L’économie circulaire, pierre angulaire du Pacte Vert

L’économie circulaire, pierre angulaire du Pacte Vert

Publié par Thomas Bautz le mercredi 27 avril 2022

Agriculture, affaires sociales, emploi Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé Général

L’économie circulaire, pierre angulaire du Pacte Vert

Transformer la durabilité en norme, telle est l’ambition de ce nouveau paquet législatif publié par la Commission européenne le 30 mars dernier. L’objectif de celui-ci est clair : accélérer le changement de notre modèle de consommation vers un modèle circulaire, en misant sur l’éco-conception.

Une des leçons de la pandémie, remise en lumière récemment par la guerre en Ukraine, est la nécessité de repenser largement notre système économique et plus particulièrement l’utilisation des ressources. Alors que la crise de la Covid-19 a provoqué des pénuries en raison des difficultés d’approvisionnement en minerais et métaux, mais aussi en bois et plastique, certaines pénuries alimentaires se dessinent suite à la guerrre en Ukraine, en plus d’une forte hausse des prix de l’énergie…

Produire et consommer mieux font partie des objectifs fondamentaux du Pacte Vert, la Commission européenne partant du constat qu’au niveau mondial, la moitié des émissions de gaz à effet de serre et 90 % de la perte de biodiversité sont engendrés par l’extraction et le traitement des matières premières et que l’UE produit 2,5 milliards de tonnes de déchets chaque année.

Ce paquet doit contribuer aux objectifs de l’Union européenne en matière d’environnement et de climat, notamment pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, doubler le taux de circularité de l’utilisation des matériaux d’ici 2030 et atteindre les objectifs ambitieux de l’Union européenne en matière d’efficacité énergétique. Il contribuera également aux objectifs de la décennie numérique 2030, de la nouvelle stratégie industrielle et du plan d’action du pilier européen des droits sociaux.

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit jamais, c’est sur ce pari que la Commission mise avec ce nouveau paquet législatif qui vise à atteindre un modèle circulaire permettant de proposer des produits réutilisables, réparables, recyclables, mais en incitant à la réduction de notre consommation de manière générale.

Plusieurs pistes existent, comme l’amélioration de la réutilisabilité, de l’évolutivité et de la réparabilité des produits, le contrôle de la présence de substances chimiques dangereuses dans les produits, le renforcement de l’efficacité des produits dans leur consommation d’énergie etc.

Plusieurs propositions ont été faites par la Commission pour appuyer le changement en ce sens :

  • Une proposition sur l’écoconception, qui instaure un nouveau cadre plus large pour faire des produits durables la norme au sein de l’UE, notamment la création d’un passeport numérique des produits, rassemblant l’ensemble des caractéristiques de ces derniers. Un plan de travail pour l’écoconception a été établi, de 2022 à 2024. Les pratiques recommandées et nouvelles cibles instaurées sont diverses et commencent par l’élaboration du produit : le choix des matériaux, l’acheminement jusqu’au site de commercialisation, la création ou non d’un emballage… Ces choix ont une répercussion sur l’utilisation : la toxicité ou non du produit et la pollution qu’il peut engendrer. Au regard de la fin de vie, une approche durable en conception a pour objectif de rendre les produits plus facilement réparables ou réutilisables, ou de les rendre évolutifs, et les exigences en cette matière ont été renouvelées.
  • Une stratégie pour des textiles durables a été récemment adoptée. La consommation de textiles au niveau européen représente la quatrième principale source d’impact sur l’environnement et le changement climatique, après l’alimentation, le logement et les transports.
  • De nouvelles règles pour les matériaux de construction ont été proposées, en vue de stimuler le marché intérieur et d’assurer que ce secteur soit conforme aux ambitions environnementales et climatiques. Le règlement actualisé reprend la totalité des principes de la directive sur l’éco-conception mise à jour. Ainsi, des normes harmonisées ont été mises en place. Ces changements s’inscrivent dans la continuité du partenariat pour les compétences lancé en février dernier.
  • La création de nouvelles règles d’information des consommateurs afin que ces derniers puissent faire des choix responsables, grâce à des informations sur l’impact des produits.

Ces propositions s’inscrivent dans un cadre plus large, de nombreuses mesures concernant les batteries et les plastiques étant déjà en vigueur.

Au-delà d’un impact environnemental réduit, l’écoconception comporte une dimension économique non négligeable. En effet, au sein de l’UE, les règles en vigueur en matière d’écoconception ont permis une économie de 120 milliards d’euros aux consommateurs en 2021. Il est estimé que la prévention des déchets, l’écoconception, la réutilisation pourraient entraîner jusqu’à 600 milliards d’euros d’économie pour les entreprises. En outre, et de manière plus large, le gouvernement français estime que 300 000 emplois pourraient être créés dans le secteur de l’économie circulaire.

