

Publié par MEGESolene le lundi 14 décembre 2020

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé Mobilités, tourisme et culture

Transport : la nécessaire adaptation des réseaux aux défis environnementaux et numériques

Dans un contexte politique et économique en constante évolution, les objectifs environnementaux du « Pacte Vert » européen impliquent des adaptations de la politique européenne des transports.

La Commission européenne vient de publier sa feuille de route et d’ouvrir une consultation en vue de la future réforme du règlement sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Cette politique européenne contribue directement au financement des axes transcontinentaux, y compris les axes traversant le Grand Est du Nord au Sud et d’Ouest en Est, et cette thématique représente un réel enjeu pour la région.

Dans sa feuille de route, la Commission européenne identifie trois problèmes auxquels elle souhaite répondre à travers sa réforme :

  • En premier lieu, la Commission considère que les dispositions actuelles du règlement RTE-T sont insuffisantes pour permettre d’atteindre l’objectif de neutralité climatique pour 2050 et pour réduire les émissions des transports de 90 % d’ici 2050, ainsi que le prévoit le « Pacte Vert » européen. Elle rappelle également que les transports « représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre de l’UE ». Le règlement RTE-T sera révisé sur la base de la « stratégie en faveur d’une mobilité durable et intelligente », qui s’inspire des nouveaux objectifs environnementaux.
  • La Commission déplore par ailleurs un manque de préparation du RTE-T à la transition numérique dans les transports et souhaiterait que ce dernier soit mieux préparé à des concepts technologiques nouveaux afin d’ouvrir la voie à de nouvelles solutions de transport et de mobilité, ainsi que pour modifier les besoins et les comportements des utilisateurs. Cette révision vise donc à renforcer la politique européenne en matière d’infrastructures de transport pour accroître l’efficacité et adopter de nouveaux développements dans le domaine du transport, tels que la numérisation et l’automatisation.
  • Enfin, la Commission souligne une résistance insuffisante de l’infrastructure du RTE-T face à des événements tels que le changement climatique, les défis en matière de sécurité, les événements imprévus tels que les pandémies et les catastrophes naturelles ou d’origine humaine. Cette révision devra donc contribuer à rendre l’infrastructure plus résiliente.

De leur côté, les députés européens finalisent actuellement leur projet de rapport d’initiative sur le sujet. Celui-ci devrait être soumis au vote des 705 députés européens à la session plénière de janvier 2021.


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Santé : l’Union monte au créneau avec 5,1 milliards d’euros

Publié par MEGESolene le lundi 14 décembre 2020

Environnement, climat et santé

Santé : l’Union monte au créneau avec 5,1 milliards d’euros

Même si la santé est avant tout un sujet de compétence nationale, les Etats membres reconnaissent la nécessité d’assurer une coordination et un appui au niveau européen. Afin d’assurer une efficacité sur le long terme, l’Union européenne assure une programmation pluriannuelle de ses actions en matière de santé. Le programme santé 2014-2020 touchant à sa fin, l’Union prépare actuellement la suite avec le programme « UE pour la santé » pour la période 2021-2027.

Lors de sa dernière session plénière, vendredi 13 novembre, le Parlement européen a adopté sa position sur ce programme « UE pour la Santé ». Le budget prévu atteint désormais 5,1 milliards d’euros, soit le triple de la somme proposée par les Etats membres en juillet dernier et le décuple de la somme allouée au précédent programme sur la période 2014-2020. Le programme vise à améliorer la santé dans l’Union en soutenant les politiques de santé et la prévention des maladies, en réduisant les inégalités en matière de santé et en assurant un accès égal et complet aux soins. Parmi les priorités du programme, nous retrouvons une coopération transfrontalière renforcée, la numérisation des services de santé mais également la réduction de la dépendance de l’Union européenne pour l’approvisionnement en médicaments et autres produits indispensables. La coopération entre régions frontalières sera un axe important du programme et, dans ce cadre, des synergies seront également recherchées avec le programme Interreg. En effet, ce dernier couvre déjà la coopération transfrontière et contribue à faciliter la mobilité transfrontalière des patients et des professionnels de la santé, ainsi que la mutualisation d’équipements, de services partagés et d’installations conjointes dans les régions transfrontalières.

Dans le Grand Est, la coopération avec les pays voisins est déjà très forte et s’illustre par exemple par la convention « Mosar » entre la Moselle et la Sarre. Cet accord permet aux patients de Sarre et de Moselle de se faire soigner à l’hôpital le plus proche pour trois catégories de soins : les polytraumatismes, les urgences chirurgicales et la cardiologie. Au-delà de cette convention, la région compte deux zones organisées de soins transfrontaliers (ZOAST), l’une au niveau du « Pays Haut » lorrain touchant la frontière belge et luxembourgeoise et l’autre dans les Ardennes, ainsi qu’un projet de coopération transfrontalier dans le Rhin supérieur baptisé « Trisan ».

Comme mentionné précédemment, une grande partie du programme est dédiée à la transformation numérique des services de santé, en synergie avec le programme Europe Numérique, avec notamment les projets suivant.

  • Création d’un portail de communication pour le public qui pourrait comprendre des informations, des campagnes de prévention et des programmes éducatifs mais aussi promouvoir la couverture vaccinale
  • Mise en place et déploiement à plus grande échelle des services de santé en ligne (téléconsultations) et réduction ainsi des trajets inutiles
  • Création d’un espace européen des données de santé et d’un dossier médical électronique européen
  • Amélioration de l’accessibilité, de la disponibilité et de la qualité des soins, en augmentant la quantité de données mises à la disposition des patients et des professionnels de la santé

Le Grand Est travaille déjà activement sur cette problématique, comme le montre le lancement de la plateforme en ligne Inesia. Opérationnelle depuis septembre, elle se décrit comme un « écosystème santé », unique en Europe, et est portée notamment par l’Université de Strasbourg, l’agence d’innovation et de prospection Grand E-nov+, la CCI Alsace métropole et le pôle de compétitivité Biovalley.

D’autres problématiques sont également citées comme la dépendance de l’UE sur certains produits médicaux, la lutte contre le cancer et autres maladies non transmissibles (obésité, dépression…), les impacts sanitaires du réchauffement climatique, la résistance antimicrobienne, et la résistance face au vaccin.

Le Parlement européen est maintenant prêt à entamer les négociations avec les États membres afin que le programme puisse être mis en œuvre dès le début de l’année 2021.

Documents :

Proposition initiale de la Commission européenne du 28 mai 2020 (+ annexe)

Position du Parlement européen du 13 novembre 2020


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