Bilan : trois éditions réussies pour « L'Europe en 1h »
Bilan : trois éditions réussies pour « L’Europe en 1h »
Publié par Manon Bakker le jeudi 25 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureÀ l’occasion du Mois de l’Europe, Grand Est-Europe a renouvelé son cycle de webinaires « L’Europe en 1h », pour la troisième année consécutive. Trois sessions ont eu lieu les 12, 22 et 27 mai, réunissant au total plus de 200 participants autour de l’histoire de l’Union européenne, de son élargissement, de ses institutions et de ses priorités pour 2026, ainsi que de son action concrète dans la région Grand Est.
Plusieurs membres de Grand Est-Europe ont également pris la parole pour présenter des projets européens concrets et des initiatives financées par l’Union européenne, illustrant la diversité des actions menées sur le territoire :
- Valentine Labouheure, qui a présenté les projets et dynamiques autour du programme Interreg Europe du Nord-Ouest, et Frédéric Le Belhomme, qui a partagé son expertise sur les enjeux de stratégie européenne et d’évaluation des projets ;
- Magalie Torloting, Cheffe de projet Mobilité à la Région Grand Est et Elsa Plumier, chargée de mission à la Région Grand Est, ainsi que Julien Tesei, chef de la Mission Stratégie et Partenariats Financiers à l’Eurométropole de Metz ;
- Anne Aroussiak TOROSSYAN, chargée de mission à la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, et Marti Berenguer, chef de projet à la Collectivité européenne d’Alsace.
Avec « L’Europe en 1h », Grand Est-Europe poursuit un objectif simple : faire découvrir, ou redécouvrir, l’Europe à travers des échanges accessibles et concrets, ancrés dans les réalités des territoires.
Rendez-vous est pris pour de nouvelles éditions l’année prochaine !
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Europe numérique : 63,2 M€ dédiés à l’IA en santé et à la sécurité en ligne
Publié par Manon Bakker le jeudi 25 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureLe programme Europe numérique soutient le déploiement de technologies et d’infrastructures numériques avancées à l’échelle européenne, ainsi que leur adoption par les entreprises, les administrations publiques et les citoyens de l’Union européenne. Il dispose d’un budget de plus de 8 Md€ pour la période 2021-2027.
La Commission européenne a ouvert une série d’appels dans le cadre de ce programme, pour un montant total de 63,2 M€. Ces financements soutiendront en priorité le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), en particulier dans les domaines de la santé, des compétences numériques et de la sécurité en ligne.
Tous ces appels se clôturent le 1er octobre 2026.
Les appels ouverts
- Dépistage par imagerie assisté par l’IA (9 M€) — DIGITAL-2026-AI-PILOTING-10-SCREENING : déploiement de systèmes d’IA fiables pour améliorer la prévention, le diagnostic précoce et la détection de maladies comme le cancer ou les pathologies cardiovasculaires. Deux projets seront retenus.
- Compétences numériques avancées (12,5 M€) — trois appels : formations en IA pour le secteur de la santé (DIGITAL-2026-SKILLS-10-DIGITAL-HEALTH-STEP, 7,8 M€), plateformes nationales pour les compétences et emplois numériques (DIGITAL-2026-SKILLS-10-NATIONAL-COALITIONS, 2 M€), et soutien aux start-ups EdTech (DIGITAL-2026-SKILLS-10-EDTECH, 2,7 M€).
- Dossiers médicaux électroniques européens (14,4 M€) — DIGITAL-2026-BESTUSE-10-EHDS : déploiement du format d’échange « EEHRxF », pour des services de santé numériques respectant le droit des citoyens à accéder à leurs données et à les faire circuler entre pays de l’UE.
- Un internet plus sûr (10 M€) — DIGITAL-2026-BESTUSE-10-NETWORKSICs : couverture complète du réseau national des centres « internet plus sûr », pour protéger les enfants en ligne. Jusqu’à 15 projets financés.
- Intégrité de l’information en ligne (6 M€) — DIGITAL-2026-BESTUSE-AWARENESS : renforcement des infrastructures et de la collaboration face aux manipulations en ligne, notamment via l’IA générative.