En Grand Est, la plateforme « Collectif-grandest.org » rassemble les acteurs régionaux de l’économie circulaire : on y retrouve des outils, des pratiques, des projets afin de pouvoir informer le plus grand nombre sur les mesures et initiatives en cours.


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Fonds pour l’innovation : 100 M€ au profit de projets bas carbone

Publié par Virginie Manfroni le dimanche 10 avril 2022

Développement régional et urbain Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Fonds pour l’innovation : 100 M€ au profit de projets bas carbone

Le 2ème appel « petite échelle » du Fonds pour l’innovation a été lancé le 31 mars 2022 : cet appel vise des projets de décarbonation d’un montant inclus entre 2,5 M€ et 7,5 M€.

Nouveau programme de l’Union européenne lancé en 2020, le Fonds pour l’innovation a été créé pour financer, au travers d’appels à projets, le déploiement de la prochaine génération de technologies à faible intensité de carbone. Cet instrument financier contribue ainsi à répondre à un défi ambitieux et inédit que l’UE s’est fixé au travers du Pacte vert : atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050. Il participe notamment à la décarbonation des entreprises et des territoires, en les aidant à réduire leur empreinte carbone et à limiter ainsi l’impact sur le climat dû aux émissions de gaz à effet de serre. 

Ce fonds, géré et mis en œuvre par l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA), accorde des subventions pour des projets novateurs dans les domaines suivants : les énergies renouvelables, le stockage de l’énergie, le captage l’utilisation et le stockage du carbone. Il s’adresse également aux industries grandes consommatrices d’énergie pour lesquelles il peut contribuer à financer la transition énergétique. Le fonds fonctionne sur deux types d’appels à projets : l’appel pour les « projets de grande échelle » concerne les projets dont le capital d’investissement est supérieur à 7,5 millions €.

L’appel pour les « projets de petite échelle », actuellement ouvert, concerne quant à lui des projets dont l’investissement se situe entre 2,5 et 7,5 millions €. Les projets proposés seront départagés sur la base de cinq critères : le degré d’innovation, les émissions de gaz à effet de serre évitées, la maturité du projet (maturité de la mise en œuvre et maturité financière), l’évolutivité (capacité à reproduire ailleurs les solutions proposées), et la rentabilité (c’est-à-dire le coût du projet par tonne de CO2 évitée).

Possibles jusqu’au 31 août 2022, les candidatures peuvent être portées par des entités privées, publiques ou des organisations internationales. Elles peuvent être mono-bénéficiaires, la composition d’un consortium n’étant pas obligatoire contrairement à la grande majorité des instruments financiers sectoriels de l’Union européenne.

Au cours d’un webinaire d’information « Décryptez avec nous le fonds pour l’innovation et ses opportunités bas carbone pour les entreprises du Grand Est » organisé par Grand Est-Europe et Grand E-Nov+, l’Agence d’Innovation et de Prospection Internationale du Grand Est, le mercredi 30 mars 2022, cet appel « petite échelle » a été évoqué. Pour le Grand Est, le défi de la transition bas carbone de l’industrie revêt une importance significative alors que notre région est la 3ème la plus industrialisée de France. Lors du dernier appel à projet de ce type en 2021, trois projets du Grand Est ont d’ailleurs été sélectionnés par l’agence CINEA et la Commission européenne. Alors que la mise en œuvre des projets soutenus a commencé récemment, la présentation du projet « UV/EB Coil Coating Contrisson » porté par ArcelorMittal Construction et financé par le fonds pour l’innovation, a constitué, au cours de cette séquence en ligne, un retour d’expérience riche en conseils pratiques pour les participants.


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Des prix européens pour récompenser les marchés publics innovants

Publié par Virginie Manfroni le vendredi 8 avril 2022

Économie, industrie, énergie Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Des prix européens pour récompenser les marchés publics innovants

Dans le cadre du programme de travail 2022 du Conseil européen pour l’innovation (EIC), a été lancée l’édition 2022 des prix européens pour les marchés publics innovants.

Alors que les marchés publics peuvent stimuler les pratiques et des solutions innovantes au travers de services et de biens innovants, ils peuvent aussi contribuer à la croissance des start-up ou PME déployant sur le marché des technologies de rupture . Les achats innovants participent par ailleurs à la modernisation du secteur public en orientant les achats vers des solutions plus économiques et de meilleure qualité. Ces bonnes pratiques contribuent à la compétitivité de l’UE. Ces achats qualifiés d’innovants, participent également à répondre aux défis sociétaux les plus urgents, tels que le changement climatique.

Pour valoriser ces marchés publics innovants, l’EIC octroie des prix qui récompensent et encouragent les acheteurs publics et privés qui soutiennent ces pratiques au sein de l’UE.

