Semaine européenne de l’énergie propre : devenez partenaire de l’édition 2021

Semaine européenne de l’énergie propre : devenez partenaire de l’édition 2021

Publié par MEGESolene le jeudi 15 avril 2021

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

Semaine européenne de l’énergie propre : devenez partenaire de l’édition 2021

Organisée par l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA), en étroite collaboration avec la Direction générale de l’énergie, la semaine européenne de l’énergie durable (EUSEW) est un évènement d’un mois rassemblant une série d’activités promouvant un avenir énergétique sûr et durable pour l’Europe.

La conférence, qui se tiendra en ligne du 25 au 28 octobre 2021, rassemblera autorités publiques, entreprises privées, ONG et consommateurs pour promouvoir des initiatives visant à se tourner vers les énergies renouvelables. Pendant plusieurs jours un certain nombre de sessions (table ronde, présentation, atelier…) d’une durée 90 minutes rythmeront les débats sur les questions d’énergie durable et débattent des nouveaux développements politiques, des meilleures pratiques et des nouvelles idées.

Un appel à candidature pour l’organisation d’un évènement dans le cadre de cette conférence est ouvert jusqu’au 10 mai, 17h00. Pour toute question concernant les sessions de la conférence, n’hésitez pas à contacter le secrétariat de l’EUSEW à l’adresse : .


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Commerce : pour une « autonomie stratégique ouverte »

Publié par MEGESolene le vendredi 26 février 2021

Économie, industrie, énergie

Commerce : pour une « autonomie stratégique ouverte »

Suite à une consultation publique ayant suscité plus de 400 contributions, la Commission européenne a présenté le 18 février dernier sa nouvelle stratégie commerciale. Celle-ci s’intitule « une politique commerciale ouverte, durable et ferme ».

En 2019, l’Union européenne a exporté 3100 milliards d’euros et importé 2800 milliards d’euros de biens et services, ce qui en fait la première puissance commerciale mondiale. Au-delà de son appartenance à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les relations commerciales de l’Union européenne sont encadrées par 46 accords commerciaux bilatéraux, avec 78 partenaires, couvrant environ 1/3 du commerce extérieur européen.

Loin de chambouler la politique commerciale existante, la nouvelle stratégie proposée par la Commission européenne affirme néanmoins une nouvelle ambition et propose des pistes pour une amélioration du fonctionnement du commerce mondial et une adaptation aux défis émergents.

La Commission européenne souligne en effet la rapidité et l’ampleur des changements en cours : mondialisation, changement climatique, transformation numérique, montée en puissance de la Chine basée sur un « capitalisme d’Etat » et crise du coronavirus requièrent selon elle une adaptation de la stratégie commerciale européenne.

Cette « préparation au monde de 2030 » passe notamment par la mise en œuvre des objectifs environnementaux du « pacte vert » de la Présidente Ursula von der Leyen et par la mise en œuvre du nouveau concept d’autonomie stratégique ouverte, né de la crise du coronavirus et censé refléter une nouvelle ambition européenne en termes de défense de ses intérêts.

Concrètement, l’Union européenne propose d’ouvrir ou rouvrir les six grands chantiers suivants :

  • Réforme de l’OMC : nouvelles règles sur le climat, le numérique, les distorsions de concurrence, les différends, tout cela dans un contexte devenu plus favorable suite aux élections présidentielles américaines de la fin 2020
  • Soutien de la transition écologique et à des chaînes de valeur responsables et durables
  • Soutien de la transition numérique et du commerce des services
  • Renforcement de l’influence sur le plan réglementaire
  • Renforcement des partenariats (pays voisins, pays concernés par l’élargissement et Afrique)
  • Respect des accords commerciaux et mise en place de conditions de concurrence équitables

Commissaire européen chargé du commerce, Valdis Dombrovskis a présenté résumé la nouvelle approche européenne en ces termes:

 « Nous suivons une démarche ouverte, stratégique et ferme, qui met l’accent sur la capacité de l’UE de faire ses propres choix et de façonner le monde qui l’entoure par son rôle de chef de file et par son engagement, à la lumière de nos intérêts stratégiques et de nos valeurs. »

Pour le Grand Est, la grande majorité des échanges commerciaux s’effectue au sein de l’Union européenne, donc sans formalités, taxes et contrôles douaniers. C’est notamment le cas avec les trois premiers partenaires commerciaux de la région que sont l’Allemagne, l’Italie et la Belgique. Néanmoins, parmi les quinze premiers partenaires commerciaux de la région, on retrouve aussi le Royaume-Uni (désormais hors-UE), les Etats-Unis, la Suisse, la Chine et le Japon, pays pour lesquels les conditions de mise en œuvre du commerce (ex. taxes, quotas, etc.) sont définies par l’Union européenne.