- Allègement des charges réglementaires (8,5 M€) — DIGITAL-2026-AI-DATA-10-COMPLIANCE : solutions numériques pour faciliter le respect des règles de l’UE par les entreprises.
- Soutien aux consortiums numériques européens (1 M€) — DIGITAL-2026-BESTUSE-MCP-10-HUB : plateforme d’appui aux « European Digital Infrastructure Consortium », pour simplifier les projets plurinationaux.
En savoir plus et candidater en cliquant ici.
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Le Centre européen Robert Schuman : faire vivre l’Europe au quotidien.
Publié par Manon Bakker le mercredi 24 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureAu cœur de la Moselle, à Scy-Chazelles, là où repose Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Europe, le Centre européen Robert Schuman (CERS) poursuit depuis plus de vingt-cinq ans une mission essentielle : faire vivre l’idée européenne auprès des citoyens, et tout particulièrement des jeunes générations. Il agit concrètement pour promouvoir la démocratie, développer la citoyenneté européenne et renforcer les liens qui unissent les territoires frontaliers.
Dans le Grand Est, le CERS fait vivre l’Europe à travers ses ateliers pédagogiques, ses formations, ses conférences, ses projets de mobilité, ses échanges scolaires et ses rencontres interculturelles. La coopération transfrontalière y représente une opportunité de construire des projets communs au service des citoyens et de renforcer le sentiment d’appartenance à un espace européen partagé.
Chaque année, plus de 5 000 jeunes participent aux activités du Centre, tandis que plus de 1 500 enseignants, animateurs et acteurs de jeunesse bénéficient de formations dédiées aux compétences européennes et interculturelles. Le CERS accompagne également les professionnels, les collectivités et les associations à travers des journées de découverte, des séminaires de cohésion et des événements favorisant l’ouverture européenne.
Le multilinguisme constitue l’une des valeurs fondatrices du Centre. La plupart de ses activités sont proposées en français et en allemand, mais également en anglais ou en espagnol selon les publics accueillis. Cette diversité linguistique reflète l’une des plus grandes richesses de l’Europe : son unité dans la diversité. Elle contribue également à renforcer l’amitié franco-allemande, moteur historique de la construction européenne et enjeu majeur pour notre région frontalière.
Le CERS coopère étroitement avec les autorités en charge de l’Éducation et de la formation (initiale et continue) des enseignants de la Grande Région Saar-Lor-Lux-Rhénanie-Palatinat-Wallonie. Il est membre actif du Groupe de travail des organisations de formation à la citoyenneté de la Grande Région qui regroupe le Zentrum für politesch Bildung (Luxembourg), l’Institut für Demokratiepädagogik (Eupen – Belgique), la Landeszentrale für politische Bildung des Saarlandes et la Landeszentrale für politische Bildung Rheinland-Pfalz. Il collabore activement à un réseau transfrontalier de coopération établi avec les Académies européennes d’Otzenhausen (en Sarre) et de Rhénanie du Nord – Westphalie (à Bonn) et de nombreux autres partenaires de la Grande Région.
L’une des réalisations emblématiques de cette coopération est le portail numérique Memorator. Développé collectivement par les partenaires de la Grande Région, ce site invite les citoyens à « chercher des lieux, découvrir l’histoire et comprendre la démocratie ». Véritable passerelle entre mémoire et citoyenneté européenne, Memorator recense près d’une centaine de lieux de mémoire, de musées, de monuments et de sites historiques situés de part et d’autre des frontières. Il offre aux enseignants, aux élèves, aux touristes et à l’ensemble des citoyens une lecture transfrontalière de notre histoire commune et contribue à mieux comprendre les fondements démocratiques de l’Europe d’aujourd’hui.
À travers ces initiatives, le Centre européen Robert Schuman démontre que la coopération transfrontalière ne se limite pas aux échanges institutionnels. Elle se construit également par la connaissance mutuelle, le partage des mémoires, le dialogue interculturel et la transmission des valeurs démocratiques qui fondent notre projet européen commun.
À l’heure où les défis géopolitiques, climatiques et démocratiques appellent davantage de coopération, le message porté par Robert Schuman demeure d’une remarquable actualité. Plus que jamais, l’Europe se construit par des réalisations concrètes et par la rencontre entre les citoyens. C’est précisément la vocation du Centre européen Robert Schuman : faire de l’Europe une expérience vécue, proche des citoyens, porteuse de sens et tournée vers l’avenir.
