Le réseau transeuropéen de transport au coeur d'une consultation

Le réseau transeuropéen de transport au coeur d’une consultation

Publié par MEGESolene le jeudi 27 janvier 2022

Mobilités, tourisme et culture

Le réseau transeuropéen de transport au coeur d’une consultation

Dans le cadre d’un paquet législatif plus large sur les transports, la Commission européenne a publié le 14 décembre 2021 la proposition de révision du règlement du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), avec ses cartes en annexe, afin de définir les priorités en matière d’infrastructures de transport éligibles au cofinancement européen pour accélérer leur réalisation. Dans ce contexte, la Commission a lancé un appel à contribution, ouvert jusqu’au 23 mars 2022, sur la révision des orientations du RTE-T. Cet appel à contributions permet à toute organisation ou personne intéressée par le sujet de s’exprimer sur cette proposition de réforme. Au regard de la géographie régionale et de l’importance de connexions multimodales efficaces, le sujet intéresse particulièrement le Grand Est. Les contributions reçues, de 4000 caractères maximum, alimenteront le débat législatif entre la Commission, le Parlement européen et le Conseil.


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Esch2022, une année de culture à la frontière franco-luxembourgeoise

Publié par Elena Jabri le mardi 25 janvier 2022

Mobilités, tourisme et culture

Esch2022, une année de culture à la frontière franco-luxembourgeoise

En 2022, c’est au tour du Luxembourg d’avoir « sa » capitale européenne de la culture : Esch-sur-Alzette. De façon innovante, sont associées à ce titre 10 autres communes du sud du Luxembourg ainsi que 8 communes de la Communauté de communes du Pays Haut Val d’Alzette (CCPHVA) en France.

Trois spécificités font d’Esch2022 une capitale européenne de la Culture différente des autres :

  1. Elle est résolument transfrontalière.
  2. Elle incarne non pas une grande ville mais tout un territoire composé de villes moyennes et entrecoupé de zones rurales.
  3. Elle est implantée sur une terre encore marquée par son passé minier et sidérurgique. Génération après génération, des populations sont venues de toute l’Europe pour travailler dans les industries. Elles y ont apporté leur culture, leur mémoire, leurs traditions.

Avec pour thème principal « Remix », Esch2022 entend raconter l’histoire d’une région transfrontalière, au cœur de la construction de l’Europe, et suivre ses transformations de l’ère industrielle vers la société du savoir.

Le site internet d’Esch2022 permet de découvrir les 140 projets programmés tout au long de l’année par Esch2022. 35 d’entre eux auront lieu dans la partie française de la Capitale européenne de la culture : spectacle vivant, théâtre, débats, cinéma, création numérique, concerts… Ils sont portés à la fois par des structures associatives locales (compagnie de danse Chor à corps à Audun-le-Tiche, Pôle de l’image de Villerupt) et par des institutions culturelles nationales (TNS, Centre dramatique national de Thionville, Cité musicale de Metz, INA). La plupart de ces projets sont franco-luxembourgeois ou associent d’autres artistes européens.

Le point commun de ces projets est leur forte dimension participative : les citoyens sont invités à contribuer à la réflexion et au processus créatif par des débats, des résidences d’artistes ou des ateliers pédagogiques.

Plusieurs sites insolites, comme les mines d’Audun-le-Tiche et du Tiercelet, accueilleront des événements Esch2022 côté français. L’Arche, tiers-lieu nouvellement créé et consacré au cinéma, au numérique et à la musique, sera également un centre de gravité important.

Neuf projets français d’Esch2022 ont été labellisés au titre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne.

Majoritairement financée par le Luxembourg, la Capitale européenne de la Culture Esch2022 bénéficie de la participation de la Région Grand Est à hauteur de 700 000 € pour soutenir les projets et l’attractivité de la partie française. Aux côtés des autres partenaires financiers français (DRAC Grand Est, Moselle, Meurthe-et-Moselle et CCPHVA), la Région Grand Est entend inscrire cet événement dans le long terme.

Les partenariats qu’Esch2022 a suscités entre artistes français et artistes luxembourgeois, entre amateurs et professionnels, entre citoyens de l’Europe réunis par la culture, ont vocation à se pérenniser pour redonner un souffle de fierté à une région qui tourne la page de la crise industrielle pour se tourner vers l’avenir.

