Retour sur l'assemblée générale de Grand Est-Europe du 12 juin 2026

Retour sur l’assemblée générale de Grand Est-Europe du 12 juin 2026

Publié par Manon Bakker le lundi 22 juin 2026

Mobilités, tourisme et culture

Retour sur l’assemblée générale de Grand Est-Europe du 12 juin 2026

Le vendredi 12 juin 2026 s’est tenue en ligne l’assemblée générale de Grand Est-Europe, présidée par Anne Sander, présidente du GIP.

La séance s’est ouverte par l’intervention de Roland Theis, député allemand au Bundestag et membre du bureau de l’Assemblée parlementaire franco-allemande. Dans un contexte international incertain, il a rappelé les enjeux cruciaux de la coopération franco-allemande pour l’avenir de l’Europe.

L’assemblée générale a ensuite poursuivi son ordre du jour avec notamment le vote des comptes 2025 et du budget supplémentaire 2026, des discussions sur le budget de l’UE 2028-2034, ainsi que sur les enjeux économiques et les projets européens. Ce fut également l’occasion de revenir sur la mise en œuvre du programme de travail, en évoquant les temps forts de ce premier semestre 2026 : petit-déjeuner sur la bioéconomie, rencontre du Grand Est sur les financements européens en R&I, webinaires « L’Europe en 1h », week-end citoyenneté, mais aussi les actions à venir.

Par ailleurs, Catherine Trautmann a été élue nouvelle membre du bureau, rejoignant ainsi Arnaud Robinet, Hélène Boulanger et Gilbert Stimplflin.

Rendez-vous en 2027 pour la prochaine assemblée générale, qui se tiendra en présentiel à Mulhouse.


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L’Université de Lorraine renforce son ancrage européen : retour sur un printemps placé sous le signe de la coopération

Publié par Manon Bakker le lundi 22 juin 2026

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L’Université de Lorraine renforce son ancrage européen : retour sur un printemps placé sous le signe de la coopération

L’Université de Lorraine poursuit la structuration de sa stratégie Europe, avec un printemps 2026 marqué par plusieurs initiatives fortes destinées à renforcer ses liens avec les acteurs clés européens et à mieux faire connaître les expertises du site lorrain.

De Vienne à Bruxelles, deux temps forts pour la stratégie Europe

Le 23 avril 2026, l’Université de Lorraine a co-organisé à Vienne, avec l’Institut français d’Autriche, un événement consacré à la stratégie européenne des universités et aux coopérations de recherche en Europe. Cette rencontre, qui marquait également les 30 ans du programme Hubert Curien Amadeus, a réuni universités françaises, autrichiennes et partenaires européens pour comparer leurs approches stratégiques et approfondir les mécanismes de coopération au sein de l’Espace européen de la recherche. Elle a notamment mis en lumière une trajectoire désormais bien identifiée : les coopérations bilatérales constituent souvent une première étape vers des projets européens plus structurants.

Quelques semaines plus tard, les 11 et 12 mai 2026, le Comité stratégie Europe de l’Université de Lorraine s’est réuni à Bruxelles pour un séminaire de travail rassemblant référents scientifiques et chargés d’affaires européennes. Cette rencontre a permis aux participants d’échanger directement avec des représentants de la France auprès de l’Union européenne, des membres du Parlement européen et des experts de la Commission européenne, dans un contexte marqué par les négociations en cours autour du futur programme-cadre de recherche et d’innovation, autour d’enjeux tels que la souveraineté européenne ou la place des compétences dans la compétitivité du continent. Des ateliers thématiques consacrés à la décarbonation de l’industrie, au leadership numérique ainsi qu’à la santé et aux biotechnologies ont permis de faire émerger des premières pistes de contribution du site lorrain aux priorités européennes.