En 2022, l’EIC décernera six prix, répartis dans trois catégories :

  • Catégorie «innovation procurement strategy » : pour récompenser les stratégies qui favorisent les pratiques d’achat innovants durables ;
  • Catégorie «facing societal challenges» : pour valoriser les pratiques qui permettent de faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19 et ce, également dans le cadre de la phase de relance ;
  • Catégorie «procurement leadership» : pour promouvoir le rôle moteur d’individus ou d’organisations créant des modèles de référence et encourageant les démarches innovantes en diffusant leurs bonnes pratiques.

Les candidatures seront appréciées selon quatre critères : la transformation des pratiques d’achat vers des achats innovants, l’adoption de solutions plus efficaces, la collaboration en faveur du renforcement des capacités, et l’impact sociétal à la fois quantitatif et qualitatif avec un accent particulier sur la réalisation des priorités du pacte vert et de la transformation numérique.

Pour chacune des 3 catégories, seront attribués un prix de 75 000 € (au 1er) et un prix de 25 000 € à l’autre finaliste (classé 2ème). La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 22 juin 2022.

A noter qu’une journée d’information en ligne est organisée le 26 avril 2022.


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Des ambitions européennes pour les semi-conducteurs bousculées par l’actualité géopolitique

Publié par Virginie Manfroni le mardi 15 mars 2022

Économie, industrie, énergie Général Recherche, innovation, enseignement supérieur

Des ambitions européennes pour les semi-conducteurs bousculées par l’actualité géopolitique

Alors que le mois de mars annonce le retour des beaux jours au travers du printemps, alors que la crise sanitaire traversée par le monde entier depuis 2 ans semble à présent à peu près « sous contrôle » offrant des perspectives de retour vers une « vie plus normale », la guerre qui sévit en Ukraine, suite à l’offensive russe lancée le 24 février dernier, vient bousculer ces horizons encourageants et rappelle combien l’enjeu de l’autonomie stratégique de l’UE est actuel et primordial.  

Le 8 février dernier, la Commission européenne présentait un ensemble de mesures composant son premier plan pour développer le secteur des semi-conducteurs en Europe et doubler la part de marché actuelle de l’UE pour la porter à 20 % d’ici à 2030. Le « EU Chips Act », de son nom anglais, vise à répondre aux récentes pénuries de semi-conducteurs à l’échelle mondiale, qui ont eu des conséquences importantes dans les Etats membres, avec notamment la fermeture d’usines dépendantes de cette technologie, mais aussi la diminution d’un tiers de la production dans le secteur automobile en 2021. Pour faire face aux besoins croissants d’approvisionnement en puces électroniques, sans lesquelles nos ordinateurs, nos téléphones, nos télévisions, nos objets connectés du quotidien, mais aussi nos voitures ne pourraient plus fonctionner, le « EU Chips Act » prévoit de renforcer la fabrication des composants au sein de l’UE et donc de garantir un certain niveau d’approvisionnement. Il invite aussi les Etats membres à collaborer davantage entre eux et avec la Commission européenne, pour mettre en place un mécanisme de surveillance de l’offre de semi-conducteurs, d’évaluation de la demande et d’anticipation des pénuries pour réagir en cas de crise.

Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’Europe produit moins de 10 % des puces électroniques dans le monde, pendant que les Etats-Unis représentent 12 % de cette production. C’est l’Asie qui concentre 80 % de la fabrication mondiale. Une vraie course s’est donc engagée depuis quelques temps et l’urgence d’augmenter les capacités de productions de semi-conducteurs s’est intensifiée avec l’éclatement de la guerre en Ukraine : plusieurs matériaux nécessaires à leur fabrication, tels que le gaz néon ou le palladium, sont directement et respectivement importés d’Ukraine et de Russie. Le secteur des semi-conducteurs est l’un de ceux qui pourraient être lourdement impactés par les sanctions décidées par l’Union européenne contre la Russie. Déjà mises à rude épreuve par la crise sanitaire et les perturbations d’approvisionnement concomitantes à une forte augmentation de la demande de puces électroniques, les chaînes de production vont être à présent perturbées par la guerre et la pénurie de matériaux.

Face à cette situation, les Etats-Unis ont adopté le 4 février dernier un projet de loi dédiant 52 Md$ (soit 45 Md€) à la relocalisation sur le territoire américain de la fabrication de puces électroniques. Quatre jours plus tard, c’était donc au tour de l’Union européenne de présenter son plan dont la Commission européenne estime qu’il amènera des investissements publics et privés à hauteur de 43 Md€ pour le secteur au sein de l’UE. Ceux-ci se déclineront notamment au travers de « l’initiative des semi-conducteurs pour l’Europe », qui vise à renforcer les capacités de R&I de l’UE dans ce secteur. L’enveloppe allouée comprend 11 Md€ d’investissements publics de l’UE et des États membres jusqu’en 2027, abondée en partie par les programmes Horizon Europe et Europe numérique, ainsi que 2 Md€ dans le cadre d’un nouveau « fonds semi-conducteurs » (abondé par InvestEU) pour soutenir les start-up en expansion dans ce secteur, les accompagner dans la maturation de leurs technologies et attirer des investisseurs. De plus, ce plan prévoit une autorisation à hauteur de 30 Md€ d’aides publiques des Etats membres en faveur des industriels du secteur qui seront prêts à investir au sein de l’UE pour développer des usines de très grande taille.