Article proposé par la Région Grand Est


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Budget 2022 en hausse pour le programme « Europe créative »

Publié par Elena Jabri le mardi 25 janvier 2022

Mobilités, tourisme et culture

Budget 2022 en hausse pour le programme « Europe créative »

La Commission a adopté le 13 janvier le programme de travail 2022 d’Europe Créative, définissant les priorités, le budget et les actions qui seront mises en œuvre dans le cadre de ce programme au cours de l’année 2022.

Sur un budget global d’Europe Créative pour la période 2021-2027 de 2,4 milliards d’euros, il est prévu de mobiliser 385 millions d’euros pour les différentes actions, soit une augmentation de 90 millions d’euros par rapport à 2021. Il s’agit de la plus importante dotation budgétaire allouée au programme jusqu’ici. La répartition du budget global amène à un engagement de près d’un tiers du budget de Europe créative au cours des deux premières années de programmation.

Cette augmentation vise à répondre au besoin urgent de financement pour ces secteurs en difficulté, afin de soutenir leur redressement et leur résilience dans le contexte difficile de la crise sanitaire. L’année 2022 devrait être une année clé de ce programme, avec des opportunités plus nombreuses et plus diversifiées pour les acteurs des secteurs culturels et créatifs que pour les autres années à venir.

Celui-ci est composé de trois volets : le volet Culture, le volet Media et le volet Transsectoriel.

Le volet Culture du programme contiendra de nouveaux appels et initiatives pour les secteurs de la musique, du patrimoine culturel, des arts du spectacle et de la littérature. Il lancera également un programme de mobilité destiné aux acteurs de la culture souhaitant se rendre à l’étranger pour acquérir une expérience professionnelle ou établir des collaborations internationales.

Le volet Media, axé sur l’audiovisuel, présentera également plusieurs nouveautés en 2022, notamment un soutien au développement de jeux vidéo innovants et d’expériences de réalité virtuelle.

Le volet Transsectoriel renforcera quant à lui le financement du laboratoire d’innovation créative et contribuera au nouveau Bauhaus européen.

En outre, les taux de cofinancement pour les projets de coopération culturelle, ainsi que pour plusieurs actions MEDIA, ont été augmentés, pouvant atteindre un maximum de 95% sur certaines actions.

Enfin, la Commission a par ailleurs annoncé que le programme englobera des initiatives portant sur d’autres priorités de l’UE, notamment l’Année européenne de la jeunesse.


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Erasmus+ : c’est parti pour vos candidatures 2022 !

Publié par Virginie Manfroni le lundi 20 décembre 2021

Mobilités, tourisme et culture Recherche, innovation, enseignement supérieur

Erasmus+ : c’est parti pour vos candidatures 2022 !

La Commission européenne a annoncé, le 24 novembre 2021, qu’elle déployait près de 3,9 milliards € au travers du programme Erasmus+ en 2022, pour soutenir des projets européens en matière de mobilité et de coopération dans les domaines de l’éducation, la formation, la jeunesse et du sport.

Erasmus+ est le programme européen qui permet aux étudiants, stagiaires, élèves, apprentis, enseignants, formateurs, personnels, demandeurs d’emploi, jeunes, d’expérimenter un séjour (études, stage) à l’étranger pour renforcer leurs connaissances, leurs compétences et leur employabilité. Il soutient aussi les organismes d’éducation et de formation souhaitant travailler ensemble au sein de partenariats européens ou internationaux pour partager les savoir-faire et innover dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Pour 2021-2027, Erasmus+ doit contribuer à répondre principalement à quatre priorités de l’Union européenne : l’inclusion, la transition écologique, la transformation numérique et la participation à la vie démocratique.

Avec la publication officielle du programme de travail 2022 d’Erasmus+, la Commission européenne a lancé l’appel à propositions (AAP) annuel qui définit le cadre et les priorités 2022 pour financer des périodes d’études et des stages à l’étranger et pour organiser des échanges de personnel et des projets de coopération. Chaque année et conformément au fonctionnement propre d’Erasmus+, la publication de cet appel à propositions par la Commission européenne représente le feu vert au dépôt des candidatures en fournissant les documents de préparation, dont le guide du programme 2022, document de référence de tous les porteurs de projets Erasmus+ : il décrit les activités qui peuvent être soutenues, les financements, ainsi que les modalités de participation.