Une stratégie Europe construite sur la mise en réseau

Ces deux initiatives s’inscrivent dans une même logique, celle d’une stratégie Europe qui fait de la connexion avec les acteurs clés européens un véritable pilier. Pour l’Université de Lorraine, il s’agit de renforcer la capacité d’internationalisation de l’établissement, de développer des partenariats stratégiques en Europe et de permettre à davantage d’enseignants-chercheurs d’incarner leur recherche dans l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Ce positionnement repose largement sur une dimension relationnelle. Invitée à l’événement organisé à Vienne, Gülgün Alpan, vice-présidente des affaires internationales à Grenoble INP UGA, a souligné que « s’inscrire dans un réseau européen permet d’accroître la visibilité des établissements, d’améliorer la qualité des résultats de recherche et de bénéficier d’un accès partagé à des infrastructures qu’une institution seule ne pourrait financer ». Un constat partagé par les autres établissements européens participants à l’événement et par l’Université de Lorraine, qui voient dans ces coopérations un pilier central de leur stratégie de recherche, à la fois pour accéder à des financements compétitifs et pour s’inscrire dans des réseaux internationaux durables.

C’est donc précisément cette dynamique que l’Université de Lorraine entend nourrir, en invitant les acteurs intéressés à se rapprocher de ses chargés de mission européenne pour explorer des collaborations, qu’il s’agisse de débats européens, d’actions d’influence ou de projets de recherche, de formation ou d’innovation.

Les livrets thématiques, un nouvel outil de mise en relation

Cette ambition de connexion se traduit aujourd’hui par une initiative concrète : le lancement de livrets thématiques destinés à valoriser les chercheurs du site lorrain en lien avec les appels à projets européens à venir. Six thématiques clés seront couvertes à l’automne, mais c’est sur la santé qu’a porté le tout premier livret, pensé comme un facilitateur de collaborations permettant d’identifier rapidement les expertises disponibles sur le site lorrain.

L’outil répond à un enjeu simple mais structurant : mieux se connaître pour mieux collaborer. En rendant visibles, à l’échelle européenne, les compétences et thématiques de recherche des équipes lorraines, ces livrets viennent compléter l’accompagnement déjà proposé aux chercheurs pour le montage et le pilotage de projets européens.

 

Cette initiative résonne particulièrement avec les actions portées par le Comité de liaison en Grand Est (CLEGE) à l’échelle du Grand Est, copiloté par la Région Grand Est, l’Etat (par l’intermédiaire de la DRARI) et Grand Est-Europe. En facilitant l’identification de partenaires potentiels et l’émergence de nouveaux projets collaboratifs, l’Université de Lorraine, membre investi et actif dans les activités du CLEGE, contribue à la dynamique que Grand Est Europe et les membres du CLEGE cherchent également à encourager : mieux structurer l’écosystème régional de R&I, en s’inscrivant dans les priorités européennes, pour mieux se positionner dans la course aux financements européens.

Plus d’information sur le site l’Université de Lorraine dédié à sa stratégie Europe

 

@Université de Lorraine


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Bioéconomie : un futur master européen qui mise sur les sciences sociales

Publié par Manon Bakker le mercredi 17 juin 2026

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Bioéconomie : un futur master européen qui mise sur les sciences sociales

La transition vers une bioéconomie durable compte parmi les priorités de l’Europe. Reste à former ceux qui la conduiront. Le défi des années à venir est de combiner des compétences capables d’accompagner les décisions dans toute leur complexité, dans un monde dominé par une logique techniciste où les cursus forment d’excellents spécialistes, sans toujours leur donner les leviers économiques et politiques qu’exige une transition juste et mobilisante. C’est le pari d’EMASBIO, futur master Erasmus Mundus en bioéconomie écologique au sein de UFR des Sciences Économiques Sociales et de Gestion de Université de Reims Champagne-Ardenne qui réunit des partenaires en Italie, au Canada et en Finlande.

Une bioéconomie qui grandit, des compétences qui manquent

Sur deux ans, EMASBIO abordera la bioéconomie par l’économie, le management et les sciences sociales : ce qui fait qu’une transition réussit ou échoue sur le terrain. Là où beaucoup de masters s’arrêtent à la biotechnologie, il rappellera qu’il existe plusieurs bioéconomies possibles, pas une seule voie tracée. Ses diplômés acquerront des compétences encore rares, issues des recherches les plus récentes sur la bioéconomie écologique : développer de nouveaux modèles de développement socio-économique adaptés aux limites de la biosphère, nourris par une compréhension systémique de la bioéconomie ; évaluer la durabilité et la justice d’une transition (ex. usage des terres, biodiversité, emplois, création de valeur) ; anticiper les transformations à venir et co-construire des projets avec les entreprises, les pouvoirs publics et les collectifs.