Face à ces enjeux du numérique, le Grand Est est d’ores et déjà pleinement mobilisé pour contribuer à cette nouvelle dynamique, que le « GET Transformation numérique » et l’EDIH Grand Est (European Digital Innovation Hub) pourront soutenir au travers de leurs activités.

A tous points de vue, les prochains mois seront donc cruciaux pour l’avenir de l’Europe et de ses régions !


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« Europe numérique » : 292 M€ dédiés aux technologies numériques et à la cybersécurité

Publié par Virginie Manfroni le jeudi 10 mars 2022

Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

« Europe numérique » : 292 M€ dédiés aux technologies numériques et à la cybersécurité

La mise en œuvre du programme « Europe numérique » se poursuit avec le lancement d’une deuxième vague d’appels à projets ouverts jusqu’au 17 mai 2022.

Après une actualité dense en novembre dernier, avec l’adoption de ses programmes de travail et le lancement des premiers appels à projets, « Europe numérique », le programme européen doté d’une enveloppe globale de 7,5 Md € pour 2021-2027, a ouvert le 22 février 2022, 17 nouveaux appels à projets (AAP), qui permettront de soutenir les investissements dans les technologies clé du numérique et leur déploiement, et de construire des infrastructures numériques sûres et durables.

Sur les cinq domaines essentiels soutenus par le programme (les supercalculateurs, l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, les compétences numériques avancées et une utilisation plus large des technologies numériques dans l’économie et la société), cette deuxième vague d’AAP se concentre davantage sur trois secteurs : la cybersécurité, l’IA et la « blockchain » (technologie qui permet de stocker et de transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle).

Visant à mettre sur le marché des solutions numériques au profit des citoyens, des administrations publiques et des entreprises, sept AAP, auxquels sont alloués 249 millions €, soutiendront ainsi des activités sur les sujets suivants : les espaces de données, les infrastructures européennes de « blockchain », les formations pour le développement et l’acquisition de compétences numériques avancées, les solutions numériques pour améliorer les services publics.

Par ailleurs, 43 M€ seront alloués aussi à la cybersécurité dans le secteur de la santé et au déploiement d’un réseau de centres pour aider les États membres à mettre en œuvre la législation européenne en matière de cybersécurité.

Enfin, seront également soutenus des projets participant au développement et au déploiement de l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’UE : il s’agit des appels « TEFs » (Testing and Experimentation Facility) permettant à des entreprises de tester dans des environnements réels, des solutions d’IA matures, déjà testées en laboratoire, avant leur mise sur le marché. Dans ce cadre, la Commission européenne prévoit de soutenir 4 projets « TEFs » à hauteur de 20 à 30 M€ chacun, sur 4 sujets : la santé, l’agroalimentaire, sur les territoires intelligents et l’industrie 4.0. A noter que les candidatures pour les projets « TEFs » nécessitent, pour être éligibles, que chaque partenaire européen ait obtenu une lettre de soutien de son Etat membre qui doit s’engager à co-financer jusqu’à 5 M€ son partenaire national. La Direction générale des entreprises (Ministère de l’économie, des finances et de la relance) gère cela pour les partenaires français.

Ces AAP auxquels les administrations, organisations et entreprises privées de l’UE peuvent candidater pour solliciter un financement, sont ouverts jusqu’au 17 mai 2022. Le lancement de prochains AAP au titre du programme « Europe numérique » est annoncé pour le courant de l’été 2022.


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Nouveau prix européen pour les projets qui contribuent à l’industrie 5.0

Publié par Virginie Manfroni le lundi 7 mars 2022

Agriculture, affaires sociales, emploi Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé Recherche, innovation, enseignement supérieur

Nouveau prix européen pour les projets qui contribuent à l’industrie 5.0

La Commission européenne a lancé son premier prix « Industrie 5.0 » pour promouvoir les projets européens contribuant à construire l’avenir de notre industrie qui doit être « plus centrée sur l’humain, plus durable et plus résiliente ». 

L’Union européenne a fait de la double transition verte et numérique, les moteurs de sa relance pour laquelle l’industrie est essentielle. Dans cette perspective, la Commission européenne souhaite encourager le développement de l’industrie 5.0, dont elle précise sa vision dans un rapport intitulé « Towards a sustainable, human-centric and resilient European industry » (« Vers une industrie européenne durable, centrée sur l’humain et résiliente ») publié en avril 2021. Egalement appelée cinquième révolution industrielle, cette vision encourage la promotion d’une activité industrielle qui ne se concentre pas essentiellement sur des objectifs techniques ou économiques liés à la productivité et à l’efficacité, mais qui cherche également à répondre à d’autres objectifs essentiels tels que le bien-être du travailleur et la durabilité. L’industrie 5.0 représente par ailleurs un nouveau modèle d’interaction entre les êtres humains et les machines. Enfin, après la crise sanitaire traversée depuis 2020, l’industrie 5.0 cherche aussi à se baser sur des stratégies solides de résilience, pour garantir la continuité du secteur industriel et sa capacité à faire face à des interruptions et perturbations soudaines.