Pour 2022, le programme de travail vise plus particulièrement des actions qui contribueront à renforcer les compétences et l’employabilité des Européens, ainsi qu’à moderniser les systèmes d’éducation, de formation et de jeunesse existants dans l’UE. L’AAP introduit quelques nouveautés et les activités proposées devront notamment :

  • Favoriser les projets à grande échelle pour adapter les systèmes d’éducation aux transitions numérique et écologique,
  • Mettre l’accent sur les échanges avec les pays tiers, notamment dans la formation professionnelle et le sport,
  • Rendre le programme « Discover EU » (offrant aux jeunes de 18 ans la possibilité de voyager dans toute l’Europe) plus inclusif avec des appels réservés aux jeunes ayant moins d’opportunités de voyages,
  • Participer à une meilleure diffusion de la connaissance des objectifs et du fonctionnement de l’UE au sein des écoles, au travers notamment des Actions Jean Monnet qui feront la promotion de l’enseignement sur l’Union européenne.

En cette année 2022 qui célèbrera les 35 ans du programme Erasmus+, le budget total alloué est important puisque 3,9 Md€ seront attribués à l’ensemble des projets retenus. Les dates limites de dépôt varient entre le 23 février et le 19 octobre 2022 selon les actions. Les AAP concernent à la fois les actions dites « centralisées », gérées par l’Agence Exécutive Education, Audiovisuel et Culture (EACEA), mais aussi les actions gérées par l’Agence Erasmus+ France Education/formation. Afin d’accompagner les candidats et les bénéficiaires, la Commission européenne met à disposition un portail donnant accès à l’ensemble des outils nécessaires à la mise en œuvre des projets Erasmus+. En parallèle, l’Agence Erasmus+ France Education/Formation a annoncé qu’elle préparait un cycle 2022 « Prêts pour Erasmus+ » de sessions d’information en ligne.

Outre les appels annoncés ce 24 novembre 2021, le programme de travail 2022 comprend d’autres actions pouvant être lancées en dehors de cet appel à proposition 2022. A titre d’exemple, deux AAP pour le déploiement des « Alliances d’universités européennes » ont été ouverts le 30 novembre dernier, avec une date de clôture fixée au 22 mars 2022. Initiative phare de l’UE lancée en 2019 et participant à la construction de l’espace européen de l’éducation d’ici à 2025, les alliances d’universités européennes concernent une coopération intégrée à long terme entre les établissements d’enseignement supérieur à travers l’Europe. Avec un budget total de 272 millions €, montant le plus élevé alloué à cette initiative jusqu’à présent, les appels 2022 Erasmus+ pour les universités européennes se divisent en deux approches :

– d’une part, un soutien aux alliances déjà existantes, y compris (mais sans s’y limiter) les alliances d’universités européennes sélectionnées dans le cadre de l’appel à propositions Erasmus+ 2019, dans le but d’approfondir, d’intensifier et d’élargir la coopération existante et le processus de transformation de l’enseignement supérieur européen,

– d’autre part un soutien à la création d’alliances totalement nouvelles.

En 2019 et 2020, 41 alliances ont été sélectionnées. Rassemblant plus de 280 établissements d’enseignement supérieur, elles représentent près de 6,9 millions d’étudiants (soit environ 18% des étudiants de l’ensemble de l’espace européen). 32 établissements français sont impliqués dans 28 alliances, dont 10 établissements en tant que coordinateur. Parmi eux se trouvent trois universités du Grand Est : l’Université de Strasbourg qui pilote l’alliance « Epicur » (European Partnership for an Innovative Campus Unifying Regions), issue de la première génération d’alliances universitaires européennes, et à laquelle participe aussi l’Université de Haute-Alsace. De son côté, l’Université de technologie de Troyes pilote l’alliance « EUt+ » (European University of Technology), depuis 2020.


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Nouveaux projets Erasmus+ bientôt mis en œuvre par les universités du Grand Est

Publié par Virginie Manfroni le mardi 16 novembre 2021

Mobilités, tourisme et culture Recherche, innovation, enseignement supérieur

Nouveaux projets Erasmus+ bientôt mis en œuvre par les universités du Grand Est

Les résultats des premiers appels à projet 2021 du programme Erasmus + ont été diffusés le 15 octobre dernier : le Grand Est montre une très bonne dynamique avec une quinzaine de projets retenus et l’implication des cinq universités dans ces nouveaux projets sélectionnés !