Ces compétences ouvrent sur des métiers en pleine structuration : chargé de mission bioéconomie dans une collectivité, un pôle de compétitivité ou une ONG, coordinateur de projets territoriaux de transition, consultant en durabilité ou en stratégie bas-carbone, analyste de politiques publiques agricoles et forestières, chargé d’affaires dans les filières de la bioéconomie industrielle. Ce sont des profils que les employeurs peinent encore à trouver.

La pédagogie s’y adapte : les étudiants seront engagés dans des projets collectifs et des mises en situation réelles, comme la découverte de projets bioéconomiques en cours, l’immersion dans les espaces de débat et de décision, les exercices de simulation inter-universités où ils défendront des scénarios de transition devant des acteurs professionnels, et la rédaction de rapports d’évaluation de scénarios. Un format qui entraîne à naviguer dans la complexité, pas à la simplifier.

Un parcours de Reims à l’international

La première année se déroulera entièrement à Reims. Au deuxième semestre, l’université Unitelma Sapienza (Rome) y prendra part : enseignements à distance, sessions en présentiel assurées par ses professeurs venus à Reims, et une école d’été à Rome. La deuxième année ouvre un choix entre deux spécialisations. À Trent University (Canada), la première porte sur la gouvernance, le leadership et la justice environnementale, avec une large place faite aux savoirs autochtones. À l’Université de Karelia (Finlande), la seconde est centrée sur le management de la durabilité, l’économie circulaire et la bioéconomie forestière. Le master s’achèvera par un stage, partout dans le monde.

À qui s’adresse EMASBIO ?

Le programme sera ouvert aux titulaires d’une licence (ou équivalent) en économie, sciences sociales, gestion ou dans tout domaine en lien avec le développement durable et les transitions écologiques. Les enseignements seront dispensés en anglais, langue de travail du consortium. Les candidatures seront ouvertes à l’international, avec des bourses Erasmus Mundus pour la majeure partie des étudiants sélectionnés.

L’URCA aux commandes, ancrée dans le Grand Est

L’URCA coordonne le consortium et accueillera la première année, au sein de l’UFR Sciences économiques, sociales et de gestion (SESG). Le projet est porté sur le plan académique par Julien Vastenaekels, titulaire de la chaire de professeur junior ECOTEBIO (économie de la transition écologique et de la bioéconomie), et Romain Debref, maître de conférences en sciences économiques, tous deux membres de l’équipe CRIEG-REGARDS.

« La bioéconomie ne se résume pas à substituer du pétrole par de la biomasse. Elle pose une question politique : quelle économie post-fossile voulons-nous construire dans les limites du vivant au nom d’une transition juste ? C’est cette question qu’EMASBIO apprend à tenir. » Julien Vastenaekels et Romain Debref

Le Grand Est constitue un terrain d’application d’exception. Première région agricole de France métropolitaine et l’une des plus actives d’Europe sur la bioéconomie, elle concentre des acteurs dont les travaux et les projets nourrissent directement les questions qu’EMASBIO entend former à traiter : la Région Grand Est, le pôle de compétitivité Bioeconomy for Change, référence sur la chimie du végétal ; ARD Grand Est, plateforme d’innovation à Bazancourt-Pomacle ; Fibre Recherche et Développement (FRD) et le pôle européen du chanvre ; Biogaz Vallée ; INRAE Grand Est, dont l’expertise sur les systèmes agricoles durables est de rang mondial ; et la Zone Atelier Argonne Rurale du CNRS. Autant d’organisations avec lesquelles le programme a vocation à dialoguer comme terrains d’apprentissage, interlocuteurs pour les projets collectifs et horizons professionnels pour les diplômés.

EMASBIO s’inscrit dans un écosystème institutionnel structuré, porté par l’URCA depuis plus de dix ans : l’Institut international EXEBIO (France 2030), l’alliance européenne d’universités INVEST, le Campus des Métiers et des Qualifications d’Excellence Bioeco Academy et FIBI (Formations Innovantes en Biotechnologies Industrielles).

Une subvention pour concevoir le programme

EMASBIO bénéficie d’une subvention Erasmus Mundus Design Measures du programme Erasmus+ de 60 000 euros, dédiée à sa phase de conception. Cette année préparatoire sert à bâtir le cursus: analyse des besoins, consultation des organisations du secteur, séminaires dans les quatre universités. La candidature du master complet est attendue en février 2027, pour une première promotion en 2028.