Pour accompagner ce développement de l’industrie 5.0 au sein de l’UE, la Commission européenne a lancé, pour la première fois, un prix récompensant les projets financés par l’UE qui font progresser la vision de l’industrie 5.0 et qui présentent une solution convaincante et inspirante, répondant aux trois principaux piliers de l’industrie 5.0 :

  • la durabilité, en contribuant à développer des systèmes de production basés sur les énergies renouvelables, et des processus circulaires qui réutilisent et recyclent les ressources naturelles, afin de participer à l’objectif de réduire les émissions de carbone de 55 % d’ici à 2030.
  • l’humain d’abord, en le plaçant au centre du modèle de production, avec l’utilisation de nouvelles technologies, au service de l’humain.
  • la résilience, en palliant à la fragilité des industries face aux changements géopolitiques et aux catastrophes naturelles.

Le lauréat, qui sera connu lors des « Journées de la Recherche et de l’innovation » (JRI) prévues en juin 2022, recevra un soutien en matière de communication de la part de la Commission européenne, notamment la préparation d’une vidéo promotionnelle, une publicité sur les réseaux sociaux via les canaux de la Commission européenne et un article dans le magazine Horizon.

Pour être éligibles, les projets doivent avoir obtenu un financement soit d’Horizon 2020, soit d’Horizon Europe, soit de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) et doivent avoir officiellement débuté à partir du 31 août 2018. La date limite de soumission est fixée au 1er avril 2022.

Plus d’informations sur le prix et le formulaire de candidature se trouvent sur la page officielle de la Commission européenne, ainsi que le règlement du concours .


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EIC 2022 : 1,7 Md€ pour stimuler l’essor des licornes européennes

Publié par Virginie Manfroni le lundi 7 mars 2022

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé Recherche, innovation, enseignement supérieur

EIC 2022 : 1,7 Md€ pour stimuler l’essor des licornes européennes

Moins d’un an après son lancement en mars 2021, le Conseil européen de l’innovation (EIC) a présenté, le 9 février dernier, son programme de travail 2022.

 

Instrument financier d’Horizon Europe doté d’un budget global de plus 10 milliards € sur la période 2021-2027, le Conseil européen de l’innovation (EIC) permet de financer toutes les étapes clés des innovations prometteuses à haut risque pour stimuler l’émergence de start-ups solides en technologies de rupture. L’EIC a déjà soutenu 4 « licornes » (start-ups dont le capital est valorisé à plus d’1 milliard de dollars) et plus de 90 « centaures » (start-ups valorisées au moins à 100 millions de dollars).

En 2022, l’EIC dédie ainsi 1,7 milliard € (contre 1,5 Md€ en 2021) aux starts-up et PMEs européennes pour les soutenir dans leur émergence, leur déploiement et la mise sur le marché de leurs technologies de rupture. Avec un tel montant annuel, le plus important dédié à ce jour aux chercheurs, entrepreneurs et entreprises développant des projets à fort potentiel d’innovation, le programme de travail 2022 de l’EIC contribuera à développer des technologies participant à l’atteinte des objectifs stratégiques de l’UE d’ici à 2030, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’autonomie stratégique dans les domaines quantique, spatial et des nouvelles technologies médicales.

Le financement des différents projets s’articulera autour des 3 volets de l’EIC :

– « EIC Pathfinder/Éclaireur » : 350 M€ réservés aux phases initiales d’exploration et de développement de technologies de pointe par des équipes de recherche pluridisciplinaires.

– « EIC Transition » : 131 M€ réservés à la maturation et à la transition vers le marché des projets de recherche les plus prometteurs, lauréats du Pathfinder et du volet « proof of concept » (démonstration) du Conseil européen de la recherche (ERC).

– « EIC Accélérateur » : 1,16 Md€, sous forme d’appel mono-bénéficiaire, pour permettre aux start-ups et PME de développer plus rapidement des innovations de rupture susceptibles de créer de nouveaux marchés.

Dès le 1er mars 2022, les premiers appels à projet EIC (AAP) ont été ouverts, avec une nouvelle caractéristique pour les volets « transition » et « accélérateur », puisque plusieurs dates limites de soumission sont proposées cette année. Ces AAP sont consultables sur le portail « financements et appels d’offres » de la Commission européenne.