 

Programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, ouvert à tous publics et à tous les domaines de l’éducation et de la formation académique et professionnelle, Erasmus+ finance, avec un budget de 26,2 milliards € pour 2021-2027, des projets répondant aux nouvelles priorités de ce programme : favoriser l’inclusion et la diversité (en facilitant l’accès à des publics défavorisés ou moins habitués à ce type de programme), contribuer à la lutte contre le changement climatique (en soutenant les filières qui vont contribuer à réorienter le modèle économique de l’Union européenne vers une UE plus verte), accompagner la transition numérique (en développant des compétences numériques de qualité à grande échelle), et défendre les valeurs communes européennes.

 

En octobre 2021, la Région Grand Est, Grand Est-Europe et ses universités membres ont lancé le cycle Erasmus+ en Grand Est, avec le soutien de l’Agence Erasmus+ France Education/Formation pour approfondir les financements liés à l’action-clé 2 : ce volet du programme, qui représente 30% du budget global, soutient le développement des partenariats entre les acteurs de l’éducation et de la formation en Europe et dans le monde, afin d’améliorer les pratiques, de développer des outils ou de nouvelles méthodes de formation, et de consolider des réseaux transnationaux.

 

Alors que 2021 est une année de transition avec la mise en route du nouveau cadre pluriannuel 2021-2027, six appels à projets (AAP) avaient pu être ouverts dès le printemps 2021 pour le volet « partenariats ». Le budget 2021 dédié s’élevait à 66 millions € pour les projets portés par des établissements d’enseignement supérieur français. Suite aux premiers résultats diffusés en octobre, 4,5 millions € seront attribués à des projets portés par des établissements du Grand Est. Voici quelques exemples des projets qui seront déployés par les universités du Grand Est, dès 2022, pour une durée moyenne de trois ans.

 

Tout d’abord, le projet ARTeMIS sera mis en œuvre par l’Université de Lorraine (UL), au sein d’un consortium réunissant des établissements grecs et allemands. Ce partenariat de coopération dans l’enseignement supérieur devrait bénéficier d’un financement avoisinant les 400 000 € pour mettre en place des ateliers sur des techniques d’analyse spécifiques (notamment l’utilisation d’outils spectroscopiques de terrain) pour les enseignants et les étudiants, mais aussi pour constituer des écoles de terrain incluant des ateliers et des travaux de cartographie en groupe multi-nationalités (en mobilité) et enfin pour faciliter le travail en collaboration avec des ergothérapeutes.

Comme le précise l’UL, « deux objectifs principaux sont à l’origine du projet ARTeMIS : l’objectif à court terme est de former des géologues d’exploration à fort potentiel d’employabilité grâce à de fortes compétences en géologie de terrain, logistique, utilisation des nouvelles technologies, sensibilité culturelle et linguistique. L’objectif à long terme concerne le développement de la géologie moderne. En effet, la géologie est une science très sensible avec de forts impacts économiques et environnementaux. Par conséquent, les étudiants doivent connaître et pratiquer la géologie de base, l’approche naturelle originale, comme la minéralogie, la pétrographie, la paléontologie, … mais ils ont de plus en plus besoin de connaître les technologies modernes telles que SIG, spectroscopie, programmation, gestion des données, etc. Cela conduit inévitablement à une grande variété d’emplois, mais conduira également à une large variété de formations. Ces nouvelles opportunités d’emploi s’ouvrent également à des personnes délaissées par la géologie classique et ces nouveaux développements rendent la géologie accessible pour personnes en situation de handicap, comme dans la logistique, dans la préparation et l’analyse d’échantillons. Notre projet vise à étudier cette diversité négligée et les arrangements possibles pour développer la géologie d’avenir ».

 

De son côté, l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) mettra en œuvre, en partenariat avec l’Institut Régional du Travail Social de Champagne-Ardenne (IRTS), le projet de partenariat de coopération « COM-IN » (« Promoting communicative development in children and adolescents with intellectual developmental disabilities to support their inclusion »). Ce projet réunit huit partenaires issus de cinq pays européens : outre les partenaires français du Grand Est, « COM-IN » va faire travailler ensemble des partenaires belges, espagnols, grecs et finlandais.