En savoir plus ou manifester l’intérêt de votre organisation

Contactez Julien Vastenaekels () et Romain Debref ()

     

Cet article a été rédigé par Julien Vastenaekels et Romain Debref de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.


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Des jeunes du Grand Est à Metz, Scy-Chazelles et Luxembourg pour la deuxième édition du « week-end citoyenneté »

Publié par Manon Bakker le mardi 16 juin 2026

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Des jeunes du Grand Est à Metz, Scy-Chazelles et Luxembourg pour la deuxième édition du « week-end citoyenneté »

Après une première édition à Schirmeck et Strasbourg en septembre 2025, le « Week-end Citoyenneté » a connu une deuxième édition à Metz et au Luxembourg les 5 et 6 juin 2026. Au total, une centaine de jeunes issus du Grand Est se sont retrouvés pour deux jours de visites et d’activités autour de l’Union européenne, de la démocratie, de la citoyenneté et du devoir de mémoire.

Le week-end a débuté le vendredi par une première visite au Fort de Queuleu, à Metz. Construit à la fin du XIXe siècle, cet ouvrage militaire fut utilisé par les nazis, durant la Seconde Guerre mondiale, comme camp de détention pour des résistants et des opposants au régime. Cette visite a également été l’occasion pour les participants d’échanger avec l’historienne Frédérique Neau-Dufour, qui est intervenue sur le thème de « la mémoire dans le Grand Est ». Cette réflexion sur les leçons de l’histoire a naturellement conduit les participants à s’intéresser aux initiatives politiques qui ont permis de construire et de préserver la paix en Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Dans la continuité de ces échanges, les participants ont pu découvrir l’un des principaux artisans du projet européen en visitant la Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles. Cette visite leur a permis de mieux comprendre le parcours et l’engagement politique de celui qui est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Europe. Ils ont également découvert le musée attenant, qui présente des documents, des photographies et des expositions interactives retraçant son action politique ainsi que les grandes étapes de la construction européenne.

Le lendemain matin, direction le Luxembourg et plus précisément l’ « Europa Experience », un espace immersif et interactif créé par l’Union européenne afin de faire découvrir son fonctionnement, ses institutions et leur impact sur le quotidien des citoyens. En parallèle de cette visite, les participants ont découvert une toute nouvelle exposition intitulée « Démocratie Labo ». Grâce à différents stands interactifs, ils ont été invités à réfléchir aux principes de la démocratie, aux menaces qui pèsent sur elle ainsi qu’à ses nombreux atouts. Avant de reprendre la route du retour, tous ont pu participer à un grand quiz consacré à l’Union européenne, concluant ainsi ce week-end !

Nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des structures d’accueil ainsi que leurs équipes pour leur disponibilité et leur engagement. Merci également aux membres de Grand Est-Europe pour leur implication tout au long du week-end, ainsi que lors des différentes sessions de préparation.


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L’EUSALP Energy Award 2026 recherche les pionniers de la transition énergétique

Publié par Manon Bakker le jeudi 7 mai 2026

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L’EUSALP Energy Award 2026 recherche les pionniers de la transition énergétique

Les candidatures pour l’édition 2026 de l’EUSALP Energy Award sont officiellement ouvertes. Organisé par l’Action Group 9 de la stratégie européenne pour la région alpine (EUSALP), ce prix met à l’honneur les initiatives qui contribuent concrètement à faire des Alpes un modèle en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.

Cette année, le thème retenu, « Energy Transition in the Alps: From Innovation to Real Impact », valorise les projets capables de transformer des idées innovantes en résultats tangibles, notamment dans les secteurs de l’électricité et du chauffage.

L’appel à candidatures s’adresse à un large éventail d’acteurs : agences de l’énergie, collectivités locales, entreprises, communautés énergétiques ou encore porteurs d’initiatives citoyennes.

Trois catégories sont ouvertes :

  • innovation technologique ;
  • innovation organisationnelle, sociale ou réglementaire ;
  • innovation dans les modèles économiques.

Les projets sélectionnés bénéficieront d’une visibilité européenne, d’une promotion via les canaux de communication d’EUSALP ainsi que d’opportunités de mise en réseau avec les principaux acteurs de la transition énergétique dans l’espace alpin.