2022 apporte d’ailleurs quelques autres nouveautés majeures, à commencer par la nouvelle initiative « EIC Scale-Up 100 », qui vise à identifier 100 entreprises européennes ayant le potentiel de devenir des « licornes » : ces 100 entreprises devraient être accompagnées de manière pro-active dans leur développement pour qu’au moins entre 10 et 20 d’entre elles atteignent le statut de licorne. Initiative largement soutenue par la France, son lancement est annoncé pour le 26 avril 2022 avec un budget de 7 millions €.

Le programme de travail 2022 prévoit également une possibilité de prise de participation supérieure à 15 millions €, dans le cadre du volet « accélérateur » de l’EIC : les candidats pourront solliciter un investissement supérieur à 15M€ (plafond jusque-là appliqué aux projets financés par l’EIC) lorsque leur technologie est confrontée à une réelle compétition mondiale dans son secteur, pour faire face à des technologies plus matures en déploiement hors UE (notamment en Chine et aux USA), et pour laquelle l’investissement européen plus élevé s’avèrera crucial pour remporter la course à la mise sur le marché.

En 2022, l’EIC affiche un soutien accru aux femmes innovatrices, avec l’élaboration d’un indice « genre et diversité » dans le domaine de l’innovation. Outre le prix européen des femmes innovatrices lancé dès 2011 pour récompenser et encourager l’esprit d’innovation des femmes, l’EIC ouvre cette année un nouveau prix européen dédié aux femmes innovatrices montantes de moins de 35 ans. Les candidatures à l’édition 2022 de ces prix se clôturent le 18 août prochain. Les lauréates du prix européen des femmes innovatrices recevront 100 000€, alors que 50 000€ seront attribués aux lauréates du nouveau prix européen des innovatrices montantes de moins de 35 ans.

L’EIC est en effet un instrument qui récompense les plus grands innovateurs européens au travers de prix EIC. Des appels à candidatures sont ainsi ouverts en 2022 pour 4 prix de l’innovation (contre 3 en 2021). Outre les prix liés aux femmes innovatrices, sont également lancés :

  • le prix ​​de la Capitale européenne de l’innovation a été ouvert pour une 8ème édition et récompensera cette année encore les pratiques les plus innovantes des villes européennes (d’au moins 50 000 habitants) dans le cadre d’un écosystème d’innovation urbaine développé, polyvalent et performant qui stimule l’innovation, au travers de six prix répartis en deux catégories : la « Capitale européenne de l’innovation » (prix d’1 million € et 100 000€ pour les 2 autres finalistes) et la « Ville innovante montante » (prix de 500 000€ et 50 000€ pour les 2 autres finalistes). La date limite de soumission de candidature est fixée au 30 juin 2022.
  • Une nouvelle édition des prix européens pour les marchés publics innovants est annoncée pour le printemps 2022 : ces prix visent à soutenir le partage et le travail collaboratif afin de s’inspirer de processus d’achats innovants en particulier dans la fourniture de services publics modernes et efficaces.

Reconnu comme l’un des programmes européens les plus sélectifs avec seulement 6% de candidats retenus, l’EIC a sélectionné en 2021 au travers des appels à projet, 164 PME et start-up, ainsi que 56 projets de recherche de pointe et 29 projets de mise sur le marché de technologies de pointe. Ces lauréats vont bénéficier d’un investissement supérieur à 637 millions €. Parmi ces lauréats, figure une entreprise du Grand Est : Spartha Medical, start-up strasbourgeoise du secteur des technologies médicales, spécialisée dans le développement de revêtements multifonctionnels antimicrobiens, antiviraux et anti-inflammatoires. En janvier 2022, elle a obtenu 2,4 millions € de subventions de la part de l’EIC, auxquels vont s’ajouter d’autres investissements privés.


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MIE numérique : 258M€ pour les 11 premiers appels à projets

Publié par Virginie Manfroni le mardi 18 janvier 2022

Développement régional et urbain Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

MIE numérique : 258M€ pour les 11 premiers appels à projets

La Commission européenne a lancé, le 12 janvier 2022, les premiers appels à proposition du volet numérique du « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe » (MIE), qui vont participer à améliorer les infrastructures de connectivité numérique de l’Union européenne.

 

Adopté en juillet 2021, le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe 2021-2027 (connu également sous son acronyme anglais CEF – « Connecting Europe Facility ») poursuit sa mise en œuvre et le déploiement de ses différents piliers. Doté au total de 33,71 milliards d’euros, la deuxième génération de ce programme lancé initialement en 2014, vise à financer la construction, le développement et la modernisation d’infrastructures durables et hautement performantes dans les domaines des transports, de l’énergie et du numérique. Le MIE contribue ainsi à la double transition numérique et écologique de l’Europe, avec un budget réparti autour de trois piliers :

Dans le domaine de la connectivité numérique, le champ d’application a été élargi par rapport au programme précédent pour tenir compte de la connectivité numérique en tant que facteur décisif pour réduire les fractures économiques, sociales et territoriales : en effet, la transformation numérique de l’économie et de la société est tributaire d’un accès universel à des réseaux à très haute capacité. En encourageant les investissements publics et privés, le volet numérique du MIE vise ainsi à soutenir plus particulièrement le développement de projets d’intérêt commun, tels que des réseaux numériques à très haute capacité, sûrs et sécurisés, des systèmes 5G, et la transformation numérique des réseaux de transport et d’énergie. Ce volet participe aux objectifs d’une société européenne du gigabit à l’horizon 2025 et à l’engagement de l’Union européenne pour que toutes les zones habitées bénéficient d’une couverture 5G d’ici à 2030.