L’URCA précise que « COM-IN » poursuit un objectif principal : « ce projet, conçu par Christelle Declercq, maîtresse de conférence au sein du laboratoire C2S de l’URCA, vise à élaborer un diagnostic de l’accompagnement des compétences en communication des jeunes de 10 à 25 ans porteurs d’un trouble du développement intellectuel en Europe pour ensuite construire des formations pour les professionnels travaillant avec ces jeunes, tout cela afin de favoriser l’inclusion des personnes porteuses d’un tel trouble du développement intellectuel. »

Comme le mentionne l’URCA, l’IRTS (coordinateur du projet) et les autres partenaires du consortium sont partis du constat que, « au sein de l’UE, la mise en œuvre de stratégies appropriées pour soutenir la communication est insuffisante. Les aides destinées aux adolescents et aux jeunes adultes sont encore rares et il n’y a pas d’harmonisation, au niveau européen, dans les programmes de soutien ou dans la formation des professionnels travaillant avec ces publics empêchés. En effet, il existe de fortes disparités entre les Etats membres sur ce sujet ce qui a conduit à des pratiques professionnelles différentes pour soutenir le développement et l’inclusion de ces jeunes. Pour apprendre, travailler, développer des relations et s’engager dans différents contextes sociaux, il est essentiel de soutenir la communication, et il est à noter que les professionnels du domaine ont exprimé un besoin crucial de formation dans ce domaine de la communication. »

Pour tenter d’apporter une réponse à ces difficultés, et avec un financement de plus de 360 000 €, le projet « COM-IN » prévoit d’atteindre quatre livrables principaux : une enquête de sensibilisation sur les besoins en formation des professionnels qui travaillent avec les jeunes porteurs d’une déficience intellectuelle, un guide sur le développement des compétences socio-communicatives à destination des professionnels, un module de formation dédié aux professionnels sur le développement des compétences socio-communicatives et un MOOC (Massive Open Online Course) développé à partir du guide et du module de formation.

 

Quant à l’Université de Strasbourg (Unistra), elle coordonnera dès février 2022, un partenariat de coopération dans l’enseignement et la formation professionnels, intitulé SIBILA (« Innovative Training Programme towards the Integration of Competitive Intelligence and Technology Watch Practices and Methods in SMEs from Manufacturing Sectors »), regroupant cinq partenaires européens issus d’Espagne, de Pologne, de Bulgarie et de République tchèque. Unistra précise le contexte de la mise en place de ce projet : « La veille technologique et de concurrentiel (TW&CI) est devenue une pratique commerciale cruciale pour être compétitif dans un environnement de plus en plus numérique, global et dynamique. Elle permet aux organisations de connaître les derniers développements des concurrents, de surveiller systématiquement ce qui se passe dans leur environnement, d’anticiper les changements et de prendre des décisions, en minimisant les risques et en saisissant les opportunités d’innovation. En ce sens, les PME des secteurs qui suivent traditionnellement les tendances de la mode, tels que l’ameublement et le textile, fragilisé depuis quelques années par la mondialisation, commencent à prendre conscience de l’importance de surveiller l’environnement commercial pour connaître les tendances de pointe à venir et s’adapter aux changements du marché, et en outre, de l’importance pour le personnel clé d’avoir les bonnes compétences pour intégrer ces pratiques dans les activités quotidiennes. L’objectif principal du projet SIBILA est de soutenir les PME européennes du secteur de l’ameublement, du textile et d’autres secteurs traditionnels de l’UE avec la conception et le développement d’un ensemble d’outils de formation qui va se centrer ce segment particulier d’une fonction d’entreprise, celle de la veille technologique et concurrentiel. »

Avec une enveloppe d’environ 260 000 € le projet sera mis en œuvre en plusieurs étapes : d’abord avec la réalisation d’une analyse approfondie sur la manière dont les PME du secteur de l’ameublement et du textile, ainsi que d’autres secteurs traditionnels (tels que la chaussure ou le métal), mettent en œuvre les stratégies en matière de TW&CI. Ensuite sera défini le programme d’études le plus approprié en fonction des besoins en matière de connaissances, d’aptitudes et de compétences identifiés dans la phase 1, ce qui permettra de développer une stratégie d’apprentissage et d’enseignement innovante pour l’enseignement des TW&CI. Puis sera développé le matériel de formation nécessaire au programme commun SIBILA. Enfin, le projet produira un outil de diagnostic TW&CI qui va permettre à toute PME Textile-ameublement de faire un point de situation concurrentielle global, mais aussi de prendre conscience de ses points forts et faibles, de l’aider à tracer des axes de repositionnement compte tenu du marché.