Dates clés :

  • Ouverture de l’appel : 8 avril 2026
  • Date limite de candidature : 12 juillet 2026, inscription
  • Sélection du jury : juillet-août 2026
  • Annonce des lauréats : 14 août 2026
  • Cérémonie de remise des prix : 22 octobre 2026 lors du Forum annuel EUSALP à Lindau (Allemagne)

Informations et inscription en cliquant ici.

En complément, l’Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort (AUTB), les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté organisent un webinaire de présentation du Prix de l’énergie EUSALP 2026 le lundi 18 mai, de 9h30 à 10h30. Il est possible de s’inscrire au webinaire via ce formulaire.


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HySyn : un projet transfrontalier pour structurer la filière hydrogène dans le Rhin supérieur

Publié par Manon Bakker le mardi 14 avril 2026

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HySyn : un projet transfrontalier pour structurer la filière hydrogène dans le Rhin supérieur

Le 26 mars 2026, le Port Autonome de Strasbourg a accueilli la réunion de lancement officielle du projet européen HySyn (Hydrogen Synergies), marquant une étape importante dans le développement de la filière hydrogène dans le Rhin supérieur. Porté par la CCI Grand Est et soutenu par le programme Interreg Rhin Supérieur, ce projet ambitieux réunit 26 partenaires issus de France, d’Allemagne et de Suisse autour d’un objectif commun : structurer un écosystème hydrogène performant et accélérer la décarbonation de l’industrie régionale.

Doté d’un budget de 3,35 millions d’euros, dont plus de deux millions financés par l’Union européenne, HySyn s’inscrit dans une dynamique territoriale croissante en faveur de l’hydrogène vert. Sur une durée de 42 mois, les partenaires travailleront à proposer des solutions concrètes pour répondre aux enjeux des chaînes de valeur transfrontalières et réduire l’empreinte carbone des activités industrielles.

La journée de lancement a rassemblé de nombreux acteurs institutionnels, économiques et scientifiques, témoignant d’un fort engagement collectif. Les échanges ont permis de poser les bases opérationnelles du projet, notamment en matière de gouvernance, de feuille de route et d’actions prioritaires.

Parmi celles-ci figurent la cartographie des compétences et technologies disponibles sur le territoire, le renforcement des coopérations entre entreprises, centres de recherche et acteurs publics, ainsi que le développement de projets pilotes et de démonstrateurs. L’objectif est clair : créer une filière hydrogène intégrée, innovante et compétitive à l’échelle du Rhin supérieur.

Avec HySyn, les partenaires entendent ainsi contribuer activement à la transition énergétique européenne, en faisant de l’hydrogène un levier clé de décarbonation industrielle et de coopération transfrontalière.


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L’appel à candidatures pour le prix de la « capitale européenne 2027 » est ouvert !

Publié par Manon Bakker le lundi 13 avril 2026

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L’appel à candidatures pour le prix de la « capitale européenne 2027 » est ouvert !

Depuis 2019, la Commission européenne sélectionne chaque année plusieurs villes dans le cadre de l’initiative « Capitale européenne du tourisme », auparavant appelée « Capitale européenne du tourisme intelligent » ou encore « Ville pionnière du tourisme intelligent ». Ce titre distingue les destinations particulièrement engagées dans des domaines tels que le tourisme durable, l’accessibilité, la transformation numérique, la valorisation du patrimoine culturel et la créativité.

Les villes européennes souhaitant améliorer leur attractivité peuvent soumettre leur candidature dans deux catégories :

  • Villes de plus de 100 000 habitants : cette catégorie récompense l’excellence en matière de durabilité, d’accessibilité, de numérisation, de patrimoine culturel et d’innovation créative.
  • Destinations de 25 000 à 100 000 habitants : cette catégorie met en avant les destinations exemplaires en tourisme durable, notamment grâce à leurs efforts de transition écologique.

Les candidatures seront d’abord examinées par un groupe d’experts indépendants, puis soumises à un jury européen qui sélectionnera les deux lauréats pour 2027. Les villes retenues bénéficieront d’une meilleure visibilité, d’un soutien promotionnel de l’Union européenne ainsi que d’opportunités de mise en réseau avec d’autres acteurs du secteur touristique européen.