Pour ce volet numérique, la Commission européenne a adopté, le 16 décembre 2021, un premier programme de travail pluriannuel, pour la période 2021-2025. Celui-ci prévoit de financer des actions améliorant les infrastructures de connectivité numérique de l’Europe et permettant aux Européens de bénéficier de connexions plus rapides pour se former davantage en ligne, accéder à des services numériques plus efficaces et élargir leurs possibilités de collaboration à distance. Sur une première période de 3 ans (2021-2023), 1 Md€ est alloué à des actions répondant à trois priorités :

  • Le déploiement d’infrastructures 5G, en particulier la couverture 5G le long des corridors transfrontaliers,
  • Le déploiement de nouveaux « réseaux dorsaux » (ce qui correspond à la partie principale d’un réseau d’infrastructures) ou la modernisation de ces réseaux : il s’agira d’améliorer les performances des réseaux de communication à plusieurs niveaux (au sein des États membres, mais également entre ceux-ci, et enfin entre l’UE et les pays tiers),
  • La mise en œuvre d’infrastructures de connectivité numérique en lien avec des projets transfrontaliers dans les domaines du transport ou de l’énergie et/ou le soutien aux plateformes numériques opérationnelles directement associées aux infrastructures de transport ou d’énergie.

Le programme de travail pluriannuel va se déployer au travers d’appels à projets, dont les premiers viennent d’être lancés. Dotés d’une enveloppe globale de 258 M€, les onze appels à projets récemment ouverts soutiendront plus précisément des actions qui :

  • Participeront à déployer la 5G sur les principaux axes de transport européens et à moderniser les réseaux dorsaux,
  • Développeront des infrastructures pour la connexion de services de cloud fédérés, des infrastructures dorsales pour les passerelles numériques mondiales (par ex. les câbles sous-marins),
  • Proposeront des actions préparatoires à la mise en place de plateformes numériques opérationnelles pour les infrastructures de transport et d’énergie dans l’ensemble de l’UE.

Ces onze appels, qui peuvent être consultés sur le portail « financements et appels d’offres » de la Commission européenne, se clôturent le 22 mars 2022.


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Europe numérique : 28 appels à projet, 2 milliards € d’investissement annoncés

Publié par Virginie Manfroni le jeudi 16 décembre 2021

Développement régional et urbain Économie, industrie, énergie Recherche, innovation, enseignement supérieur

Europe numérique : 28 appels à projet, 2 milliards € d’investissement annoncés

La Commission européenne a lancé, le 17 novembre 2021, les 28 premiers appels à projet (AAP) de « Europe numérique », le programme européen de soutien aux investissements dans les technologies clé du numérique et à leur déploiement dans l’industrie européenne. 

Adopté le 29 avril 2021, le programme « Europe numérique », également connu sous son nom anglais « Digital Europe », vise à déployer des technologies numériques au profit des citoyens, des entreprises et des administrations publiques, tout en améliorant les compétences numériques de pointe pour soutenir le progrès numérique dans l’Union européenne. Avec un budget global de 7,5 milliards d’euros pour la période 2021-2027, des projets dans cinq domaines essentiels pourront être soutenus par le programme : les supercalculateurs, l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, les compétences numériques avancées et une utilisation plus large des technologies numériques dans l’économie et la société.

Le 10 novembre 2021, après plusieurs mois de discussion, la Commission européenne a adopté trois premiers programmes de travail pluriannuels auxquels elle dédie 1,98 milliards d’euros jusque fin 2022, et qui contribueront à atteindre les objectifs de la Décennie numérique de l’Europe.

Le programme de travail principal affecte 1,38 milliard € aux investissements dans les domaines de l’IA, de l’informatique en nuage et des espaces de données, des infrastructures de communication quantique, des compétences numériques avancées et de l’extension de l’utilisation des technologies numériques dans l’ensemble de l’économie et de la société. Les actions concrètes attendues permettront par exemple :

  • le déploiement d’espaces communs de données facilitant le partage de données au niveau européen pour les entreprises (notamment les PME et les start-ups) et pour le secteur public, au travers de solutions numériques garantissant la sécurité des flux de données,
  • la création d’installations d’essai et d’expérimentation pour les solutions fondées sur l’IA, pour booster l’utilisation d’une IA de confiance,
  • le déploiement d’infrastructures de communication quantiques sécurisées pour l’UE offrant une forte résilience face aux cyberattaques,
  • la mise en place de Masters dans le domaine des technologies numériques avancées essentielles pour renforcer les compétences numériques en Europe,
  • la création, l’exploitation et la maintenance évolutive et continue de services numériques favorisant l’interopérabilité transfrontière de solutions soutenant les administrations publiques (par l’identité numérique européenne).