 

De son côté, l’Université de Technologie de Troyes (UTT) portera, dès janvier 2022, le projet « LT4SUSTAIN », en partenariat avec l’Université de Mons en Belgique, l’Université technologique de Dublin, mais aussi l’association Léonard de Vinci, Institut Polytechnique de Grenoble, l’Ecole Nationale Supérieure de l’Energie, l’Eau et l’Environnement et le Low-Tech Lab Grenoble. Ce projet de partenariat en enseignement supérieur, pour lequel une enveloppe de près de 400 000 € a été attribuée, va poursuivre un objectif global précisé par l’UTT : le projet vise à « sensibiliser un large panel d’étudiants européens aux low-tech à travers un hackathon ouvert, priorisant la diversité et l’inclusion, et de donner aux étudiants désireux d’aller plus loin, la capacité d’entreprendre des aventures entrepreneuriales sur des solutions conviviales, soutenables et utiles ». La low-tech (qui s’oppose à la « high-tech ») se base sur le principe de mise en œuvre des technologies simples, accessibles à tous et facilement réparables, faisant appel à des moyens courants et localement disponibles. La low-tech privilégie donc des solutions technologiques peu coûteuses, dans le respect de l’environnement. Ce concept, privilégiant le savoir-faire et le sens pratique de l’humain, est de plus en plus perçu comme une solution d’avenir sur le plan écologique et économique. Au travers de ce projet, l’UTT va donc chercher à valoriser cette démarche.

 

Enfin, l’école nationale supérieure d’ingénieurs Sud-Alsace (ENSISA), composante de l’Université de Haute Alsace (UHA), mettra en œuvre le projet « WE-TEAM », dans le cadre d’un appel à projet extraordinaire Erasmus Mundus 2020, dont la mise en application et la création du consortium est intervenue en 2021. Autour de l’UHA, cinq autres établissements partenaires (l’Université de Gand en Belgique, l’Institut de Technologie de Kyoto au Japon, l’Université de Boras en Suède, l’Université de l’Attique de l’Ouest en Grèce, et l’Université Polytechnique de Valence en Espagne) délivreront chacun un diplôme national de Master dans le domaine de la science des fibres, dans le cadre d’un programme de formation intégré créé spécifiquement pour cet appel à projet. Cinq autres partenaires qui ne délivrent pas de diplôme mais qui participent aux enseignements, sont également associés au consortium : l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles en France, l’Université Technologique de Lodz en Pologne, l’Université Shinsu au Japon, l’Université technique de Dresde en Allemagne et l’Université de Technologie de Kaunas en Lituanie. L’UHA estime que « dans le cadre de ce projet d’excellence, elle renforce sa position de partenaire incontournable au niveau européen et spécifiquement reconnu dans l’enseignement supérieur à travers la formation d’ingénieurs en textile et fibres, notamment grâce aux mobilités des enseignants qui délivreront des cours dans les universités partenaires ». De même, l’accueil des étudiants du programme au cours du semestre 2 de la formation en 2023-2024, participera au rayonnement de l’UHA. Concernant le programme de formation, l’UHA précise qu’il a « pour objectif de former des spécialistes du matériau fibreux qui possèdent de bonnes connaissances de la fibre, du fil, de la fabrication des étoffes, et de la confection, pour des applications telles que les textiles techniques ou les textiles intelligents. Les diplômés sont particulièrement aptes à évoluer professionnellement dans un environnement international. Dans ce but, le cursus intégré oblige les étudiants français à côtoyer au quotidien des étudiants d’autres nationalités, et à interagir avec eux dans le cadre d’activités d’enseignement et de projet. Par ailleurs le changement de pays à chaque semestre, ainsi que le profil international des enseignants, contribuent à acquérir les compétences interculturelles nécessaires à l’ingénieur textile dans un univers industriel qui est de plus en plus globalisé. » L’UHA conclut que la « spécificité du programme WeTeam apporte donc une richesse en termes de savoir être au diplômé, qui n’aurait pas pu être acquise au sein de l’UHA uniquement. » 

 

En conclusion, la mise en œuvre de ces projets devrait montrer une fois de plus que participer au programme Erasmus+ représente une excellente opportunité de renforcer des connaissances, des compétences et même son employabilité pour tous ceux qui peuvent bénéficier d’une mobilité à l’étranger. Avec ces projets, une nouvelle dynamique va se mettre en place au sein des universités du Grand Est, dès 2022. 2022 qui sera aussi l’année des 35 ans du programme Erasmus+ !