Les candidatures sont ouvertes depuis le 7 avril et se clôtureront le 12 juin 2026 à 17h00. Les résultats seront communiqués en novembre 2026.


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Patrimoine : Rachi de Troyes labélisé lieu de mémoire européen

Publié par Chloé DAVAL le lundi 13 avril 2026

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Patrimoine : Rachi de Troyes labélisé lieu de mémoire européen

En février, la Commission européenne a annoncé la sélection de 13 nouveaux sites au titre du label du patrimoine européen pour 2025. Parmi eux figurent des espaces naturels, le plus ancien théâtre couvert d’Europe, ou encore des lieux commémorant la Seconde Guerre mondiale et la lutte pour la liberté d’expression.

Le label  est l’une des initiatives phares du programme Europe Créative. Ce label met en valeur les sites patrimoniaux qui ont marqué l’histoire de l’Europe et incarnent les symboles de son intégration, ainsi que ses valeurs et idéaux. En promouvant un patrimoine et une histoire communs, il vise à renforcer le lien entre l’UE et ses citoyens, à valoriser les diversités nationales et régionales et à renforcer le dialogue interculturel. Depuis sa création en 2013, 67 sites ont été labellisés à travers l’UE.

Cette année, un site du Grand Est fait partie de cette sélection : le lieu de mémoire européen Rachi de Troyes. Rachi, penseur et exégète novateur, est né et mort à Troyes (1040-1105). Ses commentaires de la Bible et du Talmud sont devenus, dès le XIᵉ siècle, des ouvrages de référence à usage pratique. L’héritage de Rachi à Troyes témoigne de la contribution des Juifs et du judaïsme à la construction d’une Europe diverse et ouverte depuis le Moyen Âge. Le groupement d’intérêt public « Rachi -Troyes et l’Aube en Grand Est » a été créé le 30 juin 2023 par l’Etat, la Région Grand Est, le Département de l’Aube, la ville de Troyes et le Consistoire central afin de porter la candidature au label. Celle-ci met en valeur un réseau de six sites : l‘ancien quartier juif de Troyes, l’institut universitaire et culturel européen Rachi, la Maison Rachi et les trois fresques du « Parcours Rachi » à Dampierre, Ramerupt et Lhuître.

Grâce à cette labellisation, Rachi de Troyes rejoint le réseau des sites emblématiques en Europe. Il devient le sixième site français à obtenir cette distinction, parmi lesquels trois autres sont localisés en Grand Est (Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles, quartier européen de Strasbourg et camp de concentration de Natzweiler-Struthof). Selon Glenn Micaleff, commissaire chargé de l’équité intergénérationnelle à la jeunesse, à la culture et au sport, chacun de ces sites constitue un « témoignage vivant et un passeur d’histoire, qui saisit l’essence de la richesse et de l’évolution de l’Europe ». Ces lieux contribuent à une « compréhension plus approfondie des expériences qui ont façonné l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. »

Les 13 lauréats seront invités à la cérémonie de remise du label du patrimoine européen, qui se tiendra le 22 avril 2026 à Bruxelles, en présence du commissaire chargé de l’équité intergénérationnelle à la jeunesse, à la culture et au sport.


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DiscoverEU : 40 000 trajets en train offerts aux jeunes de 18 ans

Publié par Manon Bakker le lundi 13 avril 2026

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DiscoverEU : 40 000 trajets en train offerts aux jeunes de 18 ans

Depuis 2018, la Commission européenne a lancé le programme DiscoverEU, une initiative du programme Erasmus+, qui permet aux jeunes de 18 ans de voyager gratuitement en train à travers l’Union européenne. Financé par Erasmus+, ce dispositif a déjà permis de distribuer plus de 430 000 titres de transport, à travers deux appels à candidatures organisés chaque année.

Dans le cadre de la Semaine européenne de la jeunesse, les candidatures pour le premier semestre 2026 sont désormais ouvertes. 40 000 jeunes seront sélectionnés pour voyager pendant une durée maximale d’une semaine, sur un itinéraire de leur choix, entre le 1er juillet 2026 et le 30 septembre 2027.

Les lauréats recevront également la carte européenne de jeunesse DiscoverEU, donnant accès à des réductions sur les musées et événements culturels, la restauration et l’hébergement, les transports locaux ainsi que diverses activités sportives et éducatives.