En savoir plus : https://www.centre-robert-schuman.org/fr
Cet article a été rédigé par le Centre européen Robert Schuman.
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Le programme LIFE présenté lors d’un séminaire en ligne !
Publié par Manon Bakker le mercredi 24 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureLundi 22 mai, Grand Est-Europe en coopération avec le Ministère de la transition écologique et la Métropole Grand Nancy, a organisé un séminaire en ligne sur le programme LIFE.
LIFE est l’instrument financier de l’Union européenne dédié à l’environnement, à la biodiversité et à l’action climatique. Il soutient des projets concrets portés par des collectivités, entreprises ou associations sur ces thématiques. Pour la période 2021-2027, il est doté d’un budget de 5,4 milliards d’euros à l’échelle européenne, réparti en quatre sous-programmes : nature et biodiversité, économie circulaire et qualité de vie, atténuation et adaptation au changement climatique, et transition vers une énergie propre.
Ce séminaire d’information et d’échanges a permis aux participants de mieux appréhender les enjeux territoriaux et les opportunités liées à ce programme. Il s’est articulé autour de plusieurs temps forts : une présentation générale du programme LIFE, avec un focus particulier sur son volet « Économie circulaire et qualité de vie », ainsi qu’un point sur l’accompagnement national disponible pour les porteurs de projets.
Deux retours d’expérience inspirants sont venus illustrer concrètement les possibilités offertes par ce dispositif :
- ATMO Grand Est a partagé son projet Life V-Air, qui vise à sensibiliser les décideurs locaux aux enjeux liés à l’air, au climat et à l’énergie, à travers un serious game en réalité virtuelle (RV) s’appuyant sur les données de qualité de l’air recueillies directement sur leurs territoires.
- La Région Grand Est a présenté le nouveau projet Life Adapt’Est, qui vise à déployer la feuille de route régionale d’accélération de l’adaptation au changement climatique, en cohérence avec le 3ème Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC) et la Stratégie Européenne d’adaptation au changement climatique, afin de renforcer d’ici 2035 la résilience du Grand Est face à l’intensification des risques climatiques (pénurie d’eau, vagues de chaleur, épisodes de précipitations extrêmes).
Ces témoignages confirment que des solutions concrètes existent déjà sur le terrain.
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Deux nouveaux appels I3 pour accélérer l’innovation interrégionale
Publié par Manon Bakker le lundi 22 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureMercredi 13 mai, l’Agence exécutive du Conseil européen de l’innovation et des PME (EISMEA) a publié deux appels à projets dans le cadre du programme I3, dotés d’un budget total de 58,4 millions d’euros.
Ces appels visent à soutenir des projets d’innovation interrégionaux en phase de commercialisation et de mise à l’échelle, en facilitant leur accès au marché et le développement de chaînes de valeur transnationales. Ils s’inscrivent dans les stratégies de spécialisation intelligente des régions européennes et ciblent des innovations à un stade avancé de développement.
Les projets doivent s’inscrire dans l’un des trois grands axes prioritaires définis par les appels :
- La transition numérique (intelligence artificielle, cybersécurité, solutions numériques, notamment pour la défense)
- La transition écologique (décarbonation industrielle, énergies renouvelables, économie circulaire)
- La fabrication intelligente (matériaux avancés et biosourcés, production circulaire, démonstrateurs industriels).
Au-delà de ces priorités thématiques, les appels encouragent la structuration de consortiums interrégionaux associant plusieurs territoires européens, avec une attention particulière portée à l’implication des régions moins développées et à la mobilisation des entreprises, en particulier des PME.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 novembre 2026 et sont accessibles ici.
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Retour sur l’assemblée générale de Grand Est-Europe du 12 juin 2026
Publié par Manon Bakker le lundi 22 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureLe vendredi 12 juin 2026 s’est tenue en ligne l’assemblée générale de Grand Est-Europe, présidée par Anne Sander, présidente du GIP.
La séance s’est ouverte par l’intervention de Roland Theis, député allemand au Bundestag et membre du bureau de l’Assemblée parlementaire franco-allemande. Dans un contexte international incertain, il a rappelé les enjeux cruciaux de la coopération franco-allemande pour l’avenir de l’Europe.