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Journées de l’industrie : la reprise dans toutes les têtes

Publié par MEGESolene le vendredi 26 février 2021

Économie, industrie, énergie

Journées de l’industrie : la reprise dans toutes les têtes

L’édition 2021 des journées européennes de l’industrie ont eu lieu cette semaine, du 23 au 26 février, en ligne, et ont permis des échanges sur les grandes tendances économiques actuelles et la reprise économique.

La Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a inauguré l’événément par un discours volontariste : en un an, « beaucoup de choses ont changé mais notre ambition reste intacte : notre stratégie est de faire en sorte que notre industrie puisse mener les transitions environnementale et numérique. Ce qui a changé en un an, c’est aussi bien la vitesse que l’ampleur de cette transformation. Nous ne devons pas uniquement faire en sorte que notre industrie reste dans la course – elle devrait la mener. »

A cette occasion, Madame von der Leyen a également rappelé les grands projets actuels de la Commission européenne pouvant impacter l’industrie, de l’actualisation de la stratégie industrielle de l’Union européenne attendue d’ici quelques semaines, à la réforme de la politique de concurrence prévue d’ici la fin de l’année, en passant par la taxonomie pour des investissements durables, le pacte pour les compétences et le développement des partenariats public-privé (ex. alliance européenne pour les batteries, pour l’hydrogène propre, etc.).


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Perspectives économiques : l’Europe « prudemment optimiste »

Publié par MEGESolene le mardi 16 février 2021

Économie, industrie, énergie

Perspectives économiques : l’Europe « prudemment optimiste »

La Commission européenne a publié le 11 février 2021, son rapport périodique sur les perspectives économiques de l’Union (document complet en anglais) pour l’hiver 2021, actualisant celles de l’automne 2020.

Dans une Europe en proie à la pandémie de la Covid-19, avec à la fois le lancement des campagnes de vaccination massive et une multiplication des variants, les données publiées s’inscrivent dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes qui pourront impacter l’évolution des mesures de confinement.

Tout en étant prudemment optimiste, le commissaire européen à l’économie Paolo Gentiloni se veut cependant rassurant. Selon lui, « l’économie de l’UE devrait retrouver les niveaux de PIB d’avant la pandémie en 2022 (…) la lumière apparaît enfin au bout du tunnel ».

De son côté le Fonds Monétaire International a annoncé une croissance mondiale de l’ordre de 5,5 % en 2021, la croissance de la zone euro selon la Commission devrait ressortir à 3,8% en 2021, contre 4,2% anticipé à l’automne. Elément rassurant, en 2020, le chute du PIB de la Zone euro, avec -6,8%, avait été moins marquée que prévue. Quant à l’économie de l’Union européenne, sa croissance devrait être de 3,7 % en 2021 et 3,9 % en 2022.

Des aléas importants peuvent encore avoir des effets notables sur ces perspectives. En effet, l’assouplissement progressif des mesures du confinement dû aux campagnes de vaccination pourrait avoir un impact sur la croissance.  A l’inverse, les retards des campagnes de vaccination et les « cicatrices profondes dans le tissu économique et social de l’UE » peuvent alimenter une situation économique morose. Selon les données du rapport, le taux d’inflation devrait être modéré.

Après une chute du produit intérieur brut (PIB) en 2020 en France estimée à 8,3%, la Commission prévoit une hausse de 5.5% en 2021 et de 4.4% en 2022. Les premiers mois de 2021 restent difficiles pour l’économie nationale, la Banque de France estime à -5% la croissance en janvier 2021 et table sur le même chiffre pour février (point de conjoncture de l’économie française). La contraction de l’économie devrait être plus marquée en début d’année en prenant l’hypothèse que les mesures de confinement restent strictes au premier trimestre 2021 avant de se relâcher progressivement lorsqu’une part croissante de population aura été vaccinée.