Sont éligibles les personnes nées entre le 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008, les candidats étant départagés via un quiz portant sur l’Union européenne.

La plateforme de candidature restera ouverte jusqu’au 22 avril à midi.

Plus d’information et inscription ici.


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La bioéconomie française à l’honneur au CBE JU Stakeholder Forum 2026

Publié par Manon Bakker le jeudi 9 avril 2026

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La bioéconomie française à l’honneur au CBE JU Stakeholder Forum 2026

Le pôle de compétitivité Bioeconomy For Change (B4C) a participé au CBE JU Stakeholder Forum 2026, organisé à Bruxelles le 24 mars dernier. Cet événement européen rassemblait industriels, décideurs publics, chercheurs et territoires pour échanger sur les conditions nécessaires au déploiement à grande échelle de solutions biosourcées. Le programme Circular Bio-Based Europe JU quant à lui finance des projets européens visant à développer des solutions industrielles biosourcées compétitives, en soutenant l’innovation, la montée en échelle et la mise sur le marché de produits durables.

Au cœur des discussions se trouvait un enjeu clé pour l’Europe : faire passer les innovations issues de la recherche à des applications industrielles concrètes et compétitives.

Le forum a également présenté des exemples concrets à travers une exposition de projets financés par le programme européen. Celle-ci a permis de faire découvrir une grande diversité d’innovations biosourcées, allant des matériaux durables et circulaires pour la construction ou les textiles jusqu’aux molécules chimiques d’origine renouvelable, illustrant le potentiel de ces solutions pour répondre aux enjeux environnementaux et industriels.

Parmi ces projets, plusieurs initiatives impliquant Bioeconomy For Change et des acteurs du Grand-Est ont été mises en lumière.

  • Le projet SSUCHY-Next, pour lequel B4C assure la communication et la dissémination des résultats, développe des matériaux composites à base de fibres de chanvre et de résines biosourcées. Les entreprises du territoire Woodoo et l’Université Marie Louis Pasteur en sont également partenaires. Présenté à travers différents démonstrateurs tels que des renforts textiles, des textiles techniques avancés, un prototype de pale d’éolienne et un panneau de façade, le projet illustre comment ces matériaux peuvent être utilisés dans des applications concrètes, notamment dans l’énergie éolienne ou la construction, en proposant des alternatives plus durables aux matériaux conventionnels.

© CBE JU

© Romane Destombes

  • Le projet CERISEA était aussi présent et participait à l’exposition de photo. Coordonné par Michelin, et dont B4C assure également la promotion, le projet vise à produire à grande échelle une molécule biosourcée prometteuse, le 5-HMF, à partir de ressources non alimentaires. Cette innovation ouvre la voie à de nombreuses applications industrielles, en remplacement de composants issus du pétrole. Le démonstrateur d’un capot de Fiat 500 développé par MICHELIN ResiCare et intégrant une résine aramidoïque y était notamment exposé illustrant l’une des applications possibles des matériaux à base de 5-HMF dans des contextes industriels

Stand CERISEA © CBE JU

  • En effet, le dernier projet à avoir été mis à l’honneur lors du forum est NENU2PHAR, auquel B4C a également participé entre 2019 et 2023. Ce projet a remporté le prix dans la Catégorie “Creative Focus” dans le cadre du concours photo organisé par CBE JU. La photo illustre le potentiel des innovations biosourcées, notamment à travers des applications plastiques à base de microalgues avec cet élément imprimé en 3D à partir d’un fil de PHA biosourcé.

Can’t escape From Bioplastics  © Pablo Alvarez

Christophe Luguel, EU Affairs Director – B4C a reçu le prix au nom du projet de la part du Nicolo Giaccomuzzi-Moore, Executive Director © CBE JU

 

Ces projets ont reçu un financement de la Bio-Based Industries Joint Undertaking (BBI JU) et de la Circular Bio-based Europe Joint Undertaking (CBE JU) dans le cadre des conventions de subvention n° 887474, 101157517 et 101157517. L’entreprise commune (JU) bénéficie du soutien du programme de recherche et d’innovation Horizon Europe de l’Union européenne ainsi que du Bio-based Industries Consortium.

          

Article rédigé par Bioeconomy For Change


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