L’assemblée générale a ensuite poursuivi son ordre du jour avec notamment le vote des comptes 2025 et du budget supplémentaire 2026, des discussions sur le budget de l’UE 2028-2034, ainsi que sur les enjeux économiques et les projets européens. Ce fut également l’occasion de revenir sur la mise en œuvre du programme de travail, en évoquant les temps forts de ce premier semestre 2026 : petit-déjeuner sur la bioéconomie, rencontre du Grand Est sur les financements européens en R&I, webinaires « L’Europe en 1h », week-end citoyenneté, mais aussi les actions à venir.
Par ailleurs, Catherine Trautmann a été élue nouvelle membre du bureau, rejoignant ainsi Arnaud Robinet, Hélène Boulanger et Gilbert Stimplflin.
Rendez-vous en 2027 pour la prochaine assemblée générale, qui se tiendra en présentiel à Mulhouse.
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L’Université de Lorraine renforce son ancrage européen : retour sur un printemps placé sous le signe de la coopération
Publié par Manon Bakker le lundi 22 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureL’Université de Lorraine poursuit la structuration de sa stratégie Europe, avec un printemps 2026 marqué par plusieurs initiatives fortes destinées à renforcer ses liens avec les acteurs clés européens et à mieux faire connaître les expertises du site lorrain.
De Vienne à Bruxelles, deux temps forts pour la stratégie Europe
Le 23 avril 2026, l’Université de Lorraine a co-organisé à Vienne, avec l’Institut français d’Autriche, un événement consacré à la stratégie européenne des universités et aux coopérations de recherche en Europe. Cette rencontre, qui marquait également les 30 ans du programme Hubert Curien Amadeus, a réuni universités françaises, autrichiennes et partenaires européens pour comparer leurs approches stratégiques et approfondir les mécanismes de coopération au sein de l’Espace européen de la recherche. Elle a notamment mis en lumière une trajectoire désormais bien identifiée : les coopérations bilatérales constituent souvent une première étape vers des projets européens plus structurants.
Quelques semaines plus tard, les 11 et 12 mai 2026, le Comité stratégie Europe de l’Université de Lorraine s’est réuni à Bruxelles pour un séminaire de travail rassemblant référents scientifiques et chargés d’affaires européennes. Cette rencontre a permis aux participants d’échanger directement avec des représentants de la France auprès de l’Union européenne, des membres du Parlement européen et des experts de la Commission européenne, dans un contexte marqué par les négociations en cours autour du futur programme-cadre de recherche et d’innovation, autour d’enjeux tels que la souveraineté européenne ou la place des compétences dans la compétitivité du continent. Des ateliers thématiques consacrés à la décarbonation de l’industrie, au leadership numérique ainsi qu’à la santé et aux biotechnologies ont permis de faire émerger des premières pistes de contribution du site lorrain aux priorités européennes.
Une stratégie Europe construite sur la mise en réseau
Ces deux initiatives s’inscrivent dans une même logique, celle d’une stratégie Europe qui fait de la connexion avec les acteurs clés européens un véritable pilier. Pour l’Université de Lorraine, il s’agit de renforcer la capacité d’internationalisation de l’établissement, de développer des partenariats stratégiques en Europe et de permettre à davantage d’enseignants-chercheurs d’incarner leur recherche dans l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Ce positionnement repose largement sur une dimension relationnelle. Invitée à l’événement organisé à Vienne, Gülgün Alpan, vice-présidente des affaires internationales à Grenoble INP UGA, a souligné que « s’inscrire dans un réseau européen permet d’accroître la visibilité des établissements, d’améliorer la qualité des résultats de recherche et de bénéficier d’un accès partagé à des infrastructures qu’une institution seule ne pourrait financer ». Un constat partagé par les autres établissements européens participants à l’événement et par l’Université de Lorraine, qui voient dans ces coopérations un pilier central de leur stratégie de recherche, à la fois pour accéder à des financements compétitifs et pour s’inscrire dans des réseaux internationaux durables.