Un deuxième programme de travail consacre 269 millions € au financement de projets dans le domaine de la cybersécurité. Outre le développement et une meilleure utilisation des connaissances et des compétences en matière de cybersécurité, ce programme de travail pluriannuel encourage le partage des bonnes pratiques et vise un déploiement à grande échelle de solutions de pointe en matière de cybersécurité dans l’ensemble de l’UE.

Enfin, le troisième programme prévoit, jusqu’à la fin 2023 cette fois, 329 millions € réservés à la mise en place du réseau de pôles européens d’innovation numérique, les EDIH (European Digital Innovation Hubs). Ces réseaux offriront un accès à l’expérimentation des technologies pour soutenir la transformation numérique des entreprises, notamment les PME et les start-ups, ainsi que le secteur public.

Cette adoption des premiers programmes de travail a permis à la Commission européenne de lancer dès le 17 novembre, les 28 premiers appels à projets au travers desquels des investissements et des actions vont pouvoir se concrétiser. Avec un budget de 415 M€, ces 28 appels visent à mettre sur le marché des solutions numériques au profit des citoyens, des administrations publiques et des entreprises et prévoient de soutenir des projets dans les thématiques suivantes : l’infrastructure « cloud-to-edge », les espaces de données, l’intelligence artificielle, l’infrastructure de communication quantique, le développement de formation pour l’acquisition de compétences numériques avancées, et enfin toutes les actions qui permettront de développer un internet plus sûr, notamment dans la lutte contre les abus sexuels pour les enfants mais aussi contre la désinformation.

Enfin, cette première vague d’AAP d’Europe numérique inclut le premier appel à projets consacré au déploiement des EDIH. Attendu depuis février 2021, notamment par les acteurs du territoire du Grand Est qui avaient commencé à travailler à la mise en forme d’un EDIH Grand Est dès 2020, cet appel devrait permettre la candidature de dix-sept projets français, d’ores et déjà présélectionnés par le gouvernement français. En effet, la Commission européenne avait envisagé la mise en place d’un réseau interrégional de EDIH selon un processus en deux temps : d’une part une première présélection nationale par les États membres par un appel à manifestation d’intérêt (AMI EDIH qui a eu lieu du 22 juillet au 30 septembre 2020), d’autre part une sélection européenne via un appel à projet ouvert aux seuls candidats présélectionnés. Les EDIH retenus signeront un contrat avec la Commission européenne pour 2021-2023 et pourraient éventuellement être prolongés pour 2024-2027, avec des cofinancements annuels de l’ordre de 500k€ à 1M€ par EDIH et limités à 50% des dépenses éligibles.

Outil important contribuant à répondre notamment aux ambitions du Business Act Grand Est #2, l’EDIH Grand Est participera à accélérer la transformation numérique des industries du territoire en leur facilitant l’accès à trois technologies de pointe : IA, Cybersécurité et Calcul Haute Performance (HPC). Il se positionnera comme un facilitateur de la mise en relation et un accélérateur de business au service de l’économie du territoire. Il permettra enfin de constituer un réseau européen de EDIH facilitant des mises en relation avec des entreprises d’autres régions françaises et européennes partenaires.

Ces 28 appels, ouverts aux entreprises, organisations et services publics des États membres de l’UE, ainsi qu’aux entités d’autres pays associés au programme (comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein), se clôtureront le 22 février 2022. L’ouverture d’une seconde vague d’AAP est annoncée pour début 2022.


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La semaine européenne de l’énergie durable ouvre ses inscriptions

Publié par MEGESolene le jeudi 16 septembre 2021

Économie, industrie, énergie Environnement, climat et santé

La semaine européenne de l’énergie durable ouvre ses inscriptions

La semaine européenne de l’énergie durable (EUSEW) – organisée par l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA) et la Direction générale de l’énergie – se déroulera du 25 au 29 octobre 2021 sur le thème « Vers 2030 : remodeler le système énergétique européen ».

Au programme de cet événement – qui est la plus grande rencontre consacrée aux énergies renouvelables et à l’utilisation efficace de l’énergie en Europe – des conférences pour s’informer sur les développements politiques récents dans ce secteur, sur les bonnes pratiques et initiatives innovantes en matière d’énergie durable, la vision de la jeunesse pour une Europe neutre en carbone, ainsi que des opportunités de mise en réseau pour trouver des partenaires européens pour vos projets.

Retrouvez le programme de l’ensemble de la semaine ici et inscrivez-vous à l’évènement ici.


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