A titre de comparaison, le PIB en Allemagne devrait progresser de 3,2% en 2021 et 3,1% en 2022 après une chute de 5% en 2020. L’Italie prévoit une hausse de son PIB de 3,4% en 2021 et 3,5% en 2022, l’Espagne de 5,6% et 5,3% après un important fléchissement en 2020.

L’incertitude reste très élevée et les prévisions peuvent être amenées à évoluer. Les prochaines prévisions de la Commission européenne du printemps 2021, publiées en mai prochain seront à suivre de près, ainsi que les effets de NextGenerationEU, le plan de relance de l’UE, dont la pièce maîtresse est la «facilité pour la reprise et la résilience», qui n’ont été que partiellement intégrés dans le rapport.


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Un accord de principe signé entre l’UE et la Chine sur les investissements

Publié par MEGESolene le mardi 12 janvier 2021

Économie, industrie, énergie

Un accord de principe signé entre l’UE et la Chine sur les investissements

La présidence allemande du Conseil du l’Union européenne s’est terminée le 30 décembre 2020 par la signature d’un accord global sur les investissements entre l’UE et la Chine (AGI), le plus ambitieux de ce type conclu par la Chine.

Les flux cumulés d’investissements directs étrangers (IDE) de l’UE vers la Chine ont atteint plus de 140 milliards d’euros au cours des 20 dernières années et les IDE chinois vers l’UE ont été de 120 milliards d’euros. Or, le potentiel offert par l’économie chinoise peut amener les Européens à espérer davantage d’investissements sur place.

Les négociations ont duré 7 ans et ont porté sur de nombreux sujets économiques, commerciaux et sur des engagements liés comme la défense des droits de l’homme, les conditions de travail, en matière d’environnement et de climat. Ceci inclut notamment la mise en œuvre effective de l’accord de Paris sur le climat ou encore la ratification des conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Contrairement aux traités commerciaux « globaux » comme celui entre l’Union et le Mercosur (Amérique du Sud) ou le CETA avec le Canada, cet accord avec la Chine ne concerne que les investissements. Avec l’AGI, l’objectif prioritaire des Européens est de tendre vers des conditions de concurrence plus équitables en Chine, en permettant un accès facilité des entrepreneurs au marché chinois, par l’établissement de règles claires en matière de respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes, de transferts de technologie et de subventions versées aux entreprises publiques chinoises.

L’accord doit permettre aux Européens un accès facilité à des marchés importants comme celui des véhicules électriques, des hôpitaux privés, des télécoms ou de la finance en Chine. L’Union a négocié aussi des simplifications en matière de procédure, comme l’élimination des restrictions quantitatives, des plafonds de participation ou des exigences en matière de coentreprise dans un certain nombre de secteurs. A noter que l’UE s’est dotée en 2020 d’un cadre permettant le filtrage des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques.

Les deux parties se sont accordées sur un délai de deux ans pour finaliser les négociations. L’accord doit être discuté et approuvé par le Conseil et le Parlement européen.

Pour le Grand Est, cet accord européen s’inscrit dans le renforcement progressif des relations commerciales avec la Chine. En 2019, la Chine était le 10e plus gros client du Grand Est avec 1,175  milliard d’euros de marchandises exportées par les entreprises de la région. La prochaine installation par le géant des télécoms Huawei de sa première usine hors de Chine à Brumath, entre Strasbourg et Haguenau, est symbolique du rôle croissant des investissements chinois en Europe et dans le Grand Est. Dans le cadre de la coopération internationale, la Région est engagée dans des partenariats d’attractivité, dont un avec la province chinoise du Sichuan. Bénéficiant d’un positionnement géographique avantageux, cette province est un acteur important des deux grandes stratégies géopolitiques de la Chine « Go West » et la « Nouvelle Route de la Soie ».