C’est donc précisément cette dynamique que l’Université de Lorraine entend nourrir, en invitant les acteurs intéressés à se rapprocher de ses chargés de mission européenne pour explorer des collaborations, qu’il s’agisse de débats européens, d’actions d’influence ou de projets de recherche, de formation ou d’innovation.
Les livrets thématiques, un nouvel outil de mise en relation
Cette ambition de connexion se traduit aujourd’hui par une initiative concrète : le lancement de livrets thématiques destinés à valoriser les chercheurs du site lorrain en lien avec les appels à projets européens à venir. Six thématiques clés seront couvertes à l’automne, mais c’est sur la santé qu’a porté le tout premier livret, pensé comme un facilitateur de collaborations permettant d’identifier rapidement les expertises disponibles sur le site lorrain.
L’outil répond à un enjeu simple mais structurant : mieux se connaître pour mieux collaborer. En rendant visibles, à l’échelle européenne, les compétences et thématiques de recherche des équipes lorraines, ces livrets viennent compléter l’accompagnement déjà proposé aux chercheurs pour le montage et le pilotage de projets européens.
Cette initiative résonne particulièrement avec les actions portées par le Comité de liaison en Grand Est (CLEGE) à l’échelle du Grand Est, copiloté par la Région Grand Est, l’Etat (par l’intermédiaire de la DRARI) et Grand Est-Europe. En facilitant l’identification de partenaires potentiels et l’émergence de nouveaux projets collaboratifs, l’Université de Lorraine, membre investi et actif dans les activités du CLEGE, contribue à la dynamique que Grand Est Europe et les membres du CLEGE cherchent également à encourager : mieux structurer l’écosystème régional de R&I, en s’inscrivant dans les priorités européennes, pour mieux se positionner dans la course aux financements européens.
Plus d’information sur le site l’Université de Lorraine dédié à sa stratégie Europe

@Université de Lorraine
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Bioéconomie : un futur master européen qui mise sur les sciences sociales
Publié par Manon Bakker le mercredi 17 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureLa transition vers une bioéconomie durable compte parmi les priorités de l’Europe. Reste à former ceux qui la conduiront. Le défi des années à venir est de combiner des compétences capables d’accompagner les décisions dans toute leur complexité, dans un monde dominé par une logique techniciste où les cursus forment d’excellents spécialistes, sans toujours leur donner les leviers économiques et politiques qu’exige une transition juste et mobilisante. C’est le pari d’EMASBIO, futur master Erasmus Mundus en bioéconomie écologique au sein de UFR des Sciences Économiques Sociales et de Gestion de Université de Reims Champagne-Ardenne qui réunit des partenaires en Italie, au Canada et en Finlande.
Une bioéconomie qui grandit, des compétences qui manquent
Sur deux ans, EMASBIO abordera la bioéconomie par l’économie, le management et les sciences sociales : ce qui fait qu’une transition réussit ou échoue sur le terrain. Là où beaucoup de masters s’arrêtent à la biotechnologie, il rappellera qu’il existe plusieurs bioéconomies possibles, pas une seule voie tracée. Ses diplômés acquerront des compétences encore rares, issues des recherches les plus récentes sur la bioéconomie écologique : développer de nouveaux modèles de développement socio-économique adaptés aux limites de la biosphère, nourris par une compréhension systémique de la bioéconomie ; évaluer la durabilité et la justice d’une transition (ex. usage des terres, biodiversité, emplois, création de valeur) ; anticiper les transformations à venir et co-construire des projets avec les entreprises, les pouvoirs publics et les collectifs.
Ces compétences ouvrent sur des métiers en pleine structuration : chargé de mission bioéconomie dans une collectivité, un pôle de compétitivité ou une ONG, coordinateur de projets territoriaux de transition, consultant en durabilité ou en stratégie bas-carbone, analyste de politiques publiques agricoles et forestières, chargé d’affaires dans les filières de la bioéconomie industrielle. Ce sont des profils que les employeurs peinent encore à trouver.
La pédagogie s’y adapte : les étudiants seront engagés dans des projets collectifs et des mises en situation réelles, comme la découverte de projets bioéconomiques en cours, l’immersion dans les espaces de débat et de décision, les exercices de simulation inter-universités où ils défendront des scénarios de transition devant des acteurs professionnels, et la rédaction de rapports d’évaluation de scénarios. Un format qui entraîne à naviguer dans la complexité, pas à la simplifier.