 

Article co-rédigé avec les universités membres de Grand Est-Europe : Université de Haute Alsace, Université de Lorraine, Université de Reims Champagne-Ardenne, Université de Strasbourg et Université de Technologie de Troyes.


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Lancement d’un appel à projets Journée franco-allemande 2022

Publié par Elena Jabri le vendredi 5 novembre 2021

Mobilités, tourisme et culture

Lancement d’un appel à projets Journée franco-allemande 2022

Chaque année, le 22 janvier est l’occasion de célébrer l’amitié franco-allemande. Cette date symbolique a été choisie en 2003, lors du 40e anniversaire du Traité de l’Élysée, le traité signé le 22 janvier 1963 pour exprimer et renforcer la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Dans ce contexte, le Fonds citoyen franco-allemand a récemment lancé un appel à participation pour des projets et actions pour la Journée franco-allemande 2022.

Les collectivités territoriales et autres organisations intéressées ont jusqu’au 19 novembre pour déposer une demande de subvention en ligne. Les projets susceptibles d’être soutenus doivent :

  • permettre des échanges avec l’Allemagne,
  • avoir pour thème les relations franco-allemandes,
  • traiter un thème sous un angle franco-allemand,
  • donner envie de découvrir l’Allemagne.

Cette année, les projets ayant pour thème « L’Europe » et « La participation citoyenne » feront l’objet d’une attention particulière. Les événements devront se dérouler entre le 19 et le 30 janvier 2022.

Les subventions peuvent s’élever jusqu’à 5 000 € et financer jusqu’à 80% des frais engagés. Les projets destinés uniquement aux enfants et aux jeunes sont exclus du dispositif.


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DiscoverEU, partez à la découverte de l’Europe en train

Publié par Elena Jabri le mercredi 13 octobre 2021

Mobilités, tourisme et culture

DiscoverEU, partez à la découverte de l’Europe en train

DiscoverEU, lancée en 2018, est une initiative de l’Union européenne qui vise à permettre aux jeunes européens de découvrir en train leur continent et sa diversité, d’aller à la rencontre des citoyens des autres pays européens. Dans ce cadre, la Commission européenne fait bénéficier à des jeunes – seuls ou en groupe – de 18 à 20 ans de 60 000 passes ferroviaires européens gratuits.

Habituellement destinée aux citoyens de l’Union européenne âgés de 18 ans, l’initiative est exceptionnellement ouverte cette année aux jeunes âgés de 18 à 20 ans, l’édition précédente du concours ayant été annulée en raison de la crise sanitaire.

Les participants sélectionnés recevront un titre de transport et pourront voyager pendant au minimum 1 jour et au maximum 30 jours entre le 1er mars 2022 et le 28 février 2023.

Les candidatures sont ouvertes du 12 au 26 octobre 2021 via la plateforme dédiée DiscoverEU.


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Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) : 7 Milliards d’euros pour les infrastructures de transport

Publié par Elena Jabri le vendredi 1 octobre 2021

Mobilités, tourisme et culture

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) : 7 Milliards d’euros pour les infrastructures de transport

Le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), doté de 25,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, est le programme européen phare pour cofinancer le développement et le renforcement du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) dans les États membres de l’UE.

Le volet transport de ce programme doit permettre de cofinancer des projets qui renforcent la multimodalité, améliorent les infrastructures, favorisent le développement de l’innovation et des nouvelles technologies sur les neuf corridors du RTE-T.

Le 16 septembre dernier, la Commission européenne a lancé 77 appels à propositions dans le cadre du volet transport du programme MIE, d’une enveloppe globale de 7 milliards d’euros, dont :

Les autorités publiques concernées avec l’accord préalable de leur Etat membre, ainsi que les États membres peuvent soumettre les projets d’ici le 19 janvier 2022 via le portail « funding & tenders« .

Pour plus de détails, retrouvez la journée d’information sur les appels à projet du MIE-T hors carburants alternatifs de la Commission européenne du 27 septembre dernier (ordre du jour et rediffusion).

Une journée d’information (date à venir) sera spécifiquement dédiée en octobre aux appels relatifs aux carburants alternatifs.


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Semaine européenne des régions et des villes

Publié par Mathis Nouvelle le mardi 28 septembre 2021

Mobilités, tourisme et culture

Semaine européenne des régions et des villes

Participez à la semaine européenne des régions et des villes 2021 :

La 19e édition de la Semaine européenne des régions et de villes aura lieu intégralement en ligne du 11 au 14 octobre.