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Appel à candidatures pour le programme des jeunes professionnels en délégation

Publié par MEGESolene le vendredi 8 janvier 2021

Agriculture, affaires sociales, emploi Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

Appel à candidatures pour le programme des jeunes professionnels en délégation

Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a fondé conjointement avec la Commission européenne un programme de stages de haut niveau : le programme des jeunes professionnels en délégation (JPD). Il représente une opportunité pour les jeunes professionnels des États membres de l’UE d’effectuer un stage de 12 mois renouvelable dans des délégations de l’UE du monde entier. Un appel est actuellement ouvert jusqu’au 31 janvier 2021. Pour le cycle actuel 2019-2021, 80 jeunes professionnels sont affectés dans différentes délégations au sein des services du SEAE ou de la Commission européenne.

Les jeunes répondant aux critères suivants sont invités à candidater :

  • Vous êtes ressortissant d’un des États membres de l’UE;
  • Vous êtes titulaires d’au moins un diplôme universitaire équivalant à un master dans un domaine ayant trait aux activités des délégations;
  • Vous possédez une excellente maîtrise de l’anglais et/ou du français; la connaissance d’autres langues est un atout;
  • Vous êtes vivement intéressés et motivés par un travail dans une délégation;
  • Facultatif : vous possédez une expérience professionnelle ou pratiquez une activité para-universitaires telles que le bénévolat ou la publication de travaux
  • Vous justifiez d’une expérience professionnelle maximale de quatre années, dont un an au maximum avec le SEAE, la Commission ou tout autre organe de l’UE et avez entre 22 et 35 ans.

Le SEAE et la Commission européenne financeront au minimum 2 postes de JPD pour la France pour le cycle 2021-2023 : 1 dans la section politique, presse et information (SEAE) et 1 dans les secteurs gestion de l’aide, commerce et économie (Commission).

Les candidatures doivent être déposées en ligne sur une plateforme dédiée, en format PDF. Retrouvez ici toutes les modalités de candidature.


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Brexit : un accord pour limiter les dommages

Publié par MEGESolene le mercredi 6 janvier 2021

Économie, industrie, énergie

Brexit : un accord pour limiter les dommages

Près de cinq ans après le référendum britannique du 23 juin 2016, après de nombreux rebondissements politiques outre-Manche et quelques jours avant que les effets d’un « Brexit dur » ne se fassent sentir au 1er janvier, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont fini par s’entendre. En signant un « accord de commerce et de coopération », les deux rives de la Manche évitent le « scenario du pire ».

Négocié par le Français Michel Barnier au nom de l’Union européenne et long de 1449 pages, l’accord de commerce et de coopération de ce 24 décembre permet à l’Union européenne au Royaume-Uni de s’éloigner l’un de l’autre sans « couper les ponts ». En effet, après le divorce du 31 janvier 2020, et le retrait réel au 31 décembre 2020, à l’issue de 11 mois de période de transition et de négociation, le Royaume-Uni opte pour une coopération relativement étroite avec l’Union européenne : c’est la fin des politiques communes, du marché unique et de l’union douanière mais l’accord prévoit tout de même :

  • Une zone de libre échange pour les biens : ni droits de douane ni quotas ;
  • Une clause de non-régression en matière de concurrence : les législations et normes sociales, environnementales et climatiques en place dans l’UE au 31 décembre 2020 ne pourront être revues à la baisse ;
  • Un « conseil de partenariat » chargé de s’assurer de la cohérence règlementaire (ex. sur les émissions de polluants ou les subventions aux entreprises), de régler les différends éventuels et d’approfondir l’accord si nécessaire ;
  • Une participation à quelques programmes européens pour la recherche (« Horizon Europe »), le nucléaire (« Euratom » et « ITER ») et l’observation de la terre (« Copernicus » …), contre contribution financière britannique ;

Néanmoins, le Royaume-Uni a décidé de renoncer à des acquis fondamentaux de la construction européenne, notamment :

  • la libre circulation des personnes : seuls les séjours touristiques de moins de six mois ne nécessitant toujours pas de visa, étudiants et travailleurs devront eux payer pour obtenir un visa. Les qualifications professionnelles (ex. infirmières, ingénieurs) ne sont plus automatiquement reconnues ;
  • le soutien à la mobilité en Europe : étudiants, professeurs et chercheurs ne pourront plus bénéficier du programme Erasmus+, ce que critiquent d’une même voix universités de l’UE et britanniques ;
  • la libre prestation de services : ceci représente un problème pour le secteur britannique de la finance et une grosse inconnue pour l’avenir de la City de Londres même si le transfert d’emplois financiers vers l’Union européenne reste pour le moment limité;
  • l’union douanière : c’est le retour des formulaires, des contrôles douaniers pour tous les biens et des contrôles sanitaires et phytosanitaires pour les biens agroalimentaires ;
  • la coopération en matière de sécurité, de politique étrangère et de défense ;

Soutenu par la Commission européenne et les 27 Etats membres, cet accord est entré en vigueur de façon provisoire au 1er janvier, dans l’attente d’une adoption formelle par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne d’ici février/mars.

Pour les habitants et acteurs économiques du Grand Est, l’accord du 24 décembre permet de limiter les dommages causés par le Brexit, mais ce dernier représente néanmoins toujours un réel préjudice, notamment pour les étudiants, les enseignements et les secteurs économiques liés au Royaume-Uni.

 


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Transition énergétique : l’hydrogène en haut de l’affiche

Publié par MEGESolene le jeudi 17 décembre 2020

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

Transition énergétique : l’hydrogène en haut de l’affiche

L’hydrogène semble commencer à s’imposer comme une solution incontournable pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, que ce soit en Région, au niveau national ou européen.

Suite à l’adoption récente des stratégies européenne et française sur l’hydrogène, la Région Grand Est vient de publier 17 décembre dernier sa propre stratégie de déploiement de l’hydrogène.

Grâce à son importante production d’énergies renouvelables (1ère région française pour la méthanisation, 2ème pour l’éolien, forte production hydroélectrique), le Grand Est se trouve en bonne position pour produire de l’hydrogène renouvelable et servir de modèle en France et en Europe.

La Région se fixe comme priorité le développement de l’hydrogène renouvelable et son utilisation dans les secteurs de la « mobilité lourde » (bus, camions, péniches, etc.) et de l’industrie.

La stratégie régionale prévoit ainsi d’ici 2030 de produire 90 000 tonnes par an d’hydrogène renouvelable, en développant l’équivalent de 600MW d’électrolyseurs, de déployer 5 unités de productions massives d’hydrogène, de lancer un projet de démonstration de transport d’H2 par hydrogénoduc et enfin de lancer un projet de démonstration de stockage d’H2 par cavité saline.

Certains projets, en développement ou déjà lancés (ex. MosaHyc en Moselle, FaHyence à Sarreguemines, Hycologie à Thann ou encore Mhyrabel à Audun-le-Roman) pourraient bénéficier de cette nouvelle dynamique régionale et européenne, ainsi que des nouvelles sources de financement liées au budget pluriannuel européen 2021-2027 et au Pacte Vert européen.

Pour être en pointe sur le développement de l’hydrogène et bénéficier de l’expérience d’autres acteurs européens, la Région Grand Est vient de rejoindre « l’Alliance européenne pour un hydrogène propre », lancée par la Commission européenne pour mettre en réseau les acteurs clefs et faciliter le développement de nouveaux projets.


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Batteries électriques : un règlement pour réduire leur impact environnemental

Publié par MEGESolene le jeudi 17 décembre 2020

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

Batteries électriques : un règlement pour réduire leur impact environnemental

Le 10 décembre , la Commission européenne a dévoilé sa proposition législative pour des batteries durables. Il s’agit de la première initiative issue de son plan d’action pour l’économie circulaire. Ce dernier prévoyait l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire sur les batteries, des mesures visant à augmenter les taux de collecte et de recyclage de celles-ci, ainsi que la suppression progressive de l’utilisation de batteries non rechargeables lorsqu’il existe des solutions de remplacement. Cette initiative doit concourir à la réalisation des objectifs de neutralité climatique, de compétitivité durable de l’industrie, de transports durables et d’énergie propre. Ceux-ci sont au cœur du Pacte Vert pour l’Europe.

Avec cette initiative, la Commission européenne propose au Parlement européen et au Conseil de:

  • réduire autant que possible l’impact environnemental
  • harmoniser les exigences relatives à l’utilisation de matières issues de sources responsables avec un usage limité de substances dangereuses, la teneur minimale en matières recyclées
  • encourager le réemploi et d’améliorer la collecte et le recyclage
  • apporter plus de sécurité juridique afin de soutenir les investissements nécessaires
  • stimuler la capacité de production de batteries durables en Europe

Pour ce faire, les exigences en matière de développement durable, de sécurité, de performance, de durée et de marquage de l’information seront renforcées.

Cette initiative est importante pour les entreprises du secteur automobile du Grand Est, première filière industrielle de la région, en transition vers la neutralité climatique d’ici 2050.


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Perspectives économiques : croissance et optimisme en dents de scie

Publié par MEGESolene le lundi 14 décembre 2020

Économie, industrie, énergie

Perspectives économiques : croissance et optimisme en dents de scie

Dans un contexte sanitaire et économique particulièrement incertain, la Commission européenne a publié début novembre ses nouvelles prévisions économiques pour les années à venir.

« Après avoir connu la récession la plus profonde de son histoire au premier semestre de cette année et après une très forte reprise pendant l’été, l’Europe a vu le rebond de son activité interrompu en raison de la résurgence des cas de COVID-19. », voici le tableau de la situation économique de cette année 2020 dressé le 5 novembre dernier par Paolo Gentiloni, Commissaire européen chargé de l’économie.

Très loin d’une situation « normale », la Commission européenne prévoit une contraction de l’activité économique dans les 19 pays de la zone euro de 7,8 % en 2020, avant une reprise économique avec une croissance de 4,2 % en 2021 et de 3 % en 2022. Malgré cette crise économique sans précédent, le taux de chômage dans la zone euro devrait passer de 7,5 % en 2019 à 8,3 % en 2020 et à 9,4 % en 2021, avant de redescendre à 8,9 % en 2022, notamment grâce aux mesures de chômage partiel et d’aide sociale. Ces dernières devraient néanmoins provoquer une forte augmentation de la dette dans les années à venir. En effet, la dette totale des pays de la zone euro, exprimée en pourcentage du PIB, devrait croître de 85,9 % en 2019 à 101,7 % en 2020, 102,3 % en 2021 et enfin à 102,6 % en 2022.

La « seconde vague » de contaminations touchant actuellement l’Europe et impactant fortement son économie, n’a pas pu être prise en compte dans ces prévisions réalisées avant les nouvelles mesures de confinement. Ceci laisse présager des conséquences économiques, sociales et budgétaires plus importantes encore que les chiffres présentés par la Commission européenne. Néanmoins, le mois de novembre a également été marqué par des nouvelles ayant réconforté prévisionnistes économiques et investisseurs.En effet, la perspective de la généralisation de l’usage d’un vaccin efficace contre le coronavirus semble se rapprocher à grands pas. Au-delà des messages encourageant des laboratoires annonçant une efficacité de >90%, la Commission européenne a annoncé le 25 novembre avoir signé un sixième contrat d’achat de doses de vaccin, amenant les futurs stocks à un chiffre de près de 2 milliards de doses (si les vaccins sont tous autorisés par l’agence européenne du médicament). Ces doses seront ensuite distribuées entre les États membres, de façon proportionnelle, en fonction de leur population. Ces vaccins devraient permettre à l’Union européenne de retrouver le chemin d’une certaine normalité au cours de l’année 2020.

Par ailleurs, la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine représente une source d’espoir en termes d’amélioration des relations diplomatiques, économiques et commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique. En effet, son intérêt pour l’Union européenne laisse présager une relation plus apaisée et la possibilité de mettre un terme au conflit commercial qui oppose actuellement les deux continents, a mené à des sanctions économiques et notamment à une surtaxe de 25% sur les « vins tranquilles » (non effervescents) de plusieurs pays européens, dont ceux du Grand Est.

Si les cours de bourse représentent un indicateur pertinent du moral des acteurs économiques, l’envolée du CAC 40, qui a gagné plus de 20% sur le mois de novembre, semble indiquer que les bonnes nouvelles en lien avec les vaccins et la relation transatlantique pourraient prendre le pas sur les doutes et les risques.

Soutenu par plusieurs membres de la Maison Grand Est – Europe, l’édition 2020 de l’événement « 360 Grand Est », du 8 décembre prochain, sera l’occasion pour de nombreux décideurs politiques et économiques de faire le point sur la situation de la région, le « Business Act Grand Est » et l’ambition régionale pour les années à venir. N’hésitez pas à vous inscrire et à participer ici.


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