Un parcours de Reims à l’international
La première année se déroulera entièrement à Reims. Au deuxième semestre, l’université Unitelma Sapienza (Rome) y prendra part : enseignements à distance, sessions en présentiel assurées par ses professeurs venus à Reims, et une école d’été à Rome. La deuxième année ouvre un choix entre deux spécialisations. À Trent University (Canada), la première porte sur la gouvernance, le leadership et la justice environnementale, avec une large place faite aux savoirs autochtones. À l’Université de Karelia (Finlande), la seconde est centrée sur le management de la durabilité, l’économie circulaire et la bioéconomie forestière. Le master s’achèvera par un stage, partout dans le monde.
À qui s’adresse EMASBIO ?
Le programme sera ouvert aux titulaires d’une licence (ou équivalent) en économie, sciences sociales, gestion ou dans tout domaine en lien avec le développement durable et les transitions écologiques. Les enseignements seront dispensés en anglais, langue de travail du consortium. Les candidatures seront ouvertes à l’international, avec des bourses Erasmus Mundus pour la majeure partie des étudiants sélectionnés.
L’URCA aux commandes, ancrée dans le Grand Est
L’URCA coordonne le consortium et accueillera la première année, au sein de l’UFR Sciences économiques, sociales et de gestion (SESG). Le projet est porté sur le plan académique par Julien Vastenaekels, titulaire de la chaire de professeur junior ECOTEBIO (économie de la transition écologique et de la bioéconomie), et Romain Debref, maître de conférences en sciences économiques, tous deux membres de l’équipe CRIEG-REGARDS.
« La bioéconomie ne se résume pas à substituer du pétrole par de la biomasse. Elle pose une question politique : quelle économie post-fossile voulons-nous construire dans les limites du vivant au nom d’une transition juste ? C’est cette question qu’EMASBIO apprend à tenir. » Julien Vastenaekels et Romain Debref
Le Grand Est constitue un terrain d’application d’exception. Première région agricole de France métropolitaine et l’une des plus actives d’Europe sur la bioéconomie, elle concentre des acteurs dont les travaux et les projets nourrissent directement les questions qu’EMASBIO entend former à traiter : la Région Grand Est, le pôle de compétitivité Bioeconomy for Change, référence sur la chimie du végétal ; ARD Grand Est, plateforme d’innovation à Bazancourt-Pomacle ; Fibre Recherche et Développement (FRD) et le pôle européen du chanvre ; Biogaz Vallée ; INRAE Grand Est, dont l’expertise sur les systèmes agricoles durables est de rang mondial ; et la Zone Atelier Argonne Rurale du CNRS. Autant d’organisations avec lesquelles le programme a vocation à dialoguer comme terrains d’apprentissage, interlocuteurs pour les projets collectifs et horizons professionnels pour les diplômés.
EMASBIO s’inscrit dans un écosystème institutionnel structuré, porté par l’URCA depuis plus de dix ans : l’Institut international EXEBIO (France 2030), l’alliance européenne d’universités INVEST, le Campus des Métiers et des Qualifications d’Excellence Bioeco Academy et FIBI (Formations Innovantes en Biotechnologies Industrielles).
Une subvention pour concevoir le programme
EMASBIO bénéficie d’une subvention Erasmus Mundus Design Measures du programme Erasmus+ de 60 000 euros, dédiée à sa phase de conception. Cette année préparatoire sert à bâtir le cursus: analyse des besoins, consultation des organisations du secteur, séminaires dans les quatre universités. La candidature du master complet est attendue en février 2027, pour une première promotion en 2028.
En savoir plus ou manifester l’intérêt de votre organisation
Contactez Julien Vastenaekels () et Romain Debref ()

Cet article a été rédigé par Julien Vastenaekels et Romain Debref de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
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Des jeunes du Grand Est à Metz, Scy-Chazelles et Luxembourg pour la deuxième édition du « week-end citoyenneté »
Publié par Manon Bakker le mardi 16 juin 2026
Mobilités, tourisme et cultureAprès une première édition à Schirmeck et Strasbourg en septembre 2025, le « Week-end Citoyenneté » a connu une deuxième édition à Metz et au Luxembourg les 5 et 6 juin 2026. Au total, une centaine de jeunes issus du Grand Est se sont retrouvés pour deux jours de visites et d’activités autour de l’Union européenne, de la démocratie, de la citoyenneté et du devoir de mémoire.
Le week-end a débuté le vendredi par une première visite au Fort de Queuleu, à Metz. Construit à la fin du XIXe siècle, cet ouvrage militaire fut utilisé par les nazis, durant la Seconde Guerre mondiale, comme camp de détention pour des résistants et des opposants au régime. Cette visite a également été l’occasion pour les participants d’échanger avec l’historienne Frédérique Neau-Dufour, qui est intervenue sur le thème de « la mémoire dans le Grand Est ». Cette réflexion sur les leçons de l’histoire a naturellement conduit les participants à s’intéresser aux initiatives politiques qui ont permis de construire et de préserver la paix en Europe après la Seconde Guerre mondiale.
Dans la continuité de ces échanges, les participants ont pu découvrir l’un des principaux artisans du projet européen en visitant la Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles. Cette visite leur a permis de mieux comprendre le parcours et l’engagement politique de celui qui est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Europe. Ils ont également découvert le musée attenant, qui présente des documents, des photographies et des expositions interactives retraçant son action politique ainsi que les grandes étapes de la construction européenne.
Le lendemain matin, direction le Luxembourg et plus précisément l’ « Europa Experience », un espace immersif et interactif créé par l’Union européenne afin de faire découvrir son fonctionnement, ses institutions et leur impact sur le quotidien des citoyens. En parallèle de cette visite, les participants ont découvert une toute nouvelle exposition intitulée « Démocratie Labo ». Grâce à différents stands interactifs, ils ont été invités à réfléchir aux principes de la démocratie, aux menaces qui pèsent sur elle ainsi qu’à ses nombreux atouts. Avant de reprendre la route du retour, tous ont pu participer à un grand quiz consacré à l’Union européenne, concluant ainsi ce week-end !
Nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des structures d’accueil ainsi que leurs équipes pour leur disponibilité et leur engagement. Merci également aux membres de Grand Est-Europe pour leur implication tout au long du week-end, ainsi que lors des différentes sessions de préparation.
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L’EUSALP Energy Award 2026 recherche les pionniers de la transition énergétique
Publié par Manon Bakker le jeudi 7 mai 2026
Mobilités, tourisme et cultureLes candidatures pour l’édition 2026 de l’EUSALP Energy Award sont officiellement ouvertes. Organisé par l’Action Group 9 de la stratégie européenne pour la région alpine (EUSALP), ce prix met à l’honneur les initiatives qui contribuent concrètement à faire des Alpes un modèle en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
Cette année, le thème retenu, « Energy Transition in the Alps: From Innovation to Real Impact », valorise les projets capables de transformer des idées innovantes en résultats tangibles, notamment dans les secteurs de l’électricité et du chauffage.
L’appel à candidatures s’adresse à un large éventail d’acteurs : agences de l’énergie, collectivités locales, entreprises, communautés énergétiques ou encore porteurs d’initiatives citoyennes.
Trois catégories sont ouvertes :
- innovation technologique ;
- innovation organisationnelle, sociale ou réglementaire ;
- innovation dans les modèles économiques.
Les projets sélectionnés bénéficieront d’une visibilité européenne, d’une promotion via les canaux de communication d’EUSALP ainsi que d’opportunités de mise en réseau avec les principaux acteurs de la transition énergétique dans l’espace alpin.
Dates clés :
- Ouverture de l’appel : 8 avril 2026
- Date limite de candidature : 12 juillet 2026, inscription
- Sélection du jury : juillet-août 2026
- Annonce des lauréats : 14 août 2026
- Cérémonie de remise des prix : 22 octobre 2026 lors du Forum annuel EUSALP à Lindau (Allemagne)
Informations et inscription en cliquant ici.
En complément, l’Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort (AUTB), les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté organisent un webinaire de présentation du Prix de l’énergie EUSALP 2026 le lundi 18 mai, de 9h30 à 10h30. Il est possible de s’inscrire au webinaire via ce formulaire.
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