Organisé par la Commission européenne et le Comité européen des régions, en partenariats avec de nombreuses institutions locales et régionales, la semaine européenne des villes et des régions promeut le débat et la coopération sur la politique régionale en Europe.

Au travers de près de 300 ateliers qui se dérouleront lors de cet événement unique de mise en réseau, d’échange et de valorisation des initiatives locales dans toute l’Europe, seront à l’honneur cette année les thématiques suivantes : cohésion, transition verte, transition numérique, engagement citoyen.

Pour prendre connaissance des événements à venir, retrouvez le Programme de la semaine européenne des régions et des villes.

Les inscriptions aux différents événements clôtureront début octobre.


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Europe Créative : 300 millions d’euros en 2021 pour soutenir une coopération culturelle innovante

Publié par Elena Jabri le mercredi 4 août 2021

Mobilités, tourisme et culture

Europe Créative : 300 millions d’euros en 2021 pour soutenir une coopération culturelle innovante

Le programme de travail 2021 du programme Europe Créative de la Commission européenne alloue un budget d’environ 300 millions d’euros afin de soutenir les professionnels et les artistes de tous les secteurs culturels et créatifs.

En 2021, une vingtaine d’appels à proposition ont été lancés, la plupart avec des dates de clôture comprises entre août et novembre 2021. Tous ces appels à proposition sont consultables sur le portail des offres et financements de la Commission européenne.

Le programme Europe créative est composé de 3 sous-programmes : le volet Culture, le volet Media (audiovisuel et cinéma) et le volet Trans-sectoriel (facilitant la collaboration entre les secteurs).

Les appels à propositions du volet Culture soutiennent spécifiquement :

  • Les projets de coopération européenne ;
  • Les plateformes européennes pour la promotion des talents émergents ;
  • Les réseaux européens des organismes culturels et créatifs ;
  • La diffusion des œuvres littéraires européennes ;
  • La mobilité des artistes et professionnels de la culture.

Les appels à propositions du volet MEDIA s’articulent autour de quatre pôles :

  • Le Cluster Content (contenus), qui encourage la collaboration et l’innovation dans la création d’œuvres audiovisuelles européennes ;
  • Le Cluster Business (entreprises), qui vise à promouvoir l’innovation et la compétitivité dans le secteur audiovisuel européen ;
  • Le Cluster Audience (publics), qui veut renforcer l’accès et la visibilité des œuvres audiovisuelles ;
  • Le Cluster Policy (politiques), qui souhaite promouvoir une approche européenne commune des principales questions de politique audiovisuelle.

Les appels à propositions du volet Trans-sectoriel encouragent quant à eux :

  • Les partenariats et collaborations dans le domaine du journalisme ainsi que la promotion d’un environnement médiatique diversifié, indépendant et pluraliste.
  • La coopération politique et l’innovation : dans ce domaine, l’appel Innovation Lab est particulièrement novateur. Il cherche à encourager le partage d’expertises le plus large possible en matière de conception et d’essais de solutions numériques innovantes, entre des acteurs diversifiés : entités publiques et privées, des collectivités, des universités, des entreprises de nouvelles technologies et des start ups, ou encore des organisations culturelles, audiovisuelles et créatives. Afin d’accompagner la transformation écologique et numérique des secteurs créatifs et culturels, l’appel Innovation lab actuellement ouvert vise à soutenir le développement d’outils éducatifs innovants pour aborder des sujets sociétaux tels que la désinformation.

Tous les appels à proposition Europe Créative sont ouverts à toutes les organisations actives dans les secteurs culturels et créatifs concernés, y compris les autorités locales et régionales, les entreprises et PME, les universités, les associations et les organisations non gouvernementales. Ils visent donc à financer de nouvelles opportunités avec un programme 2021-2027 qui soutient davantage l’inclusion, à travers une participation plus forte des personnes handicapées, des minorités et personnes issues de milieux défavorisés, ainsi que par la participation de plus d’artistes féminins.

Enfin, le budget total du nouveau programme Europe Créative, représentant 2,4 milliards d’euros sur sept ans, est en hausse de 63 % par rapport au programme 2014-2020 afin de contribuer à la relance du secteur et de soutenir davantage de professionnels du monde de la culture impactés par la pandémie de Covid-